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dodo

LA MAFIA HAUT DE GAMME !!

30 Mars 2012 , Rédigé par dodo

La banque de la Reine d’Angleterre condamnée pour blanchiment d’argent de la drogue
28 mars 2012 - 17:49
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Le 28 mars 2012 (Nouvelle Solidarité) – La première phrase d’un article à la une du Financial Times se lit comme suit : « Coutts & Co., la banque privée utilisée par la Reine Elisabeth II, a été condamnée à la plus grosse amende (8,75 millions de livres) jamais infligée à une institution financière pour violation des règlements contre le blanchiment des revenus de la drogue. La banque avait failli de vérifier l’origine de l’argent déposé par presque trois quarts de ses clients présentant un profil sensible. »

Est-il besoin d’en dire plus ? La plupart des quotidiens anglais présentaient à la une des titres allant dans la même direction. L’Autorité des services financiers (FSA) a revu le dossiers de 103 clients à « haut risque » de la banque (des criminels, des trafiquants de drogue, etc.), et conclu que 73 d’entre eux (soit une proportion de 71%) n’ont pas été l’objet de vérifications cherchant à identifier les clients à « haut risque » et les personnes exposées à la politique, c’est-à-dire des politiciens corrompus ou des responsables gouvernementaux perçus comme « présentant un risque inacceptable ».

On ne sait pas toutefois si la Reine Elisabeth II fait partie des dossiers étudiés par l’Autorité.

La Banque Coutts est aujourd’hui intégrée à la division de la gestion des grandes fortunes de la Royal Bank of Scotland (RBS), détenue en majorité par le gouvernement britannique suite à sa nationalisation en 2009.

« Les défaillances de Coutts sont significatives, nombreuses et inacceptables », a déclaré Tracy McDermott, directeur intérimaire de la FSA : « Sa conduite a été bien en dessous des normes établies, et l’importance de l’amende montre bien à quel point nous estimons que la faute commise est grave. »

La banque avait déjà été condamnée pour ne pas avoir empêché des organisations terroristes d’utiliser ses comptes, dans le cadre d’une amende de 5,6 millions de livres infligée à RBS en 2010. Elle avait été également condamnée à une amende de 6,3 millions de livres en novembre 2011, pour avoir négligé d’expliquer à ses clients les risques associés à des instruments financiers croisés avec l’assureur américain AIG, qui a lui aussi été sauvé de la faillite par le gouvernement américain. Ainsi, Coutts a été condamnée à un total de plus de 25 millions de livre d’amende au cours des dernières années, plus que toute autre banque.

Tout ceci émerge, comme l’a fait remarquer l’agence de presse iranienne PressTV, comme suite à la polémique lancée la semaine dernière par Jacques Cheminade dans le cadre de la campagne présidentielle, en affirmant qu’une partie, mais pas la totalité, de la fortune de la Reine d’Angleterre et surtout de l’Empire britannique provient historiquement de l’argent de la drogue, plus précisément des guerres de l’opium et les trafics associés.

Un rapport du FMI de 2001 affirme également que les sommes provenant de la drogue, réinvesti dans le système financier international, s’élevait pour cette année à 1500 milliards de dollars. L’essentiel de cet argent est blanchi dans les paradis fiscaux dont l’immense majorité est située dans le Commonwealth.

Sans oublier la plus grande lessiveuse de la planète : la City de Londres, comme le dénonçait le 2e rapport d’évaluation mutuelle du Royaume-Uni par les experts du GAFI de septembre 1996 : « Le Royaume-Uni et, en particulier, la ville de Londres, demeurent attrayants pour les blanchisseurs d’argent, en raison de la taille et de la sophistication de leurs marchés financiers. L’étude d’un certain nombre de grosses affaires de blanchiment d’argent non liées au trafic de stupéfiants sur lesquelles il y a toujours enquête dans la ville de Londres a montré que ces affaires étaient toutes importantes (certaines d’entre elles dépassant les 100 millions de dollars des Etats-Unis), qu’elles avaient toutes une dimension internationale reposant souvent sur l’utilisation de techniques classiques de blanchiment d’argent comme les sociétés écrans et qu’elles se greffaient en majorité sur des infractions primaires commises hors du Royaume-Uni. Outre que le nombre d’infractions primaires présumées commises en Europe orientale est important et que nombre de professions libérales telles que les avocats sont utilisées pour blanchir le produit de ces infractions, des objets de valeur, métaux précieux notamment, seraient de plus en plus utilisés pour les transferts de propriété d’un pays à l’autre. »

