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dodo
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La surpopulation !

24 Octobre 2012 , Rédigé par dodo

La population augmentant à un rythme qui s’accélère, nous en sommes réduits à imaginer le pire pour continuer à justifier un système qui utilise des arguments fallacieux plutôt que de le remettre en cause… et surtout à accepter l’inacceptable ; car s’il n’y en a pas pour tout le monde qui fait, et comment fait-on la sélection ? Par la guerre ? Par la famine ? Par l’argent ? Par la surveillance et le contrôle ?

Je m’inscris en faux avec cette vision, et je la réfute catégoriquement. Ce ne sont ni les ressources qui manquent ni la nature qui crée la rareté mais le système capitaliste. Fondé sur le principe que le rare est cher, ce système, que l’on cherche pourtant à sauver à tout prix, est le seul et unique responsable de la surexploitation des ressources, de la pollution des airs, des mers et des sols, du réchauffement climatique et de tous les autres maux qui nous accablent. Il n’y a pas d’écologie possible avec le capitalisme, et c’est pure propagande que de vouloir nous faire croire à l’inéluctabilité de la famine et de la guerre pour nous faire accepter des sacrifices inutiles. Et tant pis pour Malthus, qui était un imposteur : j’en veux pour preuve les 1,5 milliards d’êtres humains qui ne mangent pas à leur faim, aujourd’hui en 2012, alors que les ressources disponibles sont encore bien suffisantes.

Car en réalité le problème ne vient pas de la finitude de la Terre mais bien de l’étroitesse de notre esprit. Et ce n’est qu’en dépassant nos propres limites intellectuelles et imaginatives que nous pourrons ouvrir de plus larges perspectives à notre civilisation : le soleil, le vent, et même l’eau (quoi qu’on en dise il y en a toujours autant- c’est le cycle immuable de la nature- c’est juste qu’elle coûte plus cher à traiter et à distribuer) sont des ressources énergétiques sinon inépuisables, au moins disponibles pour encore quelques milliards d’années. Et puis l’espace ne manque pas non plus : si nous regardons la Terre dans ses trois dimensions il y a la surface des Océans, sous la terre et dans les océans, dans le ciel et dans l’espace ; nous augmentons ainsi nos possibilités de développement de manière incalculable… Et puis si la Terre est finie, l’Univers lui ne l’est pas : le nombre des exoplanètes que nous découvrons augmente chaque jour, et la distance qui nous sépare d’elles se rétrécie en même temps.

Que de perspectives s’ouvrent alors à notre esprit si l’on regarde les choses autrement ! Comme nous pourrions nous passer des OGM à semences non-reproductives qui rendent la famine « rentable », comme nous pourrions éviter les pollutions dues à des énergies fossiles en développant ces autres énergies inépuisables mais non rentables qui nous sont offertes par la Nature, comme il serait moins difficile en définitive de construire une société non fondée sur les ressources mais sur les besoins, non fondée sur la rentabilité mais sur l’utilité… plutôt que de sans cesse vouloir sauver un système qui nous conduit à notre propre perte !

En se détachant de notre conditionnement, nous pouvons élargir nos perspectives jusqu’à rendre possible l’impensable, l’inimaginable : nourrir enfin correctement tous les habitants présents et futurs de notre planète, et ce pendant un bon moment encore.

En établissant un nouveau système non plus basé sur la rentabilité et l’intérêt individuel mais sur le partage et l’utile nous pourrions nous détacher de l’obsolescence programmée, de la surproduction et de la surconsommation. Nous pourrions développer enfin les technologies qui nous permettraient d’entrevoir l’augmentation démographique non plus comme une catastrophe mais comme une chance, celle d’offrir à nos enfants un avenir détaché des contraintes qui nous oppressent aujourd’hui, avec leurs corollaires habituels que sont famines, guerres, surveillance et contrôle sans cesse accrus des corps et des esprits.

En établissant un nouveau système non plus basé sur le travail comme objectif ultime de réalisation personnelle mais comme un simple moyen de satisfaire nos désirs nous pourrions alors sortir de la concurrence acharnée qui nous maintient depuis trop longtemps dans notre animalité, pour ne plus perdre sa vie à la gagner. Car nous ne sommes pas que des animaux, et nous seuls avons la capacité de n’être pas uniquement soumis ni à la raison ni à notre instinct. Nous sommes « incalculables« , et capables de tout. Nous avons conscience du temps et donc de nos descendants, car nous avons l’amour et la passion.

En établissant un nouveau système non plus basé sur les ressources mais sur les besoins à satisfaire, nous aurions suffisamment de travail pour réaliser tous les défis (techniques, technologiques, philosophiques) qui nous attendent si nous voulons être en capacité d’accueillir tous les « suivants » dans de bonnes conditions, et continuer cette formidable aventure qu’est l’humanité. Imaginez donc que l’homme disparaisse : la Terre sera toujours là, l’Univers aussi. Mais qui saura qu’ils existent, et que nous avons existé ?

En réalité tout ne dépend que de nous, et de la société que nous désirons construire ; et ce n’est qu’en détruisant la société capitaliste que nous pourrons échapper à l’apocalypse auquel ses partisans veulent nous conduire.

Caleb Irri http://calebirri.unblog.fr/2012/10/...

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Energie et tarification.!!

21 Octobre 2012 , Rédigé par dodo

l’Aéroport Jean-Jaures bat de l’aile
de : Jean-Yves Peillard
dimanche 21 octobre 2012 - 10h22

Faites-lui plaisir ; il souffre trop : achevez-le.

Fini la romance de l’aéropostale, le bombardier Concorde reconverti en long courrier sachant étouffer ces faiblesses jusqu’à la catastrophe pour la Grandeur de la France.

Plus dure est l’atterrissage sur l’Ayraulport de Nantes. Pour faire avaler une telle ineptie ( comme le grand stade de Lyon ou les TGV Lyon-Turin et autres, les autoroutes etc.) il faudra user de la classique recette : Le renommer aéroport Jean Jaurès car comme un aéroport Charles DeGaulle, ou Saint-Exupéry cela ne peut pas tomber en faillite. Car ainsi classé monument ou patrimoine, « n’étant plus sur le même compte » ce seront les mêmes qui écoperont les Titanic du ciel.

Comme il a été déjà dit : Michelin ne fait pas des pneus, il fait du profit. Si l’industrie du pneumatique ne leur permet pas de profiter et que l’État toujours généreux avec l’industrie ne continu pas éternellement de les renflouer comme il a toujours fait pour ces industries (avions armes voiture train etc) et si Michelin constate que l’industrie pâtissière permet de dégager beaucoup plus de profit alors Michelin fera des gaufres. Au diable le chantage à l’emploi en Chine.

L’homme est artefact, l’homme est factice tant qu’il se ment à lui-même. Tout autour de nous est factice, prétexte à consommation, civilisation du jetable même l’humain est jetable. Le progrès est factice et qu’un prétexte au pillage. Les populations les plus pauvres sont empêchés de se nourrir. C’est bien une crapulerie doublée d’œillère qui opère avec des prétextes humanitaires. Le brevetage du vivant et l’escroquerie nucléaire sont les symboles de cet empire qui s’effondre ; tout repose sur le mensonge et la cupidité ; la volonté de puissance.

