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dodo
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Tué par des innocents racistes ???

8 Juin 2013 , Rédigé par dodo

Clément venait d’être massacré quand certains ont ouvert leurs commentaires. Il y a eu bien sûr la parole des professionnels de la confusion et autres condisciples réactionnaires qui se repaissent de toutes ces paraphrases ignobles que certains sites web leur permettent d’étaler. Honte à ceux qui laissent s’implanter la haine tranquille.

Il n’y a aucun doute. C’est bien parce qu’il était militant antifasciste que Clément Méric a été tué.

Alors, combien de propos insultant la résistance antifasciste allons-nous supporter ? Quels sont ces travestissements iniques qui passent encore par les écrits ou par les ondes ?

Et quels sont ceux qui, professionnels de l’information, peuvent être fiers des fausses questions qui ont été posées ? Je ne sais pas ce que les analyses racontent, mais je sais qui devrait avoir honte, qui a la mémoire si courte, si rétrécie.

Honte à ceux qui, associant nazillons et antifascistes dans un même opprobre ont osé parler d’une rixe entre extrême-droite et extrême-gauche comme si cela les exonérait de réfléchir. Honte à tous ceux-là qui ont prétendu que les extrêmes se valent, ceux-là qui ont cru bon de jeter aux oubliettes des décennies de lutte antifasciste, ceux-là ont oublié les assassinés des nazillons, les récidives des crânes rasés. Mais combien de crimes faut-il pour ouvrir les yeux ? La haine des fachos tue sans cesse et sans honte. Honte à vous qui avez laissé faire, laissé dire que les nationalistes, les fachos de tout poil avaient le droit de nous empester. Tu me connais, facho, tu m’as promis le sang. Tu me connais FJN, Troisième voie, Œuvre Française, Printemps Français, Civitas. Certains des tiens s’inspirent de la même couleur brune à peine délavée par les vilenies et les mêmes saluts pestilentiels d’autrefois. Ils se délectent à longueur de journées des vidéos les plus monstrueuses de la seconde guerre, des images les plus horribles des camps d’extermination, des grands-messes nazies, et ne savent déchiffrer que les écrits de pervers de la raison comme Arthème Fayard, Charles Mauras et Brasillach. Honte à ceux qui ont laissé faire cela.

Clément venait à peine de sombrer dans un coma inéluctable que certains ont disculpé pêle-mêle le Front National, les réactionnaires de la droite décomplexée, la Manif anti-égalité du mariage et les petites phrases répétées jour après jours. Honte à vous, qui, en dépit de mille reportages, de mille avertissements, prétendent encore que les nazillons et leurs zélateurs n’accompagnent pas systématiquement les idées du parti des Le Pen. Ce n’est pas une porosité inconnue. Oui, les fachos font le coup de poing pour ces partis représentés. Oui, il y a des nostalgiques de Pétain, de Mussolini ou de l’OAS dans ce parti officiel. Honte à ceux qui ont laissé faire cela.

Clément ne respirait déjà plus que certains persistaient à s’interroger publiquement sur qui avait commencé. Je peux le révéler. C’est Missak Manouchian, c’est Buenaventura Durruti, c’est Enrique Perez-Faras, c’est Erich Mühsam, c’est Pierre Brossolette qui ont commencé la résistance antifasciste, avec des armes, avec des mots, avec des cœurs. Ceux-là n’ont pas accepté que les immondes zélateurs du boucher Mussolini, que les abjects nostalgiques de Pétain, que les méprisables chagrinés du Caudillo et autres ignobles petits colonels à moustache installent leur dictature. Ceux-là ont porté la lutte pour la liberté et l’émancipation des humains, ceux-là sont morts déportés, fusillés, torturés.

Le corps de Clément n’était pas encore froid que certains maintenaient encore que la glose des réactionnaires ne constituait finalement pas un problème pour des thèmes de débats. Honte à tous ceux-là qui laissent dire les diffamations racistes, les calomnies contre la résistance et qui laissent faire les ségrégations, qui encouragent les exclusions et tout ce qui ouvrent la porte des fachos. Honte à ceux qui ont laissé faire, laissé dire « le bruit et l’odeur », « le karcher », « le pain au chocolat » et de pires obscénités encore. Honte à ceux qui ont laissé faire cela. La France, comme d’autres Pays, s’est construite contre les fachos, contre les nazis, mais c’est aussi ici qu’ont été développées les plus grandes idées humanistes. Non, les fachos ne passeront pas ici.

Ceux qui ont entamé la résistance difficile contre les idées des nazillons et autres diminués du bulbe le savent pertinemment. Une ambiance réactionnaire imprègne certains plans de notre société, une sorte de culture fasciste gangrène des parts entières de notre vie et insinue progressivement dans les esprits faibles la vilénie de ses confusions. Honte à ceux qui ont laissé faire cela.

Mourir un 5 juin. La météo a été un sujet de préoccupation constant ces derniers jours où chaque journal titrait presque quotidiennement sur la recherche du printemps. Je pense à toi, Clément, à tous les antifascistes du monde. Oui, il a fait froid en France, un froid de facho, un temps de nazi.

Honte à ceux qui ont laissé faire cela. No Passaran.

Thierry Lodé. Professeur d’écologie évolutive

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mam tina la satanique !

5 Mai 2013 , Rédigé par dodo

Dans le sillage du départ de Thatcher, je me rappelle de ses victimes. La fille de Patrick Warby, Marie, fut l’une d’entre elles. Marie, âgée de cinq ans, souffrait d’une déformité intestinale et avait besoin d’un régime alimentaire spécial. Sans lui, la douleur était abominable. Son père était un mineur de Durham et avait utilisé toutes ses économies. C’était l’hiver 1985, la grande grève avait été lancée depuis près d’un an et la famille était ruinée. Bien que son éligibilité ne fut pas niée par le département de la sécurité sociale, on refusa une aide à Marie. Plus tard, j’ai obtenu les archives du cas qui montrèrent que Marie avait eu son cas refusé parce que son père était sous le coup “d’un conflit du travail”.

La corruption et l’inhumanité durant l’ère Thatcher n’ont connu aucune limites. Quand elle arriva au pouvoir en 1979, Thatcher demanda un embargo complet sur les exportations de lait vers le Vietnam. L’invasion américaine avait laissé plus d’un tiers des enfants vietnamiens mal nourris. Je fus le témoin de beaucoup de visions d’horreur, incluant des bébés devenant aveugles à cause du manque de vitamines. “Je ne peux pas tolérer ceci”, disait un médecin angoissé dans un hôpital pédiatrique de Saïgon, alors que nous regardions mourir un jeune garçon. Oxfam et Save the Children avaient expliqué au gouvernement britannique la gravité de la situation et de l’urgence. Un embargo mené par les Etats-Unis avait forcé une hausse des prix du kilo de lait de plus de dix fois celui du kilo de viande. Beaucoup d’enfants auraient pu recouvrer la santé avec le lait. L’embargo de Thatcher fut maintenu.

Au Cambodge voisin, Thatcher a laissé une autoroute de sang, secrètement. En 1980, elle demanda que le régime défunt et défait de Pol Pot, tueur de 1,7 millions personnes, garde son “droit” de représenter ses victimes à l’ONU. Sa politique était une vengeance à l’égard du libérateur du Cambodge: le Vietnam. Le représentant britannique reçut les instructions de voter avec Pol Pot à l’OMS, ainsi empêchant celle-ci de donner de l’aide là où elle était la plus nécessaire sur terre à cette époque.

Pour cacher cette ignominie, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Chine, les soutiens principaux de Pol Pot, inventèrent une “coalition de résistance”, dominée par les forces Khmers Rouges de Pol Pot et soutenue, suppléée par la CIA dans des bases le long de la frontière thaïlandaise. Il y avait un grain de sable. A la suite de l’affaire de l’Irangate et de la débâcle politique des armes pour les otages, le congrès américain avait interdit toutes les aventures de politique étrangère. “Dans un de ces accords que ces deux aimaient faire”, a dit un vétéran de Whitehall au Sunday Telegraph, “le président Reagan demanda à Thatcher que le SAS britannique prenne en charge l’affaire cambodgienne. Elle accepta sans problème.”

En 1983, Thatcher envoya le SAS britannique pour entraîner la “coalition” dans sa forme si distinctive de terrorisme. Des équipes constituées de 7 hommes du SAS arrivèrent de Hong Kong et les soldats britanniques se mirent à entrainer les “combattants de la résistance” en leur apprenant à poser des champs de mines anti-personnelles dans un pays dévasté par le génocide et ayant à cette époque le plus haut taux de mortalité au monde par mines anti-personnels.