Bien que cette réalité fut étayée à l’époque par le rapport d’Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, elle semble encore faire halluciner certains journalistes.

Voir également la vidéo : City de Londres, la finance en eaux troubles.

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lci-retraites.mp4

23 Mars 2012 , Rédigé par dodo

 

 


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Médic-psycho attention danger

18 Mars 2012 , Rédigé par dodo

 Tout d'abord, quelques faits :

      - Jusqu'à l'avènement des médicaments psychiatriques de Big Pharma, la plupart des gens qui souffraient d'un épisode psychotique (schizophrénie) guérissaient.

      - Jusqu'à l’arrivée du Lithium, le trouble maniacodépressif était si rare qu’à peine une personne sur cinq à dix mille en était atteinte, et presque toutes se rétablissaient. De nos jours, un Zunien sur 20 à 50 est diagnostiqué de cela et drogué pour. C’est désormais considéré comme une affection permanente.

      - En 2007, le nombre d'enfants handicapés mentaux était 35 fois plus élevé que le nombre de 1990.

      - Jusqu’à ce que les gens soient drogués pour la schizophrénie, leur espérance de vie était identique à celle des autres. De nos jours, toute personne diagnostiquée peut s’attendre à voir son espérance de vie réduite de 25 ans. Cela signifie qu’un homme qui aurait pu espérer avoir une durée de vie typique, aujourd'hui de 78 ans en Zunie, est susceptible de vivre seulement 53 ans s'il est traité avec des antipsychotiques.

      Ce sont des faits abasourdissants, mais ils sont tous fidèlement et minutieusement confirmés dans le brillant ouvrage de Robert Whitaker, Anatomy of an Epidemic [Anatomie d'une épidémie] (1), ainsi que dans plusieurs livres du docteur Peter Breggin. Ce problème me touche directement. Il m’a été difficile d'écrire sur ce sujet, car la personne atteinte n'est pas moi, mais quelqu'un bien-aimé, qui a été changé par Big Pharma, la psychiatrie et la médecine moderne.


      Mais ce qui arrive aux gens doit être dit, surtout maintenant, pour nos enfants. Bien trop de vies sont totalement brisées par des traitements médicaux qui, à mon avis, peuvent être seulement qualifiés de malveillants.



Vérité sur les drogues psychiatriques


      La psychiatrie s’est ingéniée à se faire passer pour une vraie médecine, à l'instar des autres professions médicales, comme la gastro-entérologie et la neurologie. Pour parvenir à cet objectif, la décision fut prise de soutenir que la maladie mentale a des causes physiques et est soignable avec des médicaments. L'American Psychiatric Association (APA), le National Institute for Mental Health (NIMH), et la National Alliance for the Mentally Ill (NAMI), s’associèrent avec Big Pharma pour convaincre le monde que le haut est en bas et que le noir est blanc.


      En dépit du manque absolu de preuve, ils affirmèrent que les gens souffrent de problèmes mentaux parce qu'ils ont le cerveau malade – leur cerveau détraqué souffre de déséquilibres chimiques. Des années et des années de recherches, certaines brillantes, tentèrent de prouver que le cerveau des malades est à l'origine des troubles mentaux. Ils ne purent jamais le faire, mais ça ne fit aucune différence. Les études prouvant le contraire furent manipulées pour donner l'impression qu'elles montraient des différences physiques ou chimiques dans le cerveau des gens atteints de maladies mentales.