Brave français dormez tranquille, vous ne voulez toujours pas voir que les nazi ne venaient pas de la planète Mars . Par contre les US sont allés sur la lune grâce à l’équipe de Wernher von Braun (https://fr.wikipedia.org/wiki/Wernh...) « l’équipe » avait changé d’employeur entre temps...et il y a de sa patte sur les appareils qui ont atterri sur mars récemment en grande pompe au dépend des mêmes populations terriennes et des générations qui suivent.

p10 « Leur opposer une protestation morale, faire appel à leur sentiments, n’aurait guère de sens. Riches, instruits, intelligents (le plus souvent...), c’est en effet en connaissance de cause qu’ils défendent une philosophie sociale conçue à leur avantage. » Préface de Serge Halimi dans « L’art d’ignorer les pauvres » de John Kenneth Galbraith

Artefact le prix du billet d’avion, pipé car c’est bien le contribuable qui a payé la recherche et développement, et tous les équipements hors de prix nécessaire au fantasme d’Icare, l’ultime orgueil de l’homme. Le prix du billet ne tient vraiment peu par rapport à la sécurité aérienne et sa maintenance exorbitante.

Vient ce rajouter à cela les compagnies lowcost qui font du chantage aux aéroports comme le font les grandes surfaces auprès des producteurs de légumes.

Les gens qui prennent l’avion ne veulent pas voir toute l’infrastructure, le nombre considérable de personnels nécessaire pour voler en relative sécurité. Relative sécurité, car lorsque l’oiseau de feu se crashe, on trouve encore le moyen d’étouffer la colère des familles des victimes lors des catastrophes toujours avec l’argent des contribuables, même les assurances sont souvent que des intermédiaires.

Artefact comme le nucléaire, l’artifice de l’aviation civile ne tient debout que grâce à l’aviation militaire, mieux nommé industrie de l’armement, dont la « rentabilité » ne rentre vraiment pas en ligne de compte. Largement subventionné par le contribuable, EADS, Airbus etc ne reposent sur rien : du vent.

 Leur carburant issu du pillage a été maintenu encore moins chère que pour les autres gas-pilleurs par le fait entre autre qu’il est dépourvu de taxe.

Les choses ont changé ; là où un Marcel Bloch était justifié, aujourd’hui un Serge Dassault est à mettre au panier.

Cette Malhonnêteté est incommensurable.

On pourrait s’étendre des heures durant sur cet enfumage énergétique et tarifaire ; il est temps de revenir à l’essentiel.

L’accès à la terre nourricière.

Alors tenez bon, allez-y. https://zad.nadir.org/

On ne doit pas permettre cette dernière imposture d’aéroport de Notre de Dame des Landes, car ces personnes qui ne sont plus à une imposture près sont capables de le nommer aéroport Jean Jaurès.

Et ce dernier leur répondrait pourtant : « Si vous êtes socialistes moi je suis la reine d’Angleterre » Et il vous supplierait de l’achever car il albatros de l’aile.

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Non à l’ayraultport
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Impéraliste U.E. ! La ruine des peuples !

20 Octobre 2012 , Rédigé par dodo

Le manifeste impérialiste « Pour l’Europe » de Daniel Con-Bandit  !!

Par Peter Schwarz
18 octobre 2012

Daniel Cohn-Bendit et Guy Verhofstadt ont rédigé conjointement un manifeste intitulé « Pour l’Europe », qui plaide en faveur d’une Union européenne forte et d’une Europe fédérale avec un gouvernement central puissant. Le manifeste doit être distribué sous forme de livre en plusieurs langues.

Né en 1945, Daniel Cohn-Bendit est président du groupe des Verts au Parlement européen et a été l’une des figures les plus importantes de la révolte étudiante de Mai 1968 en France. Verhofstadt, pour sa part est né en 1953 et a été premier ministre belge de 1999 à 2008. Il dirige actuellement le groupe libéral au Parlement européen, qui comprend le Parti libéral-démocrate (FDP) allemand défenseur du libre marché.

L’élément le plus remarquable de ce manifeste n’est pas tant son plaidoyer en faveur d’une Europe fédérale avec un fort pouvoir exécutif; ces notions sont monnaie courante dans les milieux bourgeois depuis la naissance du projet européen. Ce qui frappe, c’est la façon dont Cohn-Bendit et Verhofstadt ne tentent aucunement de lier cette demande à des appels à la paix et à la prospérité. Bien au contraire, ils affirment sans ambages que l’Europe doit être une superpuissance impérialiste. Selon eux, austérité et militarisme sont le prix à payer pour atteindre cet objectif.

Dès la première page, Cohn-Bendit et Verhofstadt justifient leur engagement envers une Union européenne forte en déclarant : « Nous devons défendre plus énergiquement nos intérêts économiques et politiques face aux grandes puissances de l’envergure de la Chine, de l’Inde, du Brésil, de la Russie ou des États-Unis. »

C’est le thème qui est repris à travers le manifeste entier. Dans un autre passage on peut ainsi lire : « Dans moins de 25 ans, aucun pays européen ne comptera parmi les puissances déterminant les affaires du monde ». Une « Europe forte et unie », cependant, serait, aujourd’hui et demain, « le continent le plus riche et le puissant au monde, plus riche que l’Amérique, plus puissant que tous les nouveaux empires réunis. »

Les auteurs du manifeste ne soufflent pas un mot sur le sort des millions de Grecs, de Portugais, d’Irlandais et d’Espagnols, dont les moyens de subsistance sont actuellement détruits au nom de la défense de l’euro et de l’UE. Ils considèrent les diktats d’austérité de l’UE comme indispensables « pour assurer notre place dans le monde – peu importe le prix à payer ».

« Une monnaie ne peut être maintenue sans solidarité et discipline », écrivent-ils, tout en appelant à des pouvoirs dictatoriaux pour la Commission européenne : « Nous avons besoin… [d’]institutions communes qui ont le pouvoir de définir la politique économique, budgétaire et fiscale pour la zone euro dans son ensemble. Des institutions qui disposent des outils pour vraiment appliquer la mise en œuvre des règles du jeu, sans entraves des États membres ».

Cohn-Bendit et Verhofstadt considèrent également les interventions militaires comme essentielles pour assurer « notre position dans le monde ». Ce n’est pas seulement apparent dans leur revendication d’une armée européenne commune, mais aussi dans leurs éloges pour la nouvelle doctrine de l’ONU qu’est la « responsabilité de protéger ». « Cela marque le début d’une ère nouvelle, l’extension de la souveraineté du droit international et des droits de l’homme bien au-delà des États-nations », écrivent-ils.

Le concept de la « responsabilité de protéger » sert de justification aux États-Unis et à ses alliés pour attaquer militairement des États souverains et imposer des changements de régime dans leurs propres intérêts. La guerre contre la Libye a été justifiée avec ce motif, et le même concept est maintenant utilisé pour préparer une intervention directe contre la Syrie. Cohn-Bendit et Verhofstadt sont tous deux partisans de telles interventions. Ils justifient les violences impérialistes par la nécessité de faire rayonner les « droits de l’homme, la liberté et la démocratie ». Leurs propos rappellent fortement la « mission civilisatrice » de l’impérialisme britannique, argument utilisé pour justifier l’assujettissement brutal de l’Inde et de l’Afrique.