J’ai rapporté ceci à cette époque et plus de 16 000 personnes écrivirent à Thatcher des lettres de protestation. “Je confirme”, répondit-elle au leader de l’opposition Neil Kinnock, “qu’il n’y a aucune implication du gouvernement britannique en ce qui concerne l’entrainement, l’équipement ou la coopération avec les Khmers Rouges ou leurs alliés.” Le mensonge était époustoufflant. En 1991, le gouvernement de John Major a admit au parlement que le SAS avait bel et bien entrainé la “coalition”. “Nous aimons les britanniques”, m’avait déclaré plus tard un combattant Khmer Rouge. “Ils sont très bons à nous apprendre comment faire des pièges, booby traps. Des gens sans méfiance, comme les enfants dans les rizières, sont les principales victimes.”

Quand les journalistes et les produceurs du documentaire référence d’ITV, “Death on the Rock”, exposèrent comment le SAS avait contrôlé les autres escadrons de la mort de Thatcher en Irlande et à Gibraltar, ils furent harcelés par les “journalistes” de Ruppert Murdoch, se planquant alors derrière les barbelés de Wapping. Bien qu’exonérée, Thames TV perdit sa franchise ITV.

En 1982, Le croiseur argentin, General Belgrano, patrouillait en dehors de la zone d’exclusion maritime des Falklands. Le vaisseau ne posait aucune menace et pourtant Thatcher ordonna qu’il fut coulé. Il y eu 323 victimes, des marins dont beaucoup étaient des conscrits de moins de vingt ans. Le crime avait une certaine logique. Parmi les plus proches alliés de Thatcher figuraient des tueurs en série comme Pinochet du Chili ou Suharto d’Indonésie, “responsables de la mort de plusieurs millions de personnes” (Amnesty International). Bien que l’état britannique ait armé depuis longtemps les plus grandes tyrannies au monde, ce fut Thatcher qui amena un zèle de croisade dans les contrats, vantant les meilleurs points techniques des moteurs d’avion de combat avec des princes saoudiens durs en affaire et demandeurs de pots-de-vin. Je l’ai filmé dans un salon de l’armement, caressant un missile rutilant et disant: “Je prendrai un de ceux-ci”.

Dans son enquête des armes pour l’Irak, Lord Richard Scott a entendu des preuves qu’un segment entier du gouvernement Thatcher, de hauts-fonctionnaires aux ministres, avaient menti et enfreint la loi en vendant des armes à Saddam Hussein. Ils étaient ses “p’tits gars”. Feuilletez les vieux numéros du Bahdad Observer et on y voit les photos de ses p’tits gars, la plupart membres de cabinets ministériels, sur la couverture, assis avec Saddam sur son fameux divan blanc. Il y a là Douglas Hurd, un David Mellor rayonnant, lui aussi du ministère des affaires étrangères et ce vers l’époque où leur hôte avait ordonné la gazage de quelques 5 000 Kurdes. Suivant cette atrocité, le gouvernement Thatcher doubla les crédits de Saddam.

Peut-être est-il trop facile de danser sur sa tombe. Ses funérailles furent une opération de propagande digne d’un dictateur: un show absurde de militarisme dégoulinant, comme si un coup d’état venait d’avoir lieu. Et il a eu lieu. “Son véritable triomphe”, a dit un autre des ses p’tits gars, Geoffrey Howe, un ministre de Thatcher, “a été de ne pas avoir transformé un parti politique, mais deux, ainsi lorsque le parti travailliste retourna aux affaires, le gros du boulot du thatchérisme était accepté comme étant irréversible.”

En 1997, Thatcher fut le premier ex-premier ministre à visiter Tony Blair après qu’il fut entré à Downing Street. Il y a une photo d’eux, unis en un rictus: le criminel de guerre bourgeonnant et son mentor. Lorsque Ed Milliband, dans son “tribut” onctueux, caricatura Thatcher comme une “brave” héroïne du féminisme, dont il honorait personnellement les résultats, alors vous saviez que la vieille tueuse n’était pas du tout morte.

 

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Un capitaliste à visage humain au XXI-Siècle ? on rigole.!

16 Avril 2013 , Rédigé par dodo

Quelle aura été l'évolution du binôme salariat/patronat depuis la mise en œuvre de l'organisation scientifique du travail Tayloriste du début du XX siècle en Europe ? Il apparaît que les antagonismes de classes n'ont pas disparus. Ils ont été seulement habillés différemment au travers d'une période de progrès social, conjointement au développement économique appelé cycle des "trente glorieuses" 1945/1975 comparable au "compromis Fordiste" aux USA.

Il faut poser en remarque liminaire que le rapport hiérarchique du subordonné (salarié) envers le propriétaire (employeur) n'est pas exclusif des rapports de classes dans la cité. Le rapport de classes va concerner des interactions entre les milieux sociaux et sont parfois d'un ordre sociologique.

La notion d'appartenance à un groupe véhicule également le rapport de classes, par exemple : un élu par rapport à un citoyen, une personne représentant un ordre tels : un policier, un gendarme (force de la Loi), mais aussi, un juge, un avocat, un médecin, un professeur, un banquier, un notaire, etc...vont revêtir implicitement un "label" définissant un pouvoir objectif ou subjectif qui vont le situer dans une caste, une élite reconnue, accordée ou supposée.

Cela impliquera une notion de classe, par le savoir d'un métier expert, ou dans la possession d'un patrimoine, qui vont différencier les groupes sociaux non pas en termes de classe dominante/classe dominée implicitement mais plutôt en référent de classe. On peut parler de "statuts" qui sont rattachés à une classe. Laquelle classe n'est pas strictement homogène.

On définira une classe dite "bourgeoise" on s'entendra sur la notion de classe "ouvrière", sans que pour autant juridiquement cela ne soit constitutif d'un avantage autre que celui qui s'y rattache ( savoir de l'expert, richesse du patrimoine, d'un revenu, reconnaissance d'une charge, etc...).

Je traiterai des acteurs sociaux proprement dit -de l'entreprise- sur quatre cycles de l'économie :

-Première période : le Capitalisme Industriel allant jusqu'aux années 1945 (le Taylorisme, le Fordisme),

-Deuxième période : les Trente Glorieuses couvrant le boom économique et social des années 1945 à 75,

-Troisième période : le passage à l'Economie de Marché de 1975 à 95 (tournant de la Mondialisation) avec les années Thatcher, Reagan, l'Union Européenne,

-Quatrième période : les années de la Financiarisation de l'économie allant de 1995 à nos jours, ( métiers experts de la nouvelle économie)

Depuis la révolution industrielle fin du XIXe siècle, le Taylorisme constituait le standard du travail en usine. Avec la rationalisation de l'outil par le travail à la chaine, parcellisé, chronométré, la soumission aux contremaîtres, et le bureau des méthodes (ceux qui gouvernent et ceux qui exécutent). Sans vrais contre-pouvoir à l'époque, le droit syndical n'ayant pas de reconnaissance statutaire ouvrant droit à des prérogatives jusqu'en Mars 1968 en France. Ce ne fût acquis qu'au terme de luttes sociales longues et difficiles pour faire jurisprudence.

Ce modèle majoritaire d'industrialisation fût illustré par le film "Les Temps Modernes" de Charlie Chaplin, accompagnant l'essor du développement industriel dans les usines.

I- L ACCELERATION ECONOMIQUE

Pendant que l'agriculture se mécanisait et se modernisait, le commerce de son côté verra naitre le Libre-service et les grandes surfaces après 1960. Le développement des banques et compagnies d'assurances sur les quarante dernières années a lui aussi été vertigineux. Les salaires sont payés par virement nécessitant l'ouverture des comptes bancaires ce qui va lancer le développement des services proposant des plans d'épargne, puis -par la suite- des Sicav et Obligations .Dans ce contexte, l'essor bancaire va être démultiplié par des créations d'agence au pied de chaque quartier. Les banques vont devenir LA super puissance de l'économie, pour le meilleur et pour le pire. Un véritable "boom". On va donc assisté à une "tertiarisation" de l'économie, y compris avec un rééquilibrage de postes administratifs consacrés aux femmes. 