      Ce n'était rien d'autre qu'un mensonge. Il n'y avait pas une once de vérité. Pas le moindre indice ne montrait que les gens avaient une anomalie cérébrale lors des premiers diagnostics de maladie mentale. Il importait peu que le diagnostic soit dépression, psychose maniacodépressive, schizophrénie, ou la foule de nouveaux diagnostics dont il fut fait étalage comme excuses pour prescrire des psychotropes.


      Seulement, à présent, il y a du vrai en cela. C’est la véritable tragédie du crime de la psychiatrie : Aujourd'hui, dès que les gens commencent à prendre des psychotropes, le mensonge initial devient vérité. Les drogues endommagent le cerveau, et tout indique que c'est permanent. Ces dommages cérébraux donnent d’authentiques troubles du cerveau, qui engendrent ces mêmes symptômes pour lesquels les drogues sont prescrites.


      La psychiatrie est à l'origine de l’immense majorité des maladies mentales.


      L'ampleur de cet holocauste iatrogène, médicalement induit, était quasi-inconcevable avant que Big Pharma et la psychiatrie ne décident de s'en prendre aux enfants. Aujourd’hui, nous ne savons pas encore exactement le degré de calamité cela atteindra. Si l'on considère les énormes dommages fait au cerveau adulte, que doit-il arriver au cerveau des enfants ? De combien sera réduite leur vie, après que sa qualité ait été quasiment détruite ?



Maniaco-dépression : Antidépresseurs et antipsychotiques


      La psychose maniacodépressive est un excellent exemple des changements dans le cours naturel perçu de la maladie mentale. Il y a exactement 50 ans, avec à peine un cas sur cinq à vingt mille personnes, la psychose maniacodépressive était extrêmement rare. La plupart des victimes, vraisemblablement pas moins de 80%, connaissaient un seul incident et retournaient à la vie normale. Or, aujourd’hui, pas moins d’un individu sur 20 à 50 est diagnostiqué maniacodépressif, et, comme Whitaker le démontre clairement dans Anatomy of an Epidemic, la seule explication possible implique l’action des drogues données pour la dépression et la psychose. Le pronostic désormais avancé pour la psychose maniacodépressive, c’est qu'elle est permanente. Les psychiatres ne donnent généralement pas l’espoir d'y échapper !


      Considérez que les enfants sont maintenant livrés à cette magouille de drogue mentale. De combien sera réduite leur vie, et dans quel état la passeront-ils ? Merci aux semblables du Dr Joseph Biederman, qui, selon Whitaker, « ont spécifié le cadre du diagnostic qui a rendu possible [le diagnostic des enfants atteints de psychose maniacodépressive]. » Nous avons un très grand nombre d'enfants diagnostiqués à tort, puis droguée avec les psychotropes les plus puissants et nocifs imaginables – et pire, avec des cocktails de ces drogues.


      Ces enfants deviennent inévitablement de plus en plus malades. Parfois à peine à l’âge de deux ans, à cause d'un diagnostic bidon, leur vie est brisée. Ils deviennent juste du fourrage pour l’industrie mercantile du gros business pharmaceutique et médical.


      La psychiatrie couvre bien sûr d’une manière retorse ce qu'elle fait à ces enfants. Ils changent simplement la description de l'évolution naturelle de la « maladie » qu'ils ont définie. Au lieu de reconnaître que la plupart des gens se rétablissent, ils disent à présent qu'il n'y a aucun espoir de guérison. Ils disent maintenant naturel ce qu'ils ont créé.


      Voilà le vrai terrorisme. Le système médical moderne a décidé que les gens qu'il est censé servir sont sans valeur, que leur but est de servir de pâture à l'insatiable machine à produire des bénéfices qu'il est devenu.

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ouf enfin la bonne décision !!

17 Mars 2012 , Rédigé par dodo

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Choisir son maître n'est pas une liberté!!