Afin de donner une certaine crédibilité à leur appel pour une Union européenne plus forte, Cohn-Bendit et Verhofstadt agitent le spectre du nationalisme. Ils évoquent les deux guerres mondiales, qui ont amené leur lot de « persécution et de familles brisées, l’extinction des minorités, les pays en ruines et les villes rasées par les bombardements » et lancent cette mise en garde : « Tôt ou tard, le nationalisme conduit toujours à la même tragédie ».

Ce faisant, ils ignorent ainsi délibérément le fait que c’est la politique européenne qui a renforcé les tendances centrifuges en Europe. La destruction des moyens de subsistance de millions de travailleurs par les coupes sociales ordonnées par Bruxelles – avec le plein appui des sociaux-démocrates, des Verts et des syndicats – joue entre les mains des forces nationalistes de droite. Les groupes néo-fascistes sont également en mesure de capitaliser sur la politique des autorités européennes qui ont l’intention de mettre en place de nouvelles barrières contre les immigrés et d’intensifier les persécutions contre les réfugiés.

La soumission de l’Europe aux diktats des plus puissants intérêts financiers et économiques grâce à un renforcement de l’Union européenne et la montée du nationalisme sont les deux faces d’une même médaille. Bien souvent, les partisans de ces deux positions se retrouvent dans le même camp politique, comme c’est le cas en Allemagne, où la coalition au pouvoir unit les nationalistes véhéments aux partisans résolus de l’UE.

La véritable ligne de démarcation politique en Europe n’est pas entre les partisans de l’UE et les nationalistes mais entre les divisions sociales, avec d’un côté l’élite dirigeante qui amasse des fortunes immenses en conduisant le continent à la catastrophe et vers la guerre, et de l’autre la classe ouvrière qui fait l’objet d’attaques incessantes contre ses droits sociaux et démocratiques. Une rechute dans la dictature et la guerre en Europe ne peut être évitée que si les travailleurs s’unissent par delà les frontières, exproprient les élites dirigeantes et construisent l’Europe sur une base socialiste. Ce programme exige une lutte intransigeante contre l’UE et ses institutions.

Cohn-Bendit et Verhofstadt, deux féroces anticommunistes, luttent contre une telle perspective. Leur manifeste aligne le communisme avec le fascisme et le nazisme, incluant cette idéologie parmi les « ennemis de la liberté ».

Il n’est pas surprenant qu’un partisan libéral du libre marché comme Verhofstadt défende de telles opinions. Cohn-Bendit cependant conserve encore des relents rebelles de ses années d’étudiant où on l’appelait « Dany le Rouge ». En fait, son engagement du côté de l’impérialisme n’est pas nouveau. En 1999, lorsque son ami et compagnon de longue date Joschka Fischer – alors ministre des Affaires étrangères allemand – prônait la participation de l’armée allemande dans la guerre contre la Yougoslavie, Cohn-Bendit a été son défenseur le plus énergique pour surmonter l’opposition pacifiste à l’intérieur du Parti Vert.

Cohn-Bendit incarne les couches de la classe moyenne dont le principal objectif en 1968 était d’étendre leur propre potentiel de promotion individuelle et qui méprisaient la classe ouvrière. Sous l’influence de théories anti-marxistes, elles considéraient la classe ouvrière comme une masse arriérée, sous l’emprise de la consommation. Quand à leur grande surprise les travailleurs français sont intervenus en mai et ont paralysé le pays par une grève générale et des occupations d’usine, amenant du coup le gouvernement du général de Gaulle au bord de l’effondrement, elles ont réagi avec stupeur et se sont rapidement tournées vers la droite.

En passant par divers groupes anarchistes, maoïstes et pseudo-marxistes, elles ont commencé une « marche des institutions », ce qui leur a permit de faire carrière et d’obtenir des postes lucratifs. Nombreux sont les anciens anarchistes, maoïstes et autres « gauchistes » qui occupent maintenant des postes de premier plan dans les conseils d’administration de l’Union européenne, les gouvernements européens et les partis établis – fonctionnant comme des piliers de l’ordre dominant. Cohn-Bendit n’est que l’un d’entre eux, bien que certainement l’un des plus répugnants.

(Article original publié le 12 octobre 2012)

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OSDH et cie et conseil nation syrien !

4 Octobre 2012 , Rédigé par dodo

IL n’y a plus aucune marge d’erreur. Ni de questions à poser. Les médias occidentaux ont fait du bon travail, et le soutien financier et militaire anglo-américain aux « insurgés » a été la clé du succès de l’Occident dans la nouvelle restructuration du Proche Orient.

Les événements des dernières semaines témoignent du niveau de dégradation du conflit syrien. L’Occident a boycotté toute forme de dialogue, tandis que l’argent coule à flots et les armes transitent par la frontière pour déstabiliser le pays et provoquer la chute d’un gouvernement constitutionnellement élu. Malgré les efforts de la Russie et de la Chine pour favoriser un dialogue entre l’opposition armée et le gouvernement de Bachar al-Assad, les combats se sont étendus à la capitale.

L’Occident s’est livré à une guerre médiatique pour déformer les faits, montrant qu’il a su tirer les leçons des erreurs du passé. L’industrie anglo-américaine des changements de régimes au Proche Orient préfère alimenter les conflits plutôt que d’envoyer des soldats.

D’après le quotidien The Guardian, il existe toute une machine économique derrière les changements au Proche Orient. Une équipe formée pour la plupart par des néo-conservateurs nord-américains en quête d’investissements juteux. Depuis l’invasion du président W. Bush en Irak, ce sont eux qui financent les campagnes médiatiques et recrutent des mercenaires qu’ils introduisent dans le pays de la région en conflit et qu’ils présentent ensuite comme des « citoyens indignés ».

La presse occidentale « a habituellement recours à des formulations telles que « porte-parole », « militant pro-démocratie », tout en se gardant de mentionner le parcours ou la filiation politique de ces mercenaires. Plusieurs de ces sources sont associées au négoce anglo-américain des changements de régimes », souligne le site internet Russia Today.

LE « DIRECTEUR DES RELATIONS PUBLIQUES » DE L’OPPOSITION

Ausama Monajed est chargé des relations publiques. Il est présenté à de nombreuses occasions comme un spécialiste de programmes télévisés, et il est même chargé de la campagne médiatique contre le gouvernement syrien à travers son blog The Huffington Post UK.

Monajed est le fondateur de Barada TV, une chaîne de l’opposition basée à Londres, ainsi que conseiller du président du dénommé Conseil national syrien (CNS), selon le Washington Post.

Ce même quotidien révèle que l’année dernière, des fuites dévoilées par WikiLeaks indiquaient que le Département d’État a octroyé 6 millions de dollars a Barada TV et aux insurgés au début des manifestations.

Monajed entretient aussi des liens étroits avec Michael Weiss, l’un des « spécialistes » de la Syrie les plus mentionnés par l’Occident et un chaud partisan de l’intervention militaire US dans la région. Il dirige un centre d’études sur la politique étrangère – basé à Londres –, et il est le chef de Hamza Fakher, un autre « militant pro-démocratique » chargé des relations publiques cité à plusieurs reprises comme une source digne de fois sur « les crimes » commis par le gouvernement d’Al-Assad.

LE CLUB BILDERBERG ET LA PORTE-PAROLE DU CNS

Bassma Kodmani, probablement l’une des voix les plus importantes au sein du CNS, membre de son comité exécutif et responsable des relations extérieures, a joué un rôle essentiel.