Roger Garaudy, théoricien marxiste, a repéré en 1970 cette mutation comme inéluctable et historique ; avec la prépondérance des "cols blancs" par rapport aux "cols bleus", au travers d'une nouvelle production sur le dernier quartile du XXe siècle. La robotisation de la production va optimiser les flux de marchandises, empruntant les techniques de Marketing pour maximiser les parts de marché, sous l'effet de la publicité, des études de segmentations, de positionnement, de promotions, etc...

Cette évolution de production/consommation de masse va entrainer des effets induits tels que le système du crédit venant en soutien au pouvoir d'achat ; avec le risque du surendettement et de l'aliénation aux envies. L'on se rend compte que le crédit à la consommation par le grand commerce lui même est devenu un levier dans les termes de l'échange. Dans le même temps on constate la part grandissante de la population des Employés des Services (Banques, Commerce, Assurances, Communication) au détriment des Ouvriers du secteur Agricole et du secteur Industriel.

L'émergence de ces néo-standards (col blancs/cols bleus) débouchera sur des nouvelles relations de travail. Les méthodes de Management avaient déjà évoluées à travers le siècle avec les expérimentations du Psychologue Elton Mayo, à la Western Electric, ce dernier travaillant sur la Motivation au travail en déduira l'importance des facteurs d'ambiance et de reconnaissance dans le souci d'une meilleure valorisation individuelle.

On associera les travaux de Frédrich Herzberg proposant "l'Enrichissement des Tâches" pour une meilleure responsabilisation. Mais aussi l'apport de Max Wéber sur la Bureaucratie ; jusqu'à l'expérience des groupes d'atelier "semi-autonomes" menée quelque temps en Suède à l'usine Volvo, fin des années soixante dix.

Pour la partie "encadrement" c'est la théorie de la DPO (Direction Par les Objectifs) qui devint le Graal dans les entreprises. Pourtant, dans la dernière période on va reproduire encore des réminiscences de type Taylorisme dans le tertiaire. S'agissant des call-center, des services cadencés type Mc Donald, des caissières d'hypermarché, avec une pauvreté d'initiative, le travail étant répétitif.

Les "Cercles de Qualité" Japonais implantés dans le secteur automobiles n'ont jamais dépassé le niveau de la "boite à idées", sans influence sur la hiérarchie et le commandement. Le début des années 70 verra s'inscre dans la Loi le droit aux congés de formation continue sans perte de salaire. C'est donc le souci constant de rendement -plus que d'asservissement- qui sera le véhicule des méthodes de management.

II- LA NOUVELLE PRODUCTION

L'ensemble des facteurs se production s'inscrit sur un marché concurrentiel "mondialisé", "robotisé", "informatisé" lui même articulé autour des nouvelles technologies. Avec comme moyen, un catalyseur : le Marketing, dans une quête d'innovation perpétuelle. La société des besoins se transformera en société de consommation, voir de consommation du désir, du type Hédoniste. Avec la résurgence de "l'individualisme", marotte bourgeoise et la perte des valeurs du collectif dans les rapports sociaux.

Ce qui sera accompagné par une poussée dogmatique de la croissance et du Libre-Echange du commerce international. En France, le Commissariat au Plan va être pourtant abandonné dans les années 70, jugé accessoire, entravant. Le ministère de l'Industrie, au lieu de gérer et prévoir les évolutions et tendances globales va plus s'occuper des plans de licenciement massifs. On parle déjà de crise. Comme en Lorraine, pour le charbon et l'acier, les Chantiers navals, le Textile dans le Nord, etc...

On compte sur le bénéfice des épargnants pour créer des flux en se fixant de juguler l'inflation... Le tropisme exacerbé de la globalisation -dont la construction européenne est un cadre commercial- va entrainer des ressentis différents envers ce nouveau paradigme. On verra donc se dessiner d'un côté les fervents partisans, de la "Mondialisation" : surtout des "décideurs économiques", grands groupes côtés en bourse au CAC 40, leaders sur leur marché "tout à l'export" ; les professions libérales, avec l'appui de la sphère bourgeoise, de "l'hyper classe" (Consultants, Avocats, Experts financiers, dirigeants de la Banque, de la Distribution, gros Agriculteurs...).

En bref, ceux qui vont probablement voter "Oui" au Référendum Européen de 2005, qui acceptent l'abolition totale des barrières douanières et les flux débridés d'importation : tout pour la conquête des marchés par les nouveaux Eldorados. Sous l'impulsion de l'OMC et de l'Union Européenne, laquelle traite et normalise désormais 75% des décisions françaises. On ne considère pas encore que la levée des contrôles aux frontières va concourir à la mafia et à faciliter le commerce illégal (contrefaçon, drogues).

De l'autre côté on verra se dessiner une tendance critique dans les catégories : ouvriers, employés, techniciens -plus la classe moyenne- qui seront plus hostiles aux différents projets européens. On verra se constituer un discours "Altermondialistes" soutenants un concept de "régulation" des échanges internationaux. En bref, ceux qui vont voter "Non" au même référendum de 2005 avec 55 % des suffrages.

Un vote qui ne sera finalement pas pris en considération. Ce vote contre le projet de Constitution de Traité Européen va constituer un "marqueur" idéologique, le signal d'un désaccord. L'empreinte idéologique, que l'on pensait définitivement périmée avec la chute du Mur de Berlin...

On parle du monde des "élites" qui veulent la concurrence cosmopolite, à l'opposé des salariés qui eux sont exposés à la concurrence, car ils sont définis comme "un coût" que l'on compare à la main d'oeuvre du tiers monde. Coût qu'il faudrait diminuer globalement...C'est là que la science économique du "toujours moins cher" va poser problème. Car à travers un prix il y a un coût direct salarial et que celui-ci n'est pas un coût comme un autre. On ne peut le comprimer car derrière il y a des hommes.

C'est pour cette raison que les capitalistes vont : soit sous-traiter, soit ils vont délocaliser. Pas si compliqué. Sauf que la résultante en sera le chômage... Tout cet ensemble va raviver -d'une certaine façon- une conscience de classes qui semblaient si loin. En fait, seule la "perception" de la fin de la luttes de classes avait momentanément disparue au milieu des années quatre vingt sous l'effet catlyseur de la "classe moyenne".

Laquelle traduira effectivement un sentiment d'identité différente, de petite bourgeoisie. L'ascenseur social serait facilité -pensait-on- par une massification du collège qui, avec les diplômes, devait ouvrir la porte du parcours individuel de chacun (objectif de 80% d'élèves arrivant au baccalauréat). Le chômage issu des délocalisations devait-être neutralisé par les nouvelles technologies, l'innovation, faisant le reste par le génie français créateur d'emplois...Mais le plein emploi restera un leurre, dans une compétition inégale à l'international comme nous le verront.

Le résultat au plan social, malgré une société d'abondance, c'est que l'on va percevoir un réel clivage différenciant ceux qui subissent la crise, par rapport à ceux qui profitent de la crise (qui surfent sur celle-ci). On va parler d'exclusion, de précarité, de misère moderne, dans un contexte de fermetures de sites, donc de chômage.

L'analyse marxiste restera pertinente malgré l'accés à la consommation de masse ou de métiers s'inscrivant dans le tertiaire Ce concept de luttes des classes ne perd rien de sa réalité car la loi du profit reste la colonne vertébrale de l'économie capitaliste de marché. C'est un changement de cap pour l'Europe que la mondialisation qui va s'ouvrir induisant une perte de souveraineté.

Les Etats ne pouvant plus jouer sur des politiques économiques d'ajustement en fonction de leur monnaie. Et surtout, c'est l'apparition grandissante de la financiarisation produisant des métiers experts ( Consultants, Traders, Ingénieurs/Financiers, Avocats/Fiscalistes) lesquels vont complexifier les opérations afin d'optimiser les placements dans des jeux spéculatifs abrités par des sociétés écrans dites "Offshore".

III - LE CONTEXTE SOCIOLOGIQUE

Ce qui précède corrobore la définition de "classes dominantes" et de "classes dominées". Néanmoins, dans l'évocation de nos jours on voit réapparaître un substrat de langage, connotation de l'ancien régime du XIXe siècle, amalgamant les catégories socio-professionnelles entres elles, à savoir la terminologie différenciant : les "Elites " par opposition au "Peuple", ce qui reste abstrait.

Il serait plus adapté d'employer le terme de "Classe Populaire" que le terme abscon de "Peuple", qui est un fourre-tout d'expression séculaire, emblématique de la Révolution Française. 

