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dodo

DERIVE de la CGT-FSU-SOL. sur la SYRIE!!

15 Décembre 2012 , Rédigé par dodo

La CGT, la FSU et Solidaires ont fait le 5 décembre dernier une déclaration commune sur la Syrie depuis le siège de la CGT à Montreuil. Ces syndicats s’alignent sur les intérêts de l’Empire, de l’Union européenne, contre le peuple syrien. Voyons ce texte.

« Les organisations syndicales françaises CGT, FSU et Solidaires condamnent avec force la guerre menée par le régime Assad contre le peuple syrien. »

Les signataires se contentent de reprendre la doxa ordinaire des médias dominants : ils prétendent y croire dur comme fer ! Puisque c’est ce que disent la télé, les journaux et les magazines, c’est sûr que c’est vrai ! Ces médias sont entre les mains sanglantes du capital ? Où est le problème ? Leurs mensonges antérieurs font-ils douter nos vaillants syndicalistes ? Pas du tout ! Pourtant, ils ont relayé l’info selon laquelle Kadhafi avait bombardé la population de Benghazi faisant soi-disant 6000 morts dont on n’a jamais retrouvé la trace. Ils ont fait des démonstrations montrant que Saddam Hussein avait des armes de « destruction massive » qui n’ont jamais existé. Que ces médias se fassent les porte-parole de la propagande étasunienne, le pays du mensonge, ne les troublent pas le moins du monde ! Bouche bée devant les puissants, ils gobent les mouches ! Où est donc leur conscience de classe ?

« Elles dénoncent ce régime sanguinaire qui a causé depuis vingt-et-un mois plus de 40 000 morts, contraint plus de 440 000 Syriens à se réfugier dans les pays limitrophes et qui a enfoncé le pays dans une logique de guerre. »

Les chiffres cités sont, sans nuances, ceux que donne l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme. C’est la source essentielle de la presse du capital. Obscure officine basée à Londres, comment peut-on croire à ces décomptes morbides dont le but est l’intoxication ?

« Elles appellent la communauté internationale à redoubler d’efforts et de détermination pour que soient enfin respectés les droits humains et que cesse cette barbarie. »

Cette « communauté internationale » est une communauté de voyous, vassale de l’Empire étasunien, dont le but est de faire la guerre aux peuples du monde pour les maintenir en suggestion par le fer et le feu et s’approprier leurs matières premières. Ces drôles de syndicalistes n’ont donc pas encore compris que les guerres en Afghanistan, en Irak, en Libye, et maintenant en Syrie, n’ont que ces seuls buts ? N’ont-ils pas encore compris que la « démocratie » et « les droits de l’homme » ne sont que des oripeaux sanglants qu’on nous agite sous le nez pour masquer les agressions les plus sordides ? Quelle démocratie en Libye où règne le chaos ?

« Face à cette tragédie, les Syriens ont besoin d’une aide humanitaire internationale. Les trois organisations françaises demandent aux gouvernements et aux instances internationales de mettre en œuvre des plans d’actions afin d’aider les populations de façon directe, sans intervention militaire étrangère et hors de tout contrôle de l’actuel régime syrien et de ses alliés. »

De quels Syriens nous parle-t-on ? De ces groupuscules d’opposants au gouvernement syrien, lourdement financés par l’impérialisme ? Ou de ces salafistes, combattants sanguinaires, armés et dirigés en sous-main par cette « communauté internationale » dont nos syndicalistes sont si friands ? Ou du soi-disant gouvernement que prétend reconnaître François Hollande au mépris de toutes les règles diplomatiques ? On comprend bien qu’ils veulent la destitution du président Bachar El Assad, mais que signifie des « plans d’actions » pour une aide « directe » « sans intervention militaire étrangère » ? N’est-ce pas là le comble de l’hypocrisie ? On prétend ne pas vouloir d’armée étrangère, mais on appelle à envoyer des hordes de mercenaires armés, financés et entraînés par la France, le Qatar, l’Empire et leurs complices. Et, révélation intéressante, la déclaration commune condamne dans le même élan, les « alliés » du gouvernement syrien. Savent-ils qui sont ces alliés ? La Russie, la Chine, l’Iran, le Venezuela, Cuba pour les plus connus. Donc, entre ces pays qui combattent l’impérialisme d’une part, et les USA, l’UE, et leurs vassaux d’autre part, nos syndicalistes ont choisi leur camp ! Ils ont choisit le camp de l’ennemi de classe !