17 Mars 2012 , Rédigé par dodo

Choisir son maître n’est pas une liberté
de : Lukas Stella
samedi 17 mars 2012 - 16h36

La majorité des électeurs ne croient plus en ce que disent les politiciens, experts en baratin publicitaire. La farce bat son plein, et le plébiscite de Nicoléon a un arrière-goût de tragédie en ces temps de crise, qu’il a lui-même créée. Mais quand les "veaux" votent dans cette guignolerie spectaculaire, ce n’est plus pour un candidat, mais par défaut ou contre les autres qui sont encore pires. On élimine plutôt que l’on sélectionne. La plupart ont compris que les élections sont des "pièges à cons", qu’une fois élu le président ne respecte jamais ce pour quoi il a été élu. Il ne reste que le choix de se faire avoir, trompé et manipulé. Dans cette magouille, l’important n’est pas le choix, mais le show, l’illusion de la démocratie.

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La démocratie républicaine est construite sur la représentativité de ses élus, au scrutin majoritaire. Mais il n’y a pas de majorité pour gouverner le pays. C’est le système électoral qui en fabrique artificiellement une, qui ne représentera en fait, qu’une petite minorité. Ainsi, étant donné que la moitié des électeurs ne sont pas convaincus par le candidat pour lequel ils votent, celui qui arrive en tête au premier tour ne représente donc, qu’environ 15 % des suffrages exprimés, qui eux-mêmes ne représente qu’environ 75 % des inscrits, sans oublier les 15 % de non inscrits. Au bout du compte, le candidat en tête se retrouve à ne représenter qu’environ 10 % de la population. Une personne sur dix fera une majorité fictive, qui décidera de tout. Ce système fait comme si la démocratie fonctionnait encore. Ayant largement fait la preuve de sa non-représentativité, il n’est plus ni crédible ni défendable.

N’étant pas représentatif, nos élus ne se considèrent pas comme mandatés par le peuple, mais comme étant mis en place dans un "job" qu’ils feront comme ils voudront. Comme dans n’importe quelle entreprise, ces cadres de l’État, spécialistes en gestion, ne pensent qu’à leur carrière. Ils ne nous représentent pas, ils ne représentent qu’eux-mêmes. N’étant pas révocables les élections leur donnent carte blanche. Ceci leur permet de promettre n’importe quoi, car ils savent qu’une fois élus, ils seront libres de faire ce qu’ils veulent. Même les référendums n’ont plus aucune incidence sur leurs décisions. Quant aux partis qui veulent rendre le pouvoir au peuple, certains se souviendront que ce slogan s’est trop souvent changé en "tout le pouvoir au parti", avec les conséquences que l’on connaît. En élisant l’autorité suprême du pays, c’est un pacte de servitude volontaire que l’on signe jusqu’à la prochaine fois. "La démocratie (représentative) bourgeoise est l’appropriation du pouvoir politique des individus, rebaptisés électeurs, par des représentants. Ceux-ci, au nom de leurs électeurs, emploient ce pouvoir au bénéfice de la classe dominante. Le vote est la légitimation formelle des maîtres." (Robert Chasse, Situationist International, New York 1969)

Les représentants du commerce politique, domestiques du grand capital et de la haute finance escroquent le bien publique pour le livrer aux entreprises mafieuses de l’affairisme mondial. Le pouvoir est usurpé au peuple, c’est pourquoi son autorité est toujours abusive. Et comme le dit la chanson, "pour être heureux vraiment faut plus de gouvernement". Les professionnels de l’embrouille se lancent sur le marché du pouvoir. Les candidats montent leur campagne comme une campagne publicitaire dont ils seraient eux-mêmes la marchandise à promouvoir. Le but est de vendre son image et d’attirer l’électeur, comme une prostituée aguiche, séduit et trompe le client. Tout n’est que jeux d’apparences et manipulations des plus bas instincts. La crédulité et le masochisme se répandent dans la population comme une épidémie.