Elle n’a pas manqué cette année de se faire remarquer au Club Bilderberg (une association huppée et fermée qui tire les fils de la machine de domination mondiale, et formée pour la plupart par des personnalités influentes de la politique et de l’économie, toutes occidentales).

En 2005, le programme de recherches politiques lancé par le Conseil des relations extérieures (CRE), puissant groupe de pression des USA, l’a nommée conseillère générale.

Ce projet est placé sous la supervision de la banque des États-Unis, et l’on connaît ses liens avec le monde diplomatique et industriel, et avec l’espionnage britannique de l’institution financière Center for European Reform, qui a son siège à Londres.

Bassma Kodmani a également a le statut de directrice de recherche à l’Académie diplomatique internationale (une institution indépendante dirigée par Jean-Claude Cousseran, ancien chef du renseignement français).

Le Guardian souligne par ailleurs qu’« ils sont en train de vendre l’idée d’une intervention militaire et d’un changement de régime » pour leur propre profit. « L’information et les statistiques de ces sources ne constituent pas forcément des nouvelles en soit. Il s’agit plutôt d’une campagne publicitaire, d’une campagne de relations publiques », précise le Guardian.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme, qui a son siège à Londres, joue également un rôle actif dans cette campagne. « Pour présenter une intervention comme « inévitable », on parle d’atrocités, de bombardements et de violations des droits de l’Homme soi-disant commis par le gouvernement d’Al-Assad », fait remarquer le quotidien britannique.

Tel est le rôle échu à l’Observatoire syrien. La « source digne de foi » citée par les médias européens pour faire état des massacres et de chaque combat entre les forces loyales à Al-Saaad et l’opposition armée.

La Russie et la Chine, en coordination avec l’envoyé spécial de l’ONU, nagent à contre-courant. Les États-Unis disposent d’une énorme machine médiatique au service de leurs intérêts. La véritable opposition a tout sauf un visage syrien.

 

Source : granma 


http://stcom.net (http://s.tt/1kEEy)
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1000 ardaires du monde se la pête dans la galaxie !

3 Octobre 2012 , Rédigé par dodo

Les 1.000 milliardaires recensés sur cette planète vous remercient pour votre formidable aptitude à les enrichir quotidiennement, en privilégiant leurs produits manufacturés, payés des clopinettes aux milliards d’esclaves des pays sous développés, et que vous achetez cent fois plus cher chez vos commerçants locaux.

Les 500 grandes multinationales qui contrôlent 52% du produit brut et détiennent davantage que les 133 pays les plus misérables, sont ravis que vous vous précipitiez dans leurs grandes surfaces tueuses de petits commerces. Leurs banques peuvent aussi racheter avec les intérêts de vos emprunts les faillites de vos centre-ville, afin d’y installer leurs robots distributeurs inhumains mais bien plus rentables, puisque n’étant pas soumis aux cotisations sociales.

Les 358 familles les plus riches qui possèdent la moitié de la fortune mondiale se régalent à l’idée que vous achetiez leurs produits et apprécient la pub que vous faites pour leurs noms désormais célèbres. Elles se réjouissent que vous acceptiez de payer très cher leurs marques afin  de paraître plus riches que vous n’êtes. Et trouvent amusant que vous ayez la gentillesse de bien vouloir les porter en circulant en ville, afin que tout votre petit monde les voient, les envient, et ainsi les achètent à leur tour. Merci de favoriser leurs commerces et de suivre leurs modes très vite obsolètes, mais aussi rapidement renouvelées.

Les milliardaires du monde entier et leur cohorte des plus belles filles du monde qui font la une des magazines que vous achetez, remercient également vos armées de bien vouloir, aux frais de vos peuples et des contribuables, faire respecter l’ordre dans les couloirs que franchissent nos yachts en acajou pour pouvoir en paix rejoindre nos nombreux paradis fiscaux. Ceci nous encourage à continuer encore longtemps, puisque c’est à vous que nous devons de nous gaver quotidiennement de caviar, de champagne, de dormir dans des suites cinq étoiles et de rouler en somptueuses voitures de sport.

Continuez donc bien sagement à vous en prendre aux fonctionnaires feignants, aux cloportes gauchistes et aux grévistes preneurs d’otage et autres salauds comme Chavez. Pendant que l’on fait assassiner peinard les journalistes d’opposition au Honduras et les syndicalistes tout frais du jour en Colombie dans la plus exquise des confidentialités, rien ne se sait et tout se poursuit. Merci également de nous laisser exploiter les dernières ressources planétaires tout en détruisant la nature avec une certaine désinvolture. Et ensuite c’est vous qui payerez au bout de la chaine de distribution, le supplément que représente l’horrible problème posé par les déchets qui débordent dans vos poubelles et infesteront vos vies et celles de vos générations futures.

Merci encore, de soutenir les contre-réformes consistant à vous déposséder (au nom de la compétitivité) de vos derniers droits sociaux, et d’accepter une baisse constante de vos salaires.

Merci surtout de dépenser votre énergie à vous dévorer entre vous, à vous défouler consciencieusement sur du bouc émissaire à forte teneur appauvrie, car sans cela, je dois bien vous l’avouer, à 1000 contre 7 milliards, on aurait quand même un peu de mal à garder nos distances.

Texte original et intégral sur Le collectif des va s’y milliardaires

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SERVICE DES RECLAMATIONS DE LA NATION.!!

19 Septembre 2012 , Rédigé par dodo

LE SUFFRAGE UNIVERSEL, CHARME DISCRET DE LA DEMOCRATIE BOURGEOISE
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 "Le suffrage universel ne me fait pas peur, les gens voteront comme on leur dira" disait le royaliste Alexis de Tocqueville.

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 "La discussion fut ajournée, mais le suffrage universel immédiatement proclamé. Il fallait en effet calmer des insurgés menaçants et contrebalancer des mesures d’austérité." Cette citation de Monsieur le Professeur de science politique Alain Garrigou, tirée de son article au "Monde diplomatique" sur le suffrage universel, pourrait résumer la réponse que je fais ici à ce même article.

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 La société est un supermarché, et le "Président de la République" est un employé du service des réclamations : il est là pour prendre les coups à la place du capital. Les vrais chefs ne sont jamais élus. Les patrons de la France sont les patrons. D’ailleurs, ce sont eux qui, en finançant les campagnes électorales dans un sens plutôt que dans l’autre, choisissent le président du service des réclamations. Nous n’avons même pas "la liberté de choisir l’étendard de notre future désillusion" (Higelin).

 Le suffrage universel n’est pas une conquête de 1848, il est l’arme qu’utilisa le pouvoir pour vaincre la tentative révolutionnaire de cette époque. Le pouvoir savait que la révolution n’était présente que dans les grandes villes. Il institua le suffrage universel pour écraser les fusils des révolutionnaires parisiens sous les votes du reste de la France. Dans d’autres pays de l’Europe, la révolution de 1848 ne fut pas suffisamment puissante pour que le pouvoir ait besoin du suffrage universel pour en venir à bout.

 Malheur au vaincu, il perdra même la mémoire. La révolution de 1848 fut vaincue à tel point que le pouvoir put lui faire croire qu’elle avait gagné et que l’arme de sa défaite, le suffrage universel, était sa principale conquête.