« Les syndicats français réaffirment leur solidarité avec le peuple syrien qui aspire à un régime démocratique, au respect des droits et des libertés publiques. »

Au lieu de ces déclarations qui se veulent lyriques mais qui se révèlent pitoyables, il serait plus raisonnable de considérer que, comme tous les peuples du monde, les Syriens aspirent à ce qu’on leur foute la paix, au sens propre du mot. Chaque peuple doit pouvoir choisir, sans interventions étrangères, ses propres institutions et la façon de les gérer.

« Ils saluent son courage et demandent que les responsables de crime contre l’humanité commis en Syrie répondent de leurs actes devant la justice internationale. »

Ah, la « justice internationale » ! Elle est dans les mains poisseuses étasuniennes, elle est une justice coloniale. S’il existait une justice internationale, Israël ne pourrait pas coloniser la Palestine, tuer ses habitants, détruire les maisons et construire un régime d’apartheid. S’il existait une justice internationale, les généraux étasuniens seraient en prison, Guantanamo serait fermé, et les porteurs de mensonges trembleraient !

« Ils se déclarent déterminés à agir pour une meilleure information sur la situation en Syrie et solidaires des Syriens en lutte contre la dictature et pour la démocratie. »

L’affaire est claire, pour les signataires, informer sur la Syrie, c’est passer en boucle la propagande impériale. La seule solidarité dont ils font preuve, c’est de ce coté-là qu’il faut la chercher !

« Ils s’engagent enfin à soutenir les mouvements syndicaux indépendants qui émergent en Syrie. »

Peut-être est-ce là le nœud de cette prise de position réactionnaire : la CGT a quitté la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) pour adhérer à la Confédération Internationale des Syndicats, européiste et portée au renoncement des intérêts ouvriers. Les syndicats syriens sont organisés au sein de la Confédération Syndicale Syrienne qui est toujours membre de la FSM ! À son dernier congrès, la FSM a apporté son soutien au gouvernement syrien face à l’agression étrangère.

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Economie utile à tous!

10 Décembre 2012 , Rédigé par dodo

Il y a bien des possibilités de réagir à des crises de toutes sortes. Les pays souffrant de leur endettement luttent actuellement contre leurs problèmes économiques par des mesures d’économie, la dérégulation et la privatisation. Les entreprises étatiques de l’approvisionnement de base, dans les domaines du trafic, de l’énergie, de la formation et de la santé, sont bradées sur diktat des créanciers, comme l’argenterie lorsqu’on est dans le besoin. On diminue les pensions de retraite et on supprime des milliers de places de travail. Des économies sont pillées, que ce soit en Grèce ou ailleurs. Le sauvetage prôné de l’euro est placé au-dessus de la garantie de l’état de marche des économies nationales tenaillées. La concurrence débridée ne connaît aucune indulgence: celui qui n’est pas concurrentiel a gâché son droit à l’existence. Sur le soi-disant «marché libre», les puissants – les «global players» – fixent les limites comme bon leur semble. Ils mettent les Etats-nations sous tutelle, nient la constitutionnalité, et volent le droit à l’autodétermination des peuples et donc leur liberté. Les Etats endettés qui n’ont pas carte blanche pour faire des dettes (comme les Etats-Unis), sont assujettis. Et cela jusqu’à ce qu’ils se soumettent sans limite au service du grand capital, en trahissant les intérêts légitimes de leur propre population. Ou alors les citoyens prennent l’initiative et exigent de leur gouvernement une économie nationale qui satisfasse aux intérêts de tous les citoyens, et par conséquent à ceux de l’Etat.