Ce concept de Classe Populaire est lui même différencié sociologiquement par Karl Marx, qui détermine trois champs d'acteurs sociaux :

- la Bourgeoisie (possédant une charge, professions libérales : commerçants, artisans de corporations de métiers experts) par contraste avec ceux qui louent leur force de travail :

- le Salariat, représentant la forme majoritaire, 

- l'entité Capitaliste : actionnaire-propriétaire, percevant la rente.

Dans cette notion de "Classe Populaire" ont regroupera :

- le salariat classique (ouvriers, employés, ouvriers agricoles)

- la classe moyenne, laquelle bien que s'inscrivant en grande partie dans la bourgeoisie, ne décide pas vraiment ; bien qu'elle soit indépendante, n'ayant pas de réel pouvoir économique, comparé au grand capital.

Dans cette classe moyenne ont inclus les artisans, commerçants, cadres, techniciens, ingénieurs, professeurs, définissant les catégories socio-professionnelles de l'INSEE.

La notion d'Elite est plus vague à circonscrire mais on peut y regrouper (dans un concept moderne) les bénéficiaires du système représentant la grande bourgeoisie : les héritiers de patrimoine productif ou financier, les patrons des grandes sociétés cotées en Bourse, les hommes de pouvoir politique, des médias, grands avocats, hommes d'affaires de lobbies, de réseaux, installés dans les cartels bancaires, du sport et show-biz, etc...

On pense aux détenteurs de comptes offshores, d'exilés fiscaux dégageant des gains vertigineux. Dans ce contexte globalisé, la lutte des classes est devenue diffuse, moins cohérente que sur un espace national, elle s'est trouvée remise en question. Les luttes sociales ont perdues en capacité de rapport de force.

Par l'individualisme émergent -petit bourgeois- on a constaté sans cesse une désaffection du nombre de salariés syndiqués dans le privé. Surtout dans le nouveau secteur tertiaire. Cela ne faisait pas "branché" d'avoir sa carte syndicale. Et puis, si les syndicats obtenaient un avantage l'ensemble du personnel, syndiqué ou non syndiqué, profitaient des avantages acquis, contrairement aux pays anglo-saxon ou scandinaves.

C'est un particularisme français qui veut cela. Ceux qui font grèves n'obtiennent pas plus que ceuxqui ne la font pas. Après, vous allez vous étonner que le taux se syndicalisation du privé soit à 8 % des salariés ! Si l'on peut avoir la même chose sans se mouiller....

IV- UNE ECONOMIE DE LA DEREGULATION

Ce qui change à présent c'est la dérive de l'exploitation capitaliste par le déséquilibre du système global. Le chômage va donc ralentir la croissance par les pertes successives de pouvoir d'achat sur longue période. C'est le Japon qui le premier va "coincer" par une croissance zéro depuis 20 ans et un endettement chronique supérieur à 120 %.

Rappelons que durant les "trentes glorieuses" les ouvriers avaient acquis par les luttes sociales la réduction des inégalités. La Croissance étant au rendez vous. L'ascenceur social fonctionnait dans le parcours professionnel. Le culte de la Consommation faisait le reste pour l'élévation globale du niveau de vie. Les mises en garde du "Club de Rome" des années soixante dix par les précurseurs écologiques étaient infantilisées.

On peut assimiler les trentes glorieuses conforme à la théorie Keynésienne avec un Etat fort interventionnisme qui régule le marché tout puissant.

La pensée de Marx était méprisée car démodée. Le concept d'Herbert Marcuse sur la nouvelle aliénation par la consommation et le crédit était un exercice de "sachants" dans les universités. Un exercice de "divertissement" pour se donner des frissons en Mai 68... Pourtant... !

Que s'est-il passé depuis ?

Le capitalisme s'est diversifié. On parle à présent surtout de Capitalisme Financier. Avec le jeu des capitaux flottants et l'emprise des marchés financiers. On évalue en 2013 à 50% les flux financiers de la planète qui transitent par les sociétés offshores installées dans des paradis fiscaux en revêtant des noms de sociétés-écrans.

Pratiquement toutes les grandes banques mondiales ont des comptes offshores. La racine en est le secret bancaire, dont la Suisse plaque tournante, non adhérente et pour cause aux institutions européennes. Ce qui n'empêcha pas le Luxembourg, le Lieschenstein, les Iles Jersey, Chypre, membres de l'U.E. d'en faire autant.

Le système bancaire va développer une méga structure par l'importance capitalistique des transactions sur les marchés, conduisant à ce que les banques traitent 7 fois le volume des productions mondiales dans une journée ! On va donc assister à la dérive d'une véritable économie virtuelle en concurrence avec la réalité des facteurs de production.

La finance par sa taille devenant le pouvoir réel qui domine la politique. Il faut savoir qu'une entité comme BNP/Paribas traite en portefeuille plus de 2000 milliards d'actifs financiers, soit un montant supérieur au P.N.B. de la France. Les écoles d'Ingénieurs en mathématiques devenant le creuset de futurs financiers traders ; ces écoles qui fournissaient auparavant les métiers scientifiques de l'industrie et des applications de la recherche.

La résultante faisant que, y compris dans les gouvernements, ce sont les Présidents... "de Banque "qui font la loi", comme le disait Henri Guaino lui-même, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy.

Le Capitalisme Industriel de son côté va se singulariser dans des dérives sauvages telles des OPA hostiles pour jouer la concentration. Des fusions/acquisitions pour maximiser ses profits et surtout pour capter les parts de marché en phagocytant la concurrence. Nous sommes bien dans un total Darwinisme agencé à l'économie par les successeurs d'Adam Smith (Schumpeter, Mitton Friedman, Hayek, etc..) avec le monétarisme.

Afin de facilité le commerce des trusts à l'export on mènera une politique de libre-échange conduisant à l'abolition des frontières ; sans pour autant rééquilibrer les échanges et le coût du travail. Au contraire. La conséquence fait que "Le capital" s'est concentré en trusts pour le bénéfice accentué des possèdants et pour la diminution des avantages sociaux des pays du Nord.

Ce phénomène va creuser encore les classes sociales entre elles, telle une oligarchie (l'hyper classe) rassemblée sur moins de 5% de la population et les autres. C'est la vérification accentuée de la loi des 20/80 de Parodi. Le paradigme qui en résulte c'est l'accentuation de la fracture sociale partout dans le monde avec un chômage endémique qui restera élevé.

L'Europe ? On nous l'a vendue comme étant la solution, la résultante harmonieuse des peuples après la 2ème guerre mondiale. La prospérité..idée de consonnance évangélique. Question de croyance en somme. Un jeu présenté "gagnant/gagnant". Des riches qui ne seraient pas "trop gros" ; des pauvres qui ne seraient pas "trop maigres". Un capitalisme dit "moral". On peut rêver...

Ce fut le contraire dans une zone Euro attaquée, fragilisée par les Dettes souveraines, des déficits provoqués par le soutien aux nouveaux pauvres des pays riches. Des Banques qui bénéficient du jeu casino des traders-maison sur les produits dérivés. Entrainant des bulles spéculatives immobilières graves comme les Subprimes.

Les banques vont déstabiliser l'économie par la crise de 2008 mais se feront renflouer par les Etats qui sont cautions solidaires de leurs dérives. Compte-tenu qu'elles ont acquise une taille supra-nationale donc réputées "too big to fail" pour ne pas les laisser tomber dans la faillite qu'elles ont elles-meme provoquée et qui effondrerait le "sysyème" interdépendant.

La Globalisation ? C'était la promotion souhaitable des pays tiers vers un développement du bien être par l'accés à la consommation. Attrayant. Sauf que l'on a laissé dériver les effets pervers dans les pays sous développés, avec des régimes féodaux. Le bien être du peuple n'étant pas le souci. Voir la politique sociale inexistante en Chine, au Pakistan, l'Inde, les Emirats.

Le grand capital tire la quintessence du nouveau champ de production grace aux salaires, dérisoires (10 fois moins cher en Chine qu'en Europe). Il suffirait pourtant d'augmenter de 35 % des salaires de 150/euros mois pour les porter à 200 euros/mois, comparés à 1500 euros en France. Ce qui laisse encore beaucoup de marge. Ceci permettrait au travailleur asiatique d'avoir une assurance santé et de partir en vacances lui aussi.