 Le dessin illustrant l’article auquel je suis en train de répondre, pourrait tout aussi bien illustrer mon texte, mais ironiquement, non pour montrer la "conquête" de 1848, mais pour expliquer comment la bourgeoisie a désarmé la révolution (sur ce dessin d’époque, on voit un "homme" remplaçant son fusil par un bulletin de vote).

 Aujourd’hui, le suffrage universel a toujours le même but (et tous les prétextes sont bons pour désarmer les "citoyens"). Ainsi, pour vaincre Mai 68, de Gaulle, dans son discours du 30 mai, proposa : « Soit la guerre civile tout de suite, soit les élections dans un mois ». Pendant ce temps, des automitrailleuses circulaient ostensiblement dans Paris. Et les manifestants qui criaient "élections piège à cons ! Une seule solution, la révolution !" n’y purent rien : ils n’étaient pas armés !

 C’est un fait : le peuple "s’exprime" par le suffrage universel. Mais, comme le disait Karl Marx : « Quand j’entends parler de peuple, je me demande ce qui se trame contre le prolétariat ». En effet, le peuple c’est la nation entière, l’union sacrée entre les bourgeois et les prolétaires d’un même pays, la collaboration de classe ; le prolétariat, lui, est international et pratique la lutte des classes. Actuellement, le suffrage universel est partout et la lutte des classes nulle part.

 Monsieur le Professeur de science politique nous dit : « Le suffrage universel … une institution qui n’enregistrait pas seulement les rapports de forces, mais donnait à des hommes, puis à des femmes, une dignité que leur condition sociale leur déniait ». Je dirais tout d’abord que la dignité, c’est ce qu’on donne au vaincu pour qu’il accepte la défaite (dans la dignité). Mais je dirais aussi que le suffrage universel n’enregistre en rien les rapports de forces. Il enregistre seulement des nombres, ce qui n’a rien d’étonnant dans une "société" où la quantité a détruit la qualité. Pour enregistrer des rapports de forces, il ne faudrait pas que les questions posées soient : « Qui est d’accord avec ceci ? Qui est contre ? », mais comme cela se faisait à Athènes je crois : « Qui est prêt à se battre pour ceci ? Qui est prêt à se battre contre ? » Et on verrait que non seulement les nombres seraient plus petits, mais que dans bien des cas le résultat serait l’inverse de celui obtenu avec l’autre type de question2. De plus, on nous demande rarement notre avis sur les choses à faire. On nous fait voter pour des gens qui, une fois élus, nous rappellent que les promesses électorales ne sont rien, que, comme le disait Pasqua : « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Mitterrand nous avait promis qu’il était socialiste alors qu’il était pétainiste…

 Par exemple, on ne nous a pas demandé notre avis sur la nucléarisation de la France. Mais, comme le disait aussi Pasqua : « La démocratie s’arrête où commence la raison d’État. » L’État est forcément prioritaire, puisqu’il n’est que "Les bandes armées du pouvoir" (Karl Marx). On ne nous demandera pas notre avis non plus sur la future transgénisation du pays. Puisqu’on se contente de commencer doucement : « Seulement le maïs… »

 Et, quand on nous demande notre avis sur une chose importante, si on ne vote pas comme il faut, on nous refait voter, comme au Danemark à propos de Maastricht. En France, pour être sûr qu’on vote comme il faut, les médias3 disaient tous "Vive Maastricht !" et l’européiste Mitterrand, à l’époque Président de la République Française, a trouvé le moyen de se faire plaindre en choisissant de se faire opérer une nouvelle fois de son cancer de la prostate pile une semaine avant le référendum ! (alors que le tout un chacun n’est opéré qu’une seule fois d’un tel cancer). De toute façon, la construction de l’Europe a été imposée par les "Américains" avec le plan Marshall en 1947, en contre partie de leur "aide" financière. Le suffrage universel est ridicule4. "Le capitalisme, c’est la loi du plus salaud", que peut donc le suffrage universel contre lui ? Si voter pouvait changer quelque chose, ce serait interdit !

 La bourgeoisie préfère la lutte électorale à la lutte des classes. Et le pseudo-combat entre droite politicienne et gauche politicienne n’est que le spectacle (au sens de Debord) de la lutte des classes. C’est-à-dire que, par un subterfuge bien mené, le pouvoir prestidigitateur a pu subtiliser la lutte des classes et la remplacer par le pseudo-combat électoral droite-gauche sans que personne ne s’en rende compte. Les vaincus ferment les yeux : il est plus facile de ramper vers une urne que de se lever comme le Che, kalachnikov à la main. Oui, le suffrage universel est bien un calmant5, destiné, comme chez Staline, à enfermer la contestation dans une camisole chimique. Si la grève et la critique sont des armes fondamentales du prolétariat, on peut quand même dire avec Karl Marx : « L’arme de la critique ne remplacera jamais la critique par les armes. »

 

Fait en commun le 4 avril 98 par le comité : « Votez dur, votez mou, mais votez dans le trou ! »

 et par le comité : « Aux armes, citoyens ! »

 

Notes :

1) On n’a jamais autant lu Karl Marx dans les pays de l’est de l’Europe que depuis le spectacle de l’effondrement d’un communisme qui n’y a jamais existé.

2) Ceci dit, je n’écris pas ces dernières lignes pour inciter au changement du type des questions mais seulement pour la démonstration.

3) " Les journalistes sont au service de ceux qui les paient ", comme dirait, je suppose, Serge Halimi.

4) Si on avait encore quelques doutes à ce sujet, les articles du Monde Diplomatique sur l’A.M.I. se chargeraient de nous les enlever.

5) Comme vous le dites, Monsieur le Professeur de science politique, dans les premières phrases où je vous cite.

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Les joyeuses tueries du président. !!

15 Septembre 2012 , Rédigé par dodo

A la convention démocrate, Obama se vante d’être « le Président qui n’a pas peur de tuer »
11 septembre 2012 - 14:34
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11 septembre 2012 (Nouvelle Solidarité) — En 1980, Ronald Reagan a battu le président sortant Jimmy Carter en demandant aux électeurs si leur situation personnelle s’était améliorée depuis quatre ans. Comme il s’agissait d’une période de forte inflation et de faible croissance, la réponse évidente était « non », et le malheureux Carter ne trouva rien à répondre.

En 2012, un Mitt Romney dépourvu d’imagination pose la même question, sachant qu’en dépit des assurances données par la Maison Blanche d’une « lente reprise » de l’économie, la majorité des électeurs ont connu des difficultés économiques sévères depuis 2008, et que la réponse serait encore une fois « non ».

Si les partisans de Barack Obama doivent effectivement reconnaître que la reprise est lente, ils mettent cela sur le dos de son prédécesseur – même si Obama a poursuivi les pires aspects de la politique économique du président Bush, à savoir le sauvetage des banques – et sur le dos des républicains qui contrôlent le Congrès, bien que les démocrates aient eu la majorité des deux chambres pendant les deux premières années de la présidence Obama.

Barack Obama et ses porte-parole à la Convention démocrate ont beau répéter que « les perspectives sont bonnes mais que nous avons besoin d’un peu plus de temps », leur optimisme a été brutalement démenti par de nouvelles statistiques montrant qu’il n’y avait eu aucune création nette d’emplois au cours des neuf derniers mois, tandis que les Américains sont plus nombreux que jamais (46 millions) à dépendre de l’aide publique pour acheter de la nourriture. Selon la dernière étude du département de l’Agriculture, un Américain sur six ne mangeait pas à sa faim en 2011 et neuf millions d’enfants vivaient dans l’« insécurité alimentaire ».