«Pour une économie utile à tous»

Les temps sont venus. Le lancement de l’initiative populaire fédérale «Pour une économie utile à tous» invite le peuple suisse à une discussion fondamentale sur les buts et le genre de gestion de l’économie qu’on veut avoir. Cette clarification démocratique concernant l’avenir de notre pays sert à déterminer le système économique et le fair-play dans la concurrence nationale et internationale. L’exigence d’une utilisation soigneuse des ressources naturelles en fait partie. En exerçant une influence ciblée sur la vie économique, l’Etat doit contribuer à enrayer l’abus de pouvoir d’entreprises puissantes sur le marché, les formes de concurrence déloyales et ruineuses et la dilapidation de ressources suite à la fabrication illimitée de produits jetables. Il faut aussi protéger ce qui vaut d’être protégé. C’est la volonté politique qui décidera dans quelle mesure il faut compléter le soi-disant «marché libre» par des mesures dirigistes subtiles, accordées aux intérêts du pays et de la population.

Il faut trouver, au-delà des partis, un consensus pour supprimer les dérapages qui se sont glissés dans la politique sociale, la politique nationale, et les domaines structurel et économique. Un rapprochement – ou une cohabitation pacifique – seraient une base favorable qui permette de rattraper les pertes de souveraineté subies et de retrouver la capacité d’agir sur le plan national. L’initiative pose de façon impérative la question à qui l’économie doit servir, au capital ou aux hommes. Toutefois, ce questionnement dépasse une façon isolée de voir la gestion économique. Nous ne pourrons pas éviter une prise de position concernant l’acceptation de l’ingérence étrangère dans nos affaires intérieures, l’importance de la cohésion intérieure, l’intégration de l’économie dans notre société et le droit à l’autodétermination.

L’initiative est nécessaire parce que la liberté prônée s’avère être une impasse

Les marchés déréglementés sont illimités. Les libertés promises se révèlent être une impasse. La suppression de la protection à la frontière permet l’entrée d’un puissant rouleau compresseur, qui écrase sans scrupules des valeurs politiques, culturelles et spirituelles, ainsi que des structures développées au cours de l’histoire et il atteint l’Etat-nation dans son centre vital. De plus en plus, le diktat du marché libre – propagé et imposé par des milieux néo-conservateurs – se révèle être un cheval de Troie. C’est une attaque contre la culture occidentale qui doit être systématiquement dissoute. Le vide ainsi créé doit être rempli par la mise au pas et le nivellement par le bas, totalement selon les goûts de l’Empire. Afin qu’aucun ne puisse échapper à cette mise au pas, tous les Etats sont détenus comme leurs proches (Europe) ou les Etats rebelles sont soumis au chantage (Suisse).

La feinte concernant le sauvetage des pays endettés par la production illimitée de papier-monnaie, mise en scène par la BCE et la FED, servent exclusivement le système capitaliste. Et pourtant, une gouvernance et une politique économique honnêtes qui servent l’intérêt général des peuples ne sont pas une utopie. Il faudrait simplement rompre la puissance de la haute finance. Les bases financières, politiques et juridiques existent encore. Les Etats doivent sortir de l’impasse et se réapproprier leur liberté. Il s’agit au fond de la traduction conséquente du devoir constitutionnel des différentes nations – sans ingérence extérieure.

La Suisse dérange

La Suisse dérange la stratégie de dissimulation et de concentration du pouvoir parce qu’elle montre une autre voie. La Suisse a réussi, par l’introduction du frein à l’endettement, grâce à une politique économique et financière jusqu’ici circonspecte ainsi que la productivité de son économie, à maintenir encore largement en équilibre le budget de l’Etat aux trois niveaux (Confédération, cantons et communes). Cela suscite de la jalousie et des envies au-delà de nos frontières nationales et débouche sur un dangereux jeu de pouvoir des représentants de gouvernements étrangers.

C’est ainsi que les attaques provenant d’Allemagne ont atteint un niveau d’audace verbale et de manque de respect qui rend urgemment nécessaire un rejet sans équivoque. Bruxelles, Paris et Washington veulent aussi épuiser la Suisse avec ses avantages locaux spécifiques. C’est un processus auquel notre Conseil fédéral, mais aussi le Parlement, devrait s’opposer plus énergiquement. En Suisse, au lieu de ça, trop de représentants du peuple font encore des ronds de jambes dans les instances internationales et dans les capitales pour continuer à se mettre au service du capital global; même le bradage de nos atouts spécifiques à prix sacrifiés n’est plus un tabou. En plus des valeurs réelles et de la propriété intellectuelle, on sacrifie l’avenir de nos enfants au moloch de la «globalisation et du nivellement».