Ce rééquilibre salarial qui permettrait aux productions made-in france de redevenir compétitives. Voilà du "gagnant/gagnant. Oui mais,..le capitaliste risque aussi de passer ses achats en...Inde,...au Vietnam,...au Pakistan, pour retrouver sa marge.Le "marché" ne régule rien.Le producteur voudra toujours maximiser son avantage, quitte à laisser son pays d'origine en dépression économique. C'est l'avantage du nomadisme marchand.

Voici le vice de la compétitivité dogmatique et cupide. Sans cesse c'est le moins-disant social qui justifie les investissements et les délocalisations. Les nouveaux pays européens émergents ( Slovénie, Croatie, Bulgarie, Roumanie, Pologne, mais aussi le Portugal, Turquie et le Maroc) sont aussi des pays low-costs pour le patronat français.

Les grandes firmes françaises du CAC 40 ont délocalisé depuis longtemps, tant en outil de production ( automobile) qu'en Services de types Centres d'appels avec des téléphonistes pratiquant la langue française( assurances, banques, téléphonie).

Pour résumer le triptyque de l'Union Européenne coïncide parfaitement avec le dogme du capitalisme anglo-saxon de marché qui est celui -ci :

- mise en concurrence des marchandises -sans droits de douane- avec des prix conduisant à l'abandon les productions locales ou nationales,

- la mise en concurrence des travailleurs payés le moins cher possible,

- la libre circulation des capitaux par la mise en concurrence des places financières : la City de Londres est devenue l'activité principale de l'économie anglaise, qui a abandonné ses industries. Elle est même devenue la première en Europe et dans le monde.

V- LES EFFETS PERVERS

Des pays industriels qui vont s'appauvrir par la mort programmée de pans entiers de l'économie, conséquence des délocalisations. Par une montée sans cesse du chômage structurel ; une politique fiscale au seul profit des firmes et des possédants ; par des exonérations (niches fiscales) qui déséquilibrent les recettes budgétaires.

D'où des déficits et les dettes qui en résultent, - de l'évasion fiscale, fraude fiscale sur les paradis fiscaux . Et ceci va concerner aussi bien l'Europe que le Japon ou les USA. Ces derniers, longtemps à la manœuvre mais qui vont faire grandir la Chine, "nouvel atelier du monde" un élève encore plus vorace, reposant sur un capitalisme d'Etat fort, avec très peu de protection sociale, sans smic, sans vraiment de bastions syndicaux indépendants.

La main d'œuvre est constituée de travailleurs venant des campagnes et sujette à repartir au village. Le système "rêvé" par Adam Smith avec une production très mécanisée, parcellisée et informatisée, dans l'obéissance. Dans ce contexte économique, la Chine restera gagnante sur une moyenne période tant que les luttes syndicales -pour un meilleur partage des gains de productivité- resteront très marginales et contenues.

Ce nouvel ensemble international, de la prédation des Banques, du trading généralisé opérant sur les placements et non pas sur la production réelle, va génèrer une crise "systémique". Avec l'effet domino de l'endettement des Etats tributaires de la BCE en Europe laquelle oblige à emprunter avec intérêts variables et qui ne permet plus de faire une dévaluation compétitive pour relancer l'export. 

Rappelons que les déficits ont été concédés par tous les gouvernements en rattrapage social, pour compenser les destructions d'emplois. Et que les solutions proposées sont de diminuer les acquis sociaux (voir l'accord avec le Médef). Ceci résultant de la cupidité et la soif jamais assouvie du "toujours plus" pour les acteurs du système détenant du capital, industriel ou financier.

Le dogme du libre échange par la libre concurrence non régulée mais aussi -surtout- par la spéculation financière qui entrainera la faillite d'un système pervers généralisé dans le monde. La crise américaine des subprimes de 2008 n'est pas qu'un mauvais souvenir.

Le système n'est pas autocorrigeant par nature et les dispositions de Bale III sur la finance restent bien en deça du nécessaire contraignant pour stopper les Banquiers dans cette spirale qui fait trembler les Etats. Cela est patent à présent avec les cas de : la Grèce, l'Irlande, l'Islande, le Portugal,l'Espagne, l'Italie, Chypre. Sachant que les Grecs et l'Espagne ont un taux de chômage supérieur à 25%.

Les présidents des grandes banques de Wall Street, de la City, de Hong Kong, les dirigeants de l'U.E. de la B.C.E. de l'O.M.C. ne savent pas -ne veulent pas- conduire autrement. La bonne moitié de de l'Europe est sous assistances respiratoire et même les USA ont un déficit supérieur à 10% avec un une dette d'environ 115% du PIB.

Dans le contexte franco-français le nouveau prolétariat a enregistré des nouveaux métiers (tertiaire) et s'est adapté à l'immigration économique venant des pays ex-colonies parlant français, qui sont entrés en concurrence directe.

Moins d'emplois à se partager. Moyennant ce volume de demandeurs d'emplois supplémentaires de façon continue, la conséquence conduira à une concurrence des salaires sur le marché. Pour tirer la masse salariale à la baisse, cet effet s'additionnant aux exonérations des charges patronales sur les salaires inférieurs à 1500 euros.

Ce que Karl Marx appelait -s'agissant des chômeurs- l'armée de réserve du grand capital. Les effets de concurrence :

- chômage endémique aux environs de 10%,

- sous-traitance délocalisée (importations des pièces et matières)

-production délocalisée totalement ou partiellement (capitaux et process)

Au total ce sont des marchandises venant majoritairement de l'extérieur ( importations des produits finis détaxés) conduisant à l'impasse que nous connaissons. Une course par l'absurde des termes de l'échanges (Finance élevée et Production appauvrie).

Dans cette problématique de concurrence exacerbée, les classes sociales restent bien vivantes en creusant, grâce à la mondialisation, des inégalités qui feront globalement et drastiquement diminuer le niveau de vie des classes populaires. Il faut s'attendre à un recul du droit syndical, du pouvoir d'achat, les organisations ouvrières subissant le chantage à l'emploi. L'actualité nous en informe chaque jour.

Mais peu importe, pourquoi voudriez vous que "les Elites" qui bénéficient d'un tel système scient la branche sur laquelle ils sont assis ?!....



 

 
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En temps opportun : en argot parlementaire signifie JAMAIS !

15 Mars 2013 , Rédigé par alex

Quelle est l’origine du terme "opportuniste" utilisé par les marxistes pour caractériser les faux révolutionnaires ?

dimanche 3 mars 2013, par Alex

Quelle est l’origine du terme "opportuniste" utilisé par les marxistes pour caractériser les faux révolutionnaires ?

Chez les marxistes, le terme d’opportuniste a connu un succès fou. Il est souvent utilisé pour caractériser les réformistes, les opposer aux vrais révolutionnaires. C’est sans doute à Lénine que l’on doit le modèle achevé de la lutte contre l’opportunisme dans le mouvement ouvrier : le détecter, le labeliser, le combattre dans le parti, scissionner s’il le faut. Lénine fonda le courant bolchévick en 1903 pour se démarquer des menchevicks, traçant une ligne de démarcation en pointillés susceptible de devenir une ligne pleine de rupture, alors qu’en 1904 l’Internationale imposa le parti unique dans tous les pays. C’est dans ce cadre que le socialisme français dut se réunifier en 1905 dans la SFIO.

Ce constat est peu glorieux pour le marxisme dans notre pays qui fut la fille ainée de l’Eglise, mais jamais celui du marxisme théorique. Pourtant il faut réparer une injustice : c’est bien chez nous France qu’est né l’acte « opportuniste » qui a donné naissance au concept, qui y a été nommé pour la première fois. C’est un mérite peu connu, que Lénine n’a pas souligné, que cet article se propose de rétablir.

Non, un opportuniste n’est pas celui qui saisit une opportunité

Le langage courant semble plaider en faveur des opportunistes contre les révolutionnaires trop purs. En effet, un opportuniste saisit une opportunité, il profite d’une occasion pour apporter une amélioration au sort du prolétariat, même un progrès très partiel. Le révolutionnaire, lui, veut du 100%, tout ou rien, donc il préfère ne rien obtenir. Bref, c’est un fanatique nuisible. Par exemple le socialiste Millerand en 1899 incarna l’opportunisme en acceptant de participer au gouvernement pour la première fois. Jaurès le soutint, pourquoi refuser ce qui pourrait profiter aux ouvriers, même si ce n’est pas l’avènement du socialisme, même s’il siégeait dans ce gouvernement avec le bourreau de la Commune le général Gallifet. Mais Jaurès changea vite d’avis, Millerand n’apporta rien aux ouvriers.