Par conséquent, le seul argument économique que la campagne d’Obama puisse invoquer en faveur d’un nouveau mandat de quatre ans, serait de dire que la politique de Romney serait encore pire. Bien que Romney n’ait rien proposé jusqu’à présent pour arrêter la désintégration de l’économie et du système financier, entre 55 et 65 % des électeurs, suivant le sondage, disent qu’ils ne font pas confiance à Obama sur le plan économique.

Il n’est donc pas surprenant que l’équipe du Président ait choisi de tabler sur l’image d’« Obama le tueur en chef », martelant en particulier « qu’il a eu la peau d’Oussama ben Laden ». Selon un commentateur, le nom de Ben Laden a été prononcé si souvent à la Convention qu’on aurait pu croire qu’il s’agissait du colistier d’Obama !

Cette tactique se reflète dans la réponse macho du sénateur John Kerry à la question de Romney : « Demandez à Oussama ben Laden si sa situation est meilleure aujourd’hui qu’il y a quatre ans. » Le vice-président Biden, de son côté, a proposé comme slogan : « Ben Laden est mort, General Motors est vivant », en référence au sauvetage de GM (qui aura sans doute besoin d’un nouveau renflouement l’année prochaine).

Lors de son interview à CNN pendant la convention, Obama a largement affiché son intention de se présenter comme « le Président qui tue », lorsqu’on lui a demandé sur quels « critères » il s’appuie pour lancer des frappes mortelles par drone. Bien qu’il n’existe aucune disposition juridique ni constitutionnelle autorisant un Président à ordonner un « assassinat ciblé », Obama a souligné qu’il décide personnellement de qui tuer car le droit américain l’y autorise ! Les cibles, ajouta-t-il, doivent représenter une menace « sérieuse et non spéculative », mais son administration n’a jamais présenté la moindre preuve contre ceux qui ont déjà été assassinés, y compris des citoyens américains. De même, il n’a rien à dire sur les centaines, voire les milliers de civils abattus par drone sur ses ordres en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen.

S’il est impossible de connaître les chiffres exacts, des experts estiment que ces attaques de drones auraient tué au moins dix fois plus de civils que de terroristes présumés (mais non prouvés). En outre, Obama et son département de la Justice se refusent à poursuivre en justice un seul des Américains accusés de torture, sans parler de ceux qui donnaient les ordres, et ils viennent de classer sans suite les dernières enquêtes.

A l’extérieur du site de la Convention, les militants larouchistes (LPAC) ont pu recueillir le sentiment des délégués participants à l’évènement. De nombreux militants démocrates s’avouent troublés par les méthodes anti-démocratiques employées par le Parti pour étouffer les voix dissidentes.

Depuis le début de la campagne cette année, en dépit de nombreux signes indiquant que les électeurs cherchent une alternative (plus de 40 % des voix dans les primaires démocrates d’au moins cinq Etats ont choisi un autre candidat que le Président sortant), toute opposition à sa réélection a été brutalement rejetée.

Par exemple, lorsque des membres du Comité de rédaction du programme ont voulu y inclure le rétablissement de la loi Glass-Steagall, des proches du président les en ont dissuadé par des mensonges et des intimidations, puisque Obama s’oppose fermement à une régulation sérieuse du monde bancaire et financier. Selon des membres de ce Comité, hormis le Glass-Steagall, une quarantaine de résolutions ont été rejetées d’office. En revanche, les participants étaient appelés à approuver sans discussion l’agenda d’Obama.

Le seul sujet controversé soumis aux délégués de la convention concernait la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. Cette disposition, figurant dans le programme de 2008, avait été supprimée cette année, provoquant la colère d’Obama qui la fit réintégrer. Lors de sa lecture publique, de nombreux délégués se sont révoltés, exigeant un vote.

Après trois votes par acclamation, il était indéniable que la majorité s’opposait toujours à cet article imposé par Obama. Cela n’a pas empêché le président de la session de le déclarer adopté, à la grande colère de ceux qui craignent qu’Obama n’encourage le Premier ministre Netanyahou à attaquer l’Iran.

Autre sujet litigieux, l’immigration. Si Obama a signé un ordre exécutif accordant l’immunité à un groupe spécifique de jeunes immigrés clandestins, il a par ailleurs fait expulser plus de 1,9 million d’immigrés, plus que tout autre Président de l’histoire.

Des militants du LPAC ont pu distribuer sur place des milliers de tracts, notamment sur le danger de guerre. Ils furent frappés, mais non surpris, par le manque d’enthousiasme ressenti par les délégués à l’égard de l’homme en qui ils avaient mis tant d’espoir il y a quatre ans.

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Oligarchie satanique contre la syrie !---28.08.2012

1 Septembre 2012 , Rédigé par dodo

Le Plan Brahimi
par Thierry Meyssan

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 28 août 2012

mercredi 29 août 2012, par Comité Valmy

 

La presse occidentale salue la témérité de Lakhdar Brahimi qui relève le gant et accepte de remplacer Kofi Annan comme représentant spécial conjoint des secrétaires généraux de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie. En réalité, note Thierry Meyssan, sa mission est toute autre. À défaut de changer le régime de Damas, cet homme de confiance de l’OTAN est chargé de déclencher une guerre civile en Syrie.

Lakhdar Brahimi et Ban Ki-moon

Suite au deuxième véto russo-chinois interdisant une intervention étrangère en Syrie (4 février), les Occidentaux ont feint de rechercher la paix tout en conduisant une vaste guerre secrète. Sur la scène diplomatique, ils mirent en avant le Plan Lavrov-Annan, tandis qu’en sous-main ils acheminaient des dizaines de milliers de mercenaires et que certains des observateurs des Nations Unies convoyaient les chefs de l’ASL, organisant leurs déplacements malgré les barrages. L’attentat qui décapita le commandement militaire syrien (18 juillet) devait ouvrir la porte de Damas aux Contras et permettre aux Occidentaux de « changer le régime ». Il n’en fut rien. Tirant les leçons de cet échec, et malgré le troisième véto russe et chinois, les Occidentaux ont choisi de franchir un pas : à défaut de « changer le régime », semer le chaos. Pour cela, ils ont saboté le Plan Lavrov-Annan et annoncé leur intention d’assassiner le président Bachar el-Assad.

L’opération a débuté par des fuites organisées dans la presse. Reuters [1], NBC [2], Le Parisien [3], Le Canard enchaîné [4], The Sunday Times [5] et Bild am Sonntag [6] ont révélé que Barack Obama avait autorisé depuis des mois une ingérence militaire secrète ; que les États-Unis, la Turquie, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne agissaient de concert ; et que cette guerre secrète était coordonnée depuis un quartier général installé sur la base de l’OTAN à Incirlik.

Dès la révélation de l’ordre présidentiel US, Kofi Annan présenta sa démission. Il était devenu vain d’exiger un cessez-le-feu au nom du Conseil de sécurité alors que des membres dudit Conseil revendiquaient être les fauteurs de guerre. L’envoyé spécial des secrétaires généraux de l’ONU et de la Ligue arabe précisa que, désormais, il serait impossible à quiconque de poursuivre sa mission, puisque cette mission elle-même était illusoire au vu des « désunions » du Conseil [7].