Poser un signal fort et protéger les structures abouties

Les structures développées durant des générations au sein de notre économie nationale disposent encore d’une résistance remarquable. A l’image des forêts de protection dans nos montagnes, elles sont fortement enracinées et reliées entre elles. La résistance se base sur la maturité politique du peuple, sur les structures abouties, sur l’instruction, sur la paix sociale et sur nos traditions. La fiabilité, le pouvoir d’innovation, la qualité et l’utilisation soigneuse des ressources naturelles disponibles sont enracinés dans une structure économique socialement compatible, base de la compétitivité et d’une sécurisation étendue de l’emploi.

Dans le contexte des accords internationaux, de l’OMC, du FMI, des Accords bilatéraux avec l’UE et d’autres accords de libre-échange, on a concédé de notables atteintes aux structures éprouvées, avec des conséquences graves pour l’indépendance, et par conséquent pour le droit à l’autodétermination de l’Etat national et pour la sécurité de l’approvisionnement. Les accords de libre-échange sont un phénomène de mode qui sert d’abord à une réorganisation globale des sites de production. Le choix se fait selon le principe des coûts de production les plus bas, des avantages en quantité et du potentiel de bénéfice résolument le plus élevé.

Comme en Suisse les coûts de production sont relativement élevés, le site de travail suisse est transféré dans des pays à bas salaires. L’objectif est la maximalisation du rendement sur le plan global. Nous ne savons pas encore ce que ça donnera pour la Suisse. Des productions peu rentables comme les biens agricoles seront de toute façon délocalisées par ce processus d’optimalisation, en Chine ou en Inde – sans qu’on tienne compte de la qualité, des risques pour la santé, de la santé des animaux et de l’empoisonnement de l’environnement. Mais les banques et les assurances, occupant pourtant une position remarquable dans la compétition internationale, affrontent un futur incertain puisque la place financière de la Suisse est l’objet d’attaques très peu conventionnelles, voire criminelles. Peut-être notre pays se transformera-t-il en une multitude de réserves et d’oasis de bien-être pour les riches, comme celles qui sont déjà en construction, financées par des milliardaires étrangers, ou comme la création forcée de parcs naturels régionaux le font craindre? Ou subirons-nous à l’avenir une urbanisation généralisée de la Suisse, appelée «Greater Area Switzerland»?

100 000 signatures sous l’initiative populaire fédérale «Pour une économie utile à tous» donneront un signal très fort. Un message qui déclenchera, à l’intérieur du pays comme à l’étranger, de fortes réactions. Tous ceux qui répondent de la coexistence pacifique, de la paix sociale, d’une gestion juste de l’économie, du maintien des places de travail et du plein-emploi avec des salaires assurant l’existence et des allocations sociales, de la conservation d’un niveau élevé de production et de qualité ainsi que d’un avenir digne d’un être humain pour les générations futures, ne sauraient se fermer aux buts de cette initiative populaire. Cette initiative ne connaît pas de limites de partis, mais prône uniquement le but commun: protéger ce qui a fait ses preuves, continuer de développer le sentiment de responsabilité envers le bien commun, l’environnement et les ressource naturelles. Il s’agit aussi de protéger et de développer les structures existantes et de remettre aux générations montantes un ordre économique responsable et équitable, afin de favoriser la place de travail Suisse, la sécurité de l’approvisionnement, la qualité de vie et la vie en commun.

Reinhard Koradi

Les feuilles de signatures de l’initiative populaire fédérale «Pour une économie utile à tous», ainsi que des informations supplémentaires peuvent être commandées auprès de:

La Vrille
Comité d’initiative
Case postale 17
1242 Satigny – Genève

info(at)lavrille.ch

Tél. 022 753 22 87

Site web : Lavrille.ch

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