Donc première conclusion : les vrais communistes ne dédaignent absolument pas les progrès partiels, ils refusent ceux qui n’en sont pas. Il saisissent toutes les opportunités. Donc le terme d’opportunisme politique ne peut être expliqué par le dictionnaire.

Un apport théorique du Blanquisme : la définition de l’opportunisme

Pour trouver l’explication, n’hésitons pas à suivre la voie de Skyfall le dernier épisode de James Bond : il faut se ressourcer aux vieilles méthodes. Dans les bibliothèques de nos arrière grand-mères, militantes ou cultivées, on peut tomber sur un ouvrage aujourd’hui à tort peu connu : Histoire de la Troisième République par Alexandre Zévaès (1938). On y découvre p. 87 le secret de l’opportunisme :

Les temps sont durs en 1876 pour les militants ouvriers en France. Une terreur blanche sévit depuis la répression de la Commune. Les blanquistes comme Edouard Vaillant sont réfugiés à Londres où ils cotoient Marx. Ils attendent une amnistie pour revenir en France. Laissons la primeur de l’explication à Zévaes :

Le mot « opportuniste » qui devait avoir une si longue fortune, a paru pour la première fois dans le premier numéro du journal Les Droits de l’Homme, journal républicain socialiste auquel collaboraient Sigismond Lacroix, Yves Guyot, Henri Rochefort, G. Deville, Jules Guesde. L’article de Rochefort était intitulé : Opportunistes. E de Pressenssé ayant dit dans un discours que l’amnistie serait votée en temps opportun, Rochefort analysait avec sa verve habituelle cette prudente expression. Il terminait ainsi son article : « Les électeurs sont avertis. En temps opportun est un terme d’argot parlementaire qui signifie jamais. » Le mot opportuniste a donc été créé par Rochefort, il a paru le 11 février 1876 dans un nouveau journal.

Pour tester la définition de Rochefort, allons faire parler les faux révolutionnaires d’aujourd’hui

De nombreuses grèves sont animées par des syndicats animés par des « révolutionnaires » actuellement. Ils utilisent en fait ces grèves pour démontrer publiquement leur intégration au Front de Gauche « large », à la bourgeoisie. Une syndicaliste sincère à récemment rendu visite à PSA- Aulnay. Elle veut faire « converger » les luttes. Elle se vit répondre, « c’est trop tôt ». Bref, le temps « opportun » n’est pas venu. Le camarade de LO-CGT qui a ainsi répondu paraphrase donc, sans s’en apercevoir, l’expression qui a fait naitre le concept d’opportunisme.

Donc dès qu’un « expert », après avoir consulté ses capteurs secrets mesurant le fameux « rapport de force », assène que telle action « viendra en son temps » , mais que le temps « n’est pas encore venu », il reprend (sans le savoir) l’argot du crétinisme parlementaire dénoncé par Rochefort. On peut lui expliquer que quand il parle de « temps opportun », il est par définition, (comme disent ces professeurs), un opportuniste !

 

de Alex: Matière et Révolution

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Colère et révolte ne suffit pas pour être révolutionnaire!!!

6 Mars 2013 , Rédigé par dodo

Dans les milieux militants l’activisme a remplacé le point de vue de mettre en premier les "conditions objectives" c’est-à-dire le niveau de la crise de la domination de classe en prenant comme élément premier le moral de la classe exploitée, ce qui est un point de vue subjectiviste propre aux syndicalistes qui affirment que tout dépend de "la mobilisation" étant entendu qu’ils se chargent eux de mobiliser les travailleurs. la gauche de la gauche syndicale a repris cet objectif de "remonter le moral des travailleurs et les mobiliser"... C’est un faux objectif. la classe ouvrière n’a pas besoin de ces mobilisateurs en chef ni de cet encadrement là. Elle a besoin de connaître la situation objective, les conditions de son combat c’est-à-dire l’état et les problèmes des classes dirigeantes. Elle n’a pas besoin de chefs qui lui disent "ce n’est pas juste, les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent." Par contre, l’analyse de l’état de la domination de classe, les travailleurs ne peuvent s’en passer et ils ne peuvent pas la faire eux-mêmes. Au médecin on demande un diagnostic et pas de leçons de morale ni de nous donner des ordres sur ce que l’on doit faire. Seulement nous expliquer les alternatives : si on fait on risque ceci, si on ne fait rien on risque cela.

Le révolutionnaire prolétarien combat fermement quiconque transforme la classe révolutionnaire en assistés qui ont besoin d’avocats syndicaux qui iront négocier son sort à sa place. Il n’y a pas de parti ni de groupe révolutionnaire dont les membres ne soient pas profondément convaincus de la force extraordinaire de changement social de la classe elle même dans des circonstances révolutionnaires. Dans les autres circonstances, nous ne prétendons pas que le prolétariat soit nécessairement une classe aussi extraordinaire et nous ne prétendons pas qu’elle choisisse les révolutionnaires pour la diriger. Mais des circonstances relativement et localement extraordinaires peuvent se produire même dans une grève très localisée sur des objectifs très peu radicaux.

Bien sûr, nous ne combattons pas la crise du capitalisme mais notre combat se situe différemment dans une situation où la classe dirigeante est déstabilisée que dans une où elle a plein de belles perspectives devant elles. Si on ne raisonne pas ainsi on croit que la révolution peut se dérouler n’importe quand du moment que les gens sont en colère. C’est être un révolté et pas un révolutionnaire.

Ce qui ne change pas, quelles que soient les circonstances, si on est révolutionnaire, c’est notre volonté que les travailleurs s’organisent par eux-mêmes en comités de salariés en lutte. Les objectifs, les moyens, les buts, le programme dépendent directement des conditions objectives, c’est-à-dire de l’état de la domination de classe...

 

texte de robert paris.

 

 

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APOCALYPSE maintenant!!

26 Février 2013 , Rédigé par dodo

L’apocalypse spatiale qui touchera les quatre éléments, l’Eau, la Terre, l’Eau et l’Air, menace notre planète, estiment les professeurs de l’Université de l’Extrême-Orient Alexandre Panitchev et Alexandre Goulkov. La nouvelle version de la fin du monde ne laisse aucune chance de survie à la Terre. Les experts ont exposé leur hypothèse dans le livre L’absolu et l’homme.
Les scientifiques ont étudié les témoignages géologiques de trois catastrophes : du déluge universel, de la période glaciaire et de la mort des dinosaures. Ces trois cataclysmes dont le début coïncidait avec un événement global de courte durée, se sont déroulés conformément au même scénario, et entraînaient finalement des extinctions de masse des espèces sur la planète.
A la recherche de la nature de cet événement global, les professeurs se sont rappelés d’un effet peu connu qui a été découvert en 1985 par le cosmonaute soviétique Vladimir Djanibekov. Il a constaté les modifications d'axes de rotation d'un solide en impesanteur qui pivote de 180° à intervalles réguliers.
Les scientifiques ont supposé que l’effet Djanibekov pourrait jeter de la lumière sur les raisons des catastrophes sur la Terre qui aurait pu faire des « culbutes » similaires en impesanteur. La planète aurait ainsi changée la direction de sa rotation.
Cette « inversion de l’axe » aura des conséquences irréversibles : les forêts et les sols seront soulevés dans les en airs et retomberont, une vague énorme couvrira la planète, le magma sortira de la Terre et les cendres cacheront le soleil. Une nouvelle ère glaciale arrivera avec la mort de la plupart des organismes.
Il n’y a aucun doute que nous serons un jour témoins d'événements similaires », indiquent les scientifiques. Selon leurs estimations, les cataclysmes se déroulaient sur la planète tous les 23 à 30 millions d’années. La dernière catastrophe s’est produite il y a 25 millions d’années. Les professeurs supposent ainsi que la « culbute » de la Terre est attendue d’un jour à l’autre. /L

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DERIVE de la CGT-FSU-SOL. sur la SYRIE!!

15 Décembre 2012 , Rédigé par dodo

La CGT, la FSU et Solidaires ont fait le 5 décembre dernier une déclaration commune sur la Syrie depuis le siège de la CGT à Montreuil. Ces syndicats s’alignent sur les intérêts de l’Empire, de l’Union européenne, contre le peuple syrien. Voyons ce texte.