Malgré cela, les Occidentaux ont pu compter sur les secrétaires généraux de l’ONU et de la Ligue arabe pour donner une apparence de pacifisme et de légalité à leurs ambitions impériales. Ceux-ci ont donc désigné un nouveau représentant spécial conjoint, Lakhdar Brahimi. Selon le communiqué de nomination, Ban Ki-moon ne lui a pas donné comme mission de mettre en œuvre le Plan Lavrov-Annan approuvé par le Conseil de sécurité, mais d’user de « ses talents et [de] son expérience extraordinaires » pour conduire la Syrie vers « une transition politique, conformément aux aspirations légitimes du peuple syrien » [8].

Pour comprendre ce qui se prépare, il suffit de se souvenir ce que sont « les talents et l’expérience » de M. Brahimi. Fils d’un collaborateur de l’Occupation française —et non pas d’un héros de l’Indépendance algérienne comme il aime à le faire accroire en utilisant une homonymie—, Lakhdar Brahimi est un des thuriféraires de l’« ingérence humanitaire », expression politiquement correcte pour désigner le néo-colonialisme. Son nom reste attaché au rapport de la Commission qu’il présida sur les Opérations de maintien de la paix. Il ne s’interrogea pas sur la dérive qui a conduit l’ONU à créer des forces d’interposition pour imposer des solutions politiques contre l’avis de belligérants au lieu de veiller à l’application d’accords de paix conclus équitablement entre eux. Au contraire, il préconisa d’asseoir cette gouvernance mondiale sur une doctrine d’intervention et un service de renseignement supra-national [9]. Ainsi fut créé le service « d’appui à la décision ». Par la suite, et sans même en informer le Conseil de sécurité, Ban Ki-moon signa un protocole avec son homologue de l’OTAN (23 septembre 2008), qui lie ce service à l’Alliance atlantique [10]. Voilà pour les « talents ».

Quant à l’« expérience » de M. Brahimi, elle l’a conduit à inventer le régime confessionnel libanais (Accord de Taëf) et à instituer le narco-régime afghan (Accord de Bonn). Il tenta aussi de participer au « remodelage » de l’Irak, c’est-à-dire à sa partition en trois États distincts, dont un sunnite où l’on eut rétabli la monarchie hachémite. Alliant l’utile à l’agréable, il maria sa fille Rym (alors journaliste à CNN) au prince Ali, de sorte que si celui-ci devenait roi, elle serait reine d’Irak. Cependant sa mégalomanie se heurta à la résistance farouche du Baath et Washington abandonna le projet.

Ce n’est pas tout. Ses biographies officielles omettent de rapporter que le grand « démocrate » Lakhdar Brahimi fut un des 10 membre du Haut Conseil de Sécurité qui perpétra à Alger le coup d’État de 1992, annulant les élections législatives, contraignant le président Bendjedid à la démission et installant les généraux janviéristes au pouvoir [11]. Il s’en suivit une guerre civile —modèle que Washington souhaite appliquer aujourd’hui à la Syrie— où les deux camps à la fois furent manipulés par les États-Unis. Durant cette période, le leader des islamistes, Abbassi Madani (aujourd’hui réfugié au Qatar) prit comme conseiller politique le pseudo-laïque Burhan Ghalioun (futur président du Conseil national syrien). La faction islamiste armée GSPC (renommé en 2007 Al-Qaida au Maghreb islamique) s’entraîna au maniement des armes avec le Groupe islamique combattant en Libye (renommé dès 1997 Al-Qaeda en Libye) ; la plupart des combattants des deux groupes sont aujourd’hui incorporés dans l’Armée « syrienne » libre.

C’est dans ce contexte que le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a inspecté les bases arrières françaises installées dans les États frontaliers de la Syrie. De passage en Jordanie, il a déclaré : « Je suis conscient de la force de ce que je suis en train de dire : M. Bachar Al-Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre » [12]. Sans avoir à pointer le pouce vers le sol, Fabius Imperator est donc passé du « Bachar doit partir ! » au « Bachar doit mourir ! »

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Les Occidentaux ont un message pour Moscou et Pékin. Ils ne céderont pas. Ils iront jusqu’au bout par n’importe quels moyens.

Thierry Meyssan

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HYPOCRISIE DES RESPONSABLES DES DECHETS INDUSTRIELS

26 Août 2012 , Rédigé par dodo

Menons de concert une œuvre honorable, nettoyons tous la planète des déchets industriels qui la défigurent !!!

Quelle délicieuse émulation pour tous ceux qui vont allègrement s'investir dans cette quête bienfaitrice, cette recherche du Saint Graal des temps modernes.

N'avez-vous pas remarqué avec quelle célérité les médias reprennent en cœur cette poussée de civisme et de désintéressement ? Les acteurs de ces opérations sont les hérauts des temps modernes, ils luttent activement contre le Dragon de la pollution, des Chevaliers des temps modernes qui, dans leurs combinaisons de plastique bariolé aux couleurs des "partenaires" bienfaiteurs de ces opérations viennent œuvrer pour le bienfait de tous.

Ben voyons !!!

Ces opérations sont encore une manifestation de l'hypocrisie qui nous entoure, nous dévore et finira par nous perdre.

Les commanditaires de ces opérations sont en fait les industries génératrices de pollution qui cherchent par ce biais à se forger une image immaculée de respect de l'environnement, et qui envoient des idiots décérébrés faire ne ménage à leur place. Qui "sponsorise" le Wold Clean Up 2012 en France ? ... Free, mais surtout PSApollueur notoire.

Quand je regarde le contenu de ma poubelle, et que je la compare à celui des poubelles de mon enfance, je me rends compte que quelque chose ne va plus.

Avant, les poubelles contenaient des déchets essentiellement naturels (surtout alimentaires, genre fanes de carottes ou peaux de bananes).

Aujourd'hui, ma poubelle est essentiellement remplie d'emballages plastiques, de sur-emballages, de "conditionnements de regroupement" et autres "machins" totalement inutiles. Et je les paye quand je vais faire les courses car je n'ai pas le choix.

La majorité de ces emballages n'ont aucune raison objective de se retrouver dans ma poubelle : Ils ne servent qu'à rendre le produit plus attractif (le contenant étant plus important que le contenu - et coûtant souvent plus cher que le produit à mettre en valeur), à faciliter le chargement des gondoles de supermarchés, à nous forcer à acheter plus d'articles que nous le souhaitons (vente groupée), etc...

Ces conditionnements inutiles devraient être retirés en caisse et détruits ou recyclés aux frais des réseaux de distribution. Ils ne nous sont d'aucune utilité. Mais la quête du profit à tout prix "force" ces entreprises à "socialiser" ces frais cachés en faisant payer leur destruction par le contribuable via la "taxe de ramassage et de recyclage des ordures ménagères". Ce ne sont pas des déchets ménagers, ce sont des déchets INDUSTRIELS. Nous n'avons donc AUCUNE RAISON d'avoir à les payer (2 fois : pour leur fabrication, puis pour leur destruction).

Comme le système de récupération des ordures ménagères est totalement saturé et peu efficace car désormais contrôlé par des lobbies qui ne pensent qu'à faire des profits à court terme sur les déchets générés par d'autres lobbies qui appartiennent sans doute aux mêmes actionnaires (il n'y a pas de petit profit), il y a des "débordements" et de nombreux déchets se retrouvent en dehors des décharges...