On voudrait nous faire croire que choisir son maître, c’est la liberté. Pourtant, ce maître n’est que le gérant du marché, le gestionnaire des affaires, le bureaucrate en chef, le chien de garde du système que l’on choisit parmi les moralistes, les démagos, les hypocrites, les malhonnêtes, les menteurs, les magouilleurs et les manipulateurs, les escrocs et les truands. On élit celui qui nous imposera les directives des technocrates européens, eux-mêmes aux ordres des mafias financières à dominante américaine, installant le contrôle et la maîtrise du système pour les meilleurs profits d’un groupuscule de grands bourgeois et quelques aristocrates des trafics financiers de grande envergure. Les élus ne nous représentent pas, mais seulement les intérêts de cette caste dominante, instaurant la dictature des affaires et des trafics en tout genre.

"Diviser pour régner" est la base opérationnelle du pouvoir. Les discours contradictoires ont ceci en commun c’est que chaque sujet est bien séparé des autres. La séparation fait le jeu de la bureaucratie, qui devient ainsi l’unification effective d’un monde parcellaire. En dissociant, fragmentant, morcelant, c’est la compréhension globale du monde qui disparaît, et le fonctionnement du système devient inaccessible. Alors, l’idéologie dominante effectue son tour de passe-passe et l’unité de la vie se fond dans une succession d’objets, la vie devient objet dans le spectacle des marchandises. La société n’a plus ni mémoire ni devenir, on pare au plus pressé, on n’y réfléchit plus qu’à très court terme, en se moquant des conséquences, dans l’urgence aveugle du faire pour faire sans trop y croire. Le meilleur des mondes est aujourd’hui construit sur le meilleur des mensonges. En inventant la crise, l’escroquerie est parfaite, car elle passe par une fausse piste économique qui a été rendue indiscutable. La crise est crue, et l’exploitation capitaliste n’a plus de limite.

"La gangrène se propage dans un système livré à lui-même, sans réelle gouvernance, qui impose les contraintes implacables nécessaires aux affaires mafieuses de financiers multimilliardaires, libres de piller tout ce qu’ils trouvent, tels des charognards dévorant ce qui reste d’un monde en décomposition. Le spectacle, qui n’est rien d’autre que la vision publicitaire du monde marchand sur lui-même, ne parle que de crise économique, doublée d’une récession sociale, pour mieux faire disparaître cette gigantesque rafle des richesses par quelques accapareurs au dessus des lois, au-delà du visible, qui provoquent la ruine progressive du système. Le pire est à venir. La peur de l’avenir n’est que l’expression de l’incertitude du devenir des capitalistes qui n’ont plus de futur. Tous ceux qui n’ont plus grand-chose à perdre ont tout à espérer d’un nouveau monde émergeant par nécessité. Ce qui nous arrive n’est pas un accident de parcours, mais bien l’aboutissement du capitalisme, l’achèvement d’un monde suicidaire." (L’INVENTION DE LA CRISE, escroquerie sur un futur en perdition, aux Éditions L’Harmattan, 2012)

Pour en finir avec une survie de plus en plus insupportable, il s’agit maintenant de refaire un monde sans le monde des affaires, de reprendre le pouvoir sur nos conditions d’existence et construire ensemble par une démocratie directe à taille humaine avec des mandataires révocables, l’autogestion généralisée de la vie par tous et partout.

Lukas Stella

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lyly

16 Mars 2012 , Rédigé par dodo

On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d’émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu’on était égaux Lily
Au pays de Voltaire et d’Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo
Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu’on ne recevait que des Blancs
 
Elle a déchargé des cageots Lily
Elle s’est tapé les sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L’accompagnent au marteau-piqueur
Et quand on l’appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s’il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents
Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l’épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous
 
Elle a essayé l’Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis Lily
Qui lui dit viens ma petite sœur
En s’unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c’est pour conjurer sa peur Lily
Qu’elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugus
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur
 
Mais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l’enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l’amour
Contre laquelle on ne peut rien
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d’émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.
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