« Les organisations syndicales françaises CGT, FSU et Solidaires condamnent avec force la guerre menée par le régime Assad contre le peuple syrien. »

Les signataires se contentent de reprendre la doxa ordinaire des médias dominants : ils prétendent y croire dur comme fer ! Puisque c’est ce que disent la télé, les journaux et les magazines, c’est sûr que c’est vrai ! Ces médias sont entre les mains sanglantes du capital ? Où est le problème ? Leurs mensonges antérieurs font-ils douter nos vaillants syndicalistes ? Pas du tout ! Pourtant, ils ont relayé l’info selon laquelle Kadhafi avait bombardé la population de Benghazi faisant soi-disant 6000 morts dont on n’a jamais retrouvé la trace. Ils ont fait des démonstrations montrant que Saddam Hussein avait des armes de « destruction massive » qui n’ont jamais existé. Que ces médias se fassent les porte-parole de la propagande étasunienne, le pays du mensonge, ne les troublent pas le moins du monde ! Bouche bée devant les puissants, ils gobent les mouches ! Où est donc leur conscience de classe ?

« Elles dénoncent ce régime sanguinaire qui a causé depuis vingt-et-un mois plus de 40 000 morts, contraint plus de 440 000 Syriens à se réfugier dans les pays limitrophes et qui a enfoncé le pays dans une logique de guerre. »

Les chiffres cités sont, sans nuances, ceux que donne l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme. C’est la source essentielle de la presse du capital. Obscure officine basée à Londres, comment peut-on croire à ces décomptes morbides dont le but est l’intoxication ?

« Elles appellent la communauté internationale à redoubler d’efforts et de détermination pour que soient enfin respectés les droits humains et que cesse cette barbarie. »

Cette « communauté internationale » est une communauté de voyous, vassale de l’Empire étasunien, dont le but est de faire la guerre aux peuples du monde pour les maintenir en suggestion par le fer et le feu et s’approprier leurs matières premières. Ces drôles de syndicalistes n’ont donc pas encore compris que les guerres en Afghanistan, en Irak, en Libye, et maintenant en Syrie, n’ont que ces seuls buts ? N’ont-ils pas encore compris que la « démocratie » et « les droits de l’homme » ne sont que des oripeaux sanglants qu’on nous agite sous le nez pour masquer les agressions les plus sordides ? Quelle démocratie en Libye où règne le chaos ?

« Face à cette tragédie, les Syriens ont besoin d’une aide humanitaire internationale. Les trois organisations françaises demandent aux gouvernements et aux instances internationales de mettre en œuvre des plans d’actions afin d’aider les populations de façon directe, sans intervention militaire étrangère et hors de tout contrôle de l’actuel régime syrien et de ses alliés. »

De quels Syriens nous parle-t-on ? De ces groupuscules d’opposants au gouvernement syrien, lourdement financés par l’impérialisme ? Ou de ces salafistes, combattants sanguinaires, armés et dirigés en sous-main par cette « communauté internationale » dont nos syndicalistes sont si friands ? Ou du soi-disant gouvernement que prétend reconnaître François Hollande au mépris de toutes les règles diplomatiques ? On comprend bien qu’ils veulent la destitution du président Bachar El Assad, mais que signifie des « plans d’actions » pour une aide « directe » « sans intervention militaire étrangère » ? N’est-ce pas là le comble de l’hypocrisie ? On prétend ne pas vouloir d’armée étrangère, mais on appelle à envoyer des hordes de mercenaires armés, financés et entraînés par la France, le Qatar, l’Empire et leurs complices. Et, révélation intéressante, la déclaration commune condamne dans le même élan, les « alliés » du gouvernement syrien. Savent-ils qui sont ces alliés ? La Russie, la Chine, l’Iran, le Venezuela, Cuba pour les plus connus. Donc, entre ces pays qui combattent l’impérialisme d’une part, et les USA, l’UE, et leurs vassaux d’autre part, nos syndicalistes ont choisi leur camp ! Ils ont choisit le camp de l’ennemi de classe !

« Les syndicats français réaffirment leur solidarité avec le peuple syrien qui aspire à un régime démocratique, au respect des droits et des libertés publiques. »

Au lieu de ces déclarations qui se veulent lyriques mais qui se révèlent pitoyables, il serait plus raisonnable de considérer que, comme tous les peuples du monde, les Syriens aspirent à ce qu’on leur foute la paix, au sens propre du mot. Chaque peuple doit pouvoir choisir, sans interventions étrangères, ses propres institutions et la façon de les gérer.

« Ils saluent son courage et demandent que les responsables de crime contre l’humanité commis en Syrie répondent de leurs actes devant la justice internationale. »

Ah, la « justice internationale » ! Elle est dans les mains poisseuses étasuniennes, elle est une justice coloniale. S’il existait une justice internationale, Israël ne pourrait pas coloniser la Palestine, tuer ses habitants, détruire les maisons et construire un régime d’apartheid. S’il existait une justice internationale, les généraux étasuniens seraient en prison, Guantanamo serait fermé, et les porteurs de mensonges trembleraient !

« Ils se déclarent déterminés à agir pour une meilleure information sur la situation en Syrie et solidaires des Syriens en lutte contre la dictature et pour la démocratie. »

L’affaire est claire, pour les signataires, informer sur la Syrie, c’est passer en boucle la propagande impériale. La seule solidarité dont ils font preuve, c’est de ce coté-là qu’il faut la chercher !

« Ils s’engagent enfin à soutenir les mouvements syndicaux indépendants qui émergent en Syrie. »

Peut-être est-ce là le nœud de cette prise de position réactionnaire : la CGT a quitté la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) pour adhérer à la Confédération Internationale des Syndicats, européiste et portée au renoncement des intérêts ouvriers. Les syndicats syriens sont organisés au sein de la Confédération Syndicale Syrienne qui est toujours membre de la FSM ! À son dernier congrès, la FSM a apporté son soutien au gouvernement syrien face à l’agression étrangère.

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Economie utile à tous!

10 Décembre 2012 , Rédigé par dodo

Il y a bien des possibilités de réagir à des crises de toutes sortes. Les pays souffrant de leur endettement luttent actuellement contre leurs problèmes économiques par des mesures d’économie, la dérégulation et la privatisation. Les entreprises étatiques de l’approvisionnement de base, dans les domaines du trafic, de l’énergie, de la formation et de la santé, sont bradées sur diktat des créanciers, comme l’argenterie lorsqu’on est dans le besoin. On diminue les pensions de retraite et on supprime des milliers de places de travail. Des économies sont pillées, que ce soit en Grèce ou ailleurs. Le sauvetage prôné de l’euro est placé au-dessus de la garantie de l’état de marche des économies nationales tenaillées. La concurrence débridée ne connaît aucune indulgence: celui qui n’est pas concurrentiel a gâché son droit à l’existence. Sur le soi-disant «marché libre», les puissants – les «global players» – fixent les limites comme bon leur semble. Ils mettent les Etats-nations sous tutelle, nient la constitutionnalité, et volent le droit à l’autodétermination des peuples et donc leur liberté. Les Etats endettés qui n’ont pas carte blanche pour faire des dettes (comme les Etats-Unis), sont assujettis. Et cela jusqu’à ce qu’ils se soumettent sans limite au service du grand capital, en trahissant les intérêts légitimes de leur propre population. Ou alors les citoyens prennent l’initiative et exigent de leur gouvernement une économie nationale qui satisfasse aux intérêts de tous les citoyens, et par conséquent à ceux de l’Etat.

«Pour une économie utile à tous»

Les temps sont venus. Le lancement de l’initiative populaire fédérale «Pour une économie utile à tous» invite le peuple suisse à une discussion fondamentale sur les buts et le genre de gestion de l’économie qu’on veut avoir. Cette clarification démocratique concernant l’avenir de notre pays sert à déterminer le système économique et le fair-play dans la concurrence nationale et internationale. L’exigence d’une utilisation soigneuse des ressources naturelles en fait partie. En exerçant une influence ciblée sur la vie économique, l’Etat doit contribuer à enrayer l’abus de pouvoir d’entreprises puissantes sur le marché, les formes de concurrence déloyales et ruineuses et la dilapidation de ressources suite à la fabrication illimitée de produits jetables. Il faut aussi protéger ce qui vaut d’être protégé. C’est la volonté politique qui décidera dans quelle mesure il faut compléter le soi-disant «marché libre» par des mesures dirigistes subtiles, accordées aux intérêts du pays et de la population.