Le ramassage de ces déchets devant coûter très cher, il est alors nécessaire de continuer la politique de "socialisation" des coûts mais de manière plus sournoise, en se basant sur le "bon cœur" des intervenants et en faisant passer les détracteurs pour des "pourris" pollueurs pétris d'égoïsme.

On utilise les mêmes ficelles que pour le Sidaction, pour le Téléthon, et d'autres "œuvres humanitaires"... Les actions sont financées par nous tous, mais qui va bénéficier des retombées ? Toujours les mêmes : Sidaction, Téléthon => les laboratoires pharmaceutiques bénéficient d'avancées GRATUITES car payées par nous tous, mais se débrouilleront pour faire breveter le fruit de ces recherches pour leur plus grand profit. Sans compter les "amis" qui, salariés de ces "organisations caritatives", vivent grassement de salaires fort mal obtenus. Et toutes ces "Fondations" qui ne sont que des "niches fiscales" destinées à faire une publicité gratuite en ne payant pas d'impôts... Quelle honte.

Dans la même veine, je suis scandalisé par le traitement des "marées noires". Souvenez-vous de l'Amoco-Cadiz, de l'Erika, et de tous les autres. Des armées de bénévoles sont allés nettoyer les côtes pendant que les avocats des compagnies pétrolières cherchaient toutes les solutions légales pour qu'elles n'assument pas leurs responsabilités. Et les bénévoles se sont ruinés la santé en inhalant des vapeurs toxiques, avec des composés hautement cancérigènes qui ont allègrement colonisé leurs organismes en pénétrant par le peau : Les hydrocarbures lourds migrent à travers la peau et se retrouvent concentrés dans les poumons, le foie et les reins, causant 20 ans plus tard des cancers "inexplicables"...

Tous ces pollueurs patentés devraient être mis en face de leurs responsabilités et devraient être condamnés à nettoyer eux-mêmes les ravages qu'ils font subir à l'environnement. Le nettoyage devrait être fait par des professionnels uniquement, et effectué rapidement avec des peines d'astreinte dissuasives. Seul le porte-monnaie compte pour ces entreprises. Si on les touchait "là où ça fait mal" ils réfléchiraient à deux fois avant de nous inonder de sur-emballages inutiles, de produits jetables "merde in China" ou en affrétant des "poubelles flottantes" pour transporter des cargaisons quelles qu'elles soient.

La prochaine fois que vous verrez une publicité fort bien médiatisée pour une action visant à "sauver la planète", réfléchissez à deux fois et essayez de trouver qui se cache derrière cette "œuvre humanitaire".

Et surtout, combattez ceux qui profitent de notre bienfaisance afin d'atteindre des objectifs très éloignés des nôtres. Derrière toute "œuvre caritative" se cachent des profits bien réels qui ne seront pas partagés.

Je vous remercie pour votre indulgence.

 

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DETTES imaginaire !!

24 Août 2012 , Rédigé par dodo

On nous parle de chiffres, de comptes d’apothicaire, on exige de s’en tenir à des accords signés sous la menace et le chantage. Au point d’arriver à des situations absurdes : hier la troïka (FMI, BCE, EU) constatait que la baisse des salaires et des retraites en Grèce qu’elle avait exigé aura comme effet une rentrée moindre d’impôts. Qu’à cela ne tienne : la Grèce (qui est par ailleurs en « cessation de payement technique ») devra trouver de toute urgence (donc, une fois de plus chez les salariés et les retraités) treize milliards au lieu de onze. Puis, le compte n’y étant toujours pas, puisqu’il y aura encore moins de rentrées fiscales, on exigera quinze, puis dix-sept… Cette dynamique de l’absurde personne ne la conteste. Cette barbarie qui réduit les pensions et les salaires faméliques, on lui donne toujours le nom de reforme structurelle. Cette récession organisée qui amène le chômage pour plus de quarante pour cent de la population active est toujours considérée comme la « bonne voie à suivre » et, selon Mme Merkel et son ministre des finances, il ne faut pas en dévier d’un millimètre. La France et son président ne sont pas en reste : entre les banques françaises et le peuple grec, le choix est vite fait. Quant aux Etats-Unis, ils trouvent que la « rigueur budgétaire » imposée à Athènes sera en fin de compte « salutaire ». Mais pas chez eux : pour atteindre un équilibre budgétaire comme celui que l’on exige de la Grèce, il faudrait augmenter les impôts de 64%. Aucun exécutif américain n’ayant des tendances suicidaires, le « vide budgétaire » des USA atteindra globalement cette année plus de 220 mille milliards selon L. Kotlikoff et S. Burns (Bloomberg views, 11/8/2012). Rien qu’en 2012, la dette américaine a augmenté de onze mille milliards. 

Entre temps, les « investisseurs », s’appuyant sur des rumeurs concernant l’hypothétique lancement d’un nouveau produit ont fait de Apple l’entreprise la plus « capitalisée » du monde avec plus de cinq cent milliards. 

Entre temps, la justice, la police et l’éducation grecques s’effilochent dangereusement tandis que le citoyen grec est sommé de ne pas dépenser plus de 1.500 euros annuels pour sa santé, sinon il ne sera plus remboursé. De toute façon, il aurait du mal à le faire puisque toute une série de médicaments touchant à l’essentiel de sa santé (maladies cardio-vasculaires, cancers, infections pulmonaires, etc.) ne sont plus remboursés. 

Rien à voir direz-vous ? 

Pour les citoyens grecs, espagnols ou italiens, mais aussi chypriotes ou roumains (et tant d’autres) la question est justement là. Comment accepter que les banques continuent à frauder impunément (Deutsche Bank, Standard Chartered, Royal Bank of Scotland soupçonnées de blanchir de l’argent iranien et, avec bien d’autres, de manipuler leur Libor paient des simples amendes pour arrêter les enquêtes) ; que les « investisseurs » jouent sur des rumeurs d’une part (surévaluant en se « fixant sur des entreprises qui n’ont pas besoin d’eux) et, d’autre part, misent sur la faillite des Etats en faisant en sorte que celles-ci aient bien lieu. Que les états n’ont plus d’autre politique que celle qui consiste à « sauver les banques » tout en se faisant bien voir par le marché (ces mêmes banques et leurs actionnaires et clients) pour pouvoir emprunter à des taux très bas, ce qui fait peut-être leur affaire mais en aucun cas celui de l’économie réelle et des citoyens. Continuer à emprunter à des banques tricheuses et à un marché désormais incontrôlable ne peut plus se faire qu’en affamant les peuples, en tuant le commerce et l’industrie et en n’investissant que sur des entreprises déjà hyper rentables (et ce au jour le jour). Les pays qui considèrent que ce système n’est plus viable devront être démantelés, écrasés, soumis. Les économistes qui le critiquent réduits au silence. Les partis politiques et les syndicats qui le contestent seront (et de la manière la plus grossière, comme se fut le cas en Grèce) combattus comme des martiens belliqueux ou des extrémistes dangereux et irresponsables. 

Le monde rationnel est mort, vive celui du chantage. L’Etat de droit se meurt, vive celui d’un désordre injuste qui ne cherche même plus à se justifier…

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