Il faut trouver, au-delà des partis, un consensus pour supprimer les dérapages qui se sont glissés dans la politique sociale, la politique nationale, et les domaines structurel et économique. Un rapprochement – ou une cohabitation pacifique – seraient une base favorable qui permette de rattraper les pertes de souveraineté subies et de retrouver la capacité d’agir sur le plan national. L’initiative pose de façon impérative la question à qui l’économie doit servir, au capital ou aux hommes. Toutefois, ce questionnement dépasse une façon isolée de voir la gestion économique. Nous ne pourrons pas éviter une prise de position concernant l’acceptation de l’ingérence étrangère dans nos affaires intérieures, l’importance de la cohésion intérieure, l’intégration de l’économie dans notre société et le droit à l’autodétermination.

L’initiative est nécessaire parce que la liberté prônée s’avère être une impasse

Les marchés déréglementés sont illimités. Les libertés promises se révèlent être une impasse. La suppression de la protection à la frontière permet l’entrée d’un puissant rouleau compresseur, qui écrase sans scrupules des valeurs politiques, culturelles et spirituelles, ainsi que des structures développées au cours de l’histoire et il atteint l’Etat-nation dans son centre vital. De plus en plus, le diktat du marché libre – propagé et imposé par des milieux néo-conservateurs – se révèle être un cheval de Troie. C’est une attaque contre la culture occidentale qui doit être systématiquement dissoute. Le vide ainsi créé doit être rempli par la mise au pas et le nivellement par le bas, totalement selon les goûts de l’Empire. Afin qu’aucun ne puisse échapper à cette mise au pas, tous les Etats sont détenus comme leurs proches (Europe) ou les Etats rebelles sont soumis au chantage (Suisse).

La feinte concernant le sauvetage des pays endettés par la production illimitée de papier-monnaie, mise en scène par la BCE et la FED, servent exclusivement le système capitaliste. Et pourtant, une gouvernance et une politique économique honnêtes qui servent l’intérêt général des peuples ne sont pas une utopie. Il faudrait simplement rompre la puissance de la haute finance. Les bases financières, politiques et juridiques existent encore. Les Etats doivent sortir de l’impasse et se réapproprier leur liberté. Il s’agit au fond de la traduction conséquente du devoir constitutionnel des différentes nations – sans ingérence extérieure.

La Suisse dérange

La Suisse dérange la stratégie de dissimulation et de concentration du pouvoir parce qu’elle montre une autre voie. La Suisse a réussi, par l’introduction du frein à l’endettement, grâce à une politique économique et financière jusqu’ici circonspecte ainsi que la productivité de son économie, à maintenir encore largement en équilibre le budget de l’Etat aux trois niveaux (Confédération, cantons et communes). Cela suscite de la jalousie et des envies au-delà de nos frontières nationales et débouche sur un dangereux jeu de pouvoir des représentants de gouvernements étrangers.

C’est ainsi que les attaques provenant d’Allemagne ont atteint un niveau d’audace verbale et de manque de respect qui rend urgemment nécessaire un rejet sans équivoque. Bruxelles, Paris et Washington veulent aussi épuiser la Suisse avec ses avantages locaux spécifiques. C’est un processus auquel notre Conseil fédéral, mais aussi le Parlement, devrait s’opposer plus énergiquement. En Suisse, au lieu de ça, trop de représentants du peuple font encore des ronds de jambes dans les instances internationales et dans les capitales pour continuer à se mettre au service du capital global; même le bradage de nos atouts spécifiques à prix sacrifiés n’est plus un tabou. En plus des valeurs réelles et de la propriété intellectuelle, on sacrifie l’avenir de nos enfants au moloch de la «globalisation et du nivellement».

Poser un signal fort et protéger les structures abouties

Les structures développées durant des générations au sein de notre économie nationale disposent encore d’une résistance remarquable. A l’image des forêts de protection dans nos montagnes, elles sont fortement enracinées et reliées entre elles. La résistance se base sur la maturité politique du peuple, sur les structures abouties, sur l’instruction, sur la paix sociale et sur nos traditions. La fiabilité, le pouvoir d’innovation, la qualité et l’utilisation soigneuse des ressources naturelles disponibles sont enracinés dans une structure économique socialement compatible, base de la compétitivité et d’une sécurisation étendue de l’emploi.

Dans le contexte des accords internationaux, de l’OMC, du FMI, des Accords bilatéraux avec l’UE et d’autres accords de libre-échange, on a concédé de notables atteintes aux structures éprouvées, avec des conséquences graves pour l’indépendance, et par conséquent pour le droit à l’autodétermination de l’Etat national et pour la sécurité de l’approvisionnement. Les accords de libre-échange sont un phénomène de mode qui sert d’abord à une réorganisation globale des sites de production. Le choix se fait selon le principe des coûts de production les plus bas, des avantages en quantité et du potentiel de bénéfice résolument le plus élevé.

Comme en Suisse les coûts de production sont relativement élevés, le site de travail suisse est transféré dans des pays à bas salaires. L’objectif est la maximalisation du rendement sur le plan global. Nous ne savons pas encore ce que ça donnera pour la Suisse. Des productions peu rentables comme les biens agricoles seront de toute façon délocalisées par ce processus d’optimalisation, en Chine ou en Inde – sans qu’on tienne compte de la qualité, des risques pour la santé, de la santé des animaux et de l’empoisonnement de l’environnement. Mais les banques et les assurances, occupant pourtant une position remarquable dans la compétition internationale, affrontent un futur incertain puisque la place financière de la Suisse est l’objet d’attaques très peu conventionnelles, voire criminelles. Peut-être notre pays se transformera-t-il en une multitude de réserves et d’oasis de bien-être pour les riches, comme celles qui sont déjà en construction, financées par des milliardaires étrangers, ou comme la création forcée de parcs naturels régionaux le font craindre? Ou subirons-nous à l’avenir une urbanisation généralisée de la Suisse, appelée «Greater Area Switzerland»?

100 000 signatures sous l’initiative populaire fédérale «Pour une économie utile à tous» donneront un signal très fort. Un message qui déclenchera, à l’intérieur du pays comme à l’étranger, de fortes réactions. Tous ceux qui répondent de la coexistence pacifique, de la paix sociale, d’une gestion juste de l’économie, du maintien des places de travail et du plein-emploi avec des salaires assurant l’existence et des allocations sociales, de la conservation d’un niveau élevé de production et de qualité ainsi que d’un avenir digne d’un être humain pour les générations futures, ne sauraient se fermer aux buts de cette initiative populaire. Cette initiative ne connaît pas de limites de partis, mais prône uniquement le but commun: protéger ce qui a fait ses preuves, continuer de développer le sentiment de responsabilité envers le bien commun, l’environnement et les ressource naturelles. Il s’agit aussi de protéger et de développer les structures existantes et de remettre aux générations montantes un ordre économique responsable et équitable, afin de favoriser la place de travail Suisse, la sécurité de l’approvisionnement, la qualité de vie et la vie en commun.

Reinhard Koradi

Les feuilles de signatures de l’initiative populaire fédérale «Pour une économie utile à tous», ainsi que des informations supplémentaires peuvent être commandées auprès de:

La Vrille
Comité d’initiative
Case postale 17
1242 Satigny – Genève

info(at)lavrille.ch

Tél. 022 753 22 87

Site web : Lavrille.ch

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soyons futés !!

12 Novembre 2012 , Rédigé par dodo

capiotalisme-ne-recule-devant-rien-copie-1.jpgvvv

 

 

Cette course au minimum vital de l'esclave moderne est pathétique.

 

S'il vous faut des eurodollars pour vivre alors imprimer les

 

avec votre H.P. sans fioriture pour ne pas agrâver

 

l'état de la planète.

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luttes syndicales et corporatisme.!

1 Novembre 2012 , Rédigé par dodo

Conceptions syndicalistes et conscience prolétarienne, politique et socialiste

En échange des dix milliards que le gouvernement donne en cadeau et sans condition à la banque financière PSA en faillite, il a obtenu du patron de PSA d’organiser un simulacre de négociations où ne seraient pas remis en cause le plan de licenciements massif mais seulement renégocié leur accompagnement. Les syndicats d’Aulnay crient victoire et déclarent que c’est leur lutte qui a obtenu la victoire et quelle est cette victoire ? Mercier, dirigeant CGT l’exprime ainsi : un calendrier de négociations !

Des milliers de salariés vont perdre leur emploi et ce n’est nullement remis en question même quand l’Etat débourse dix milliards d’euros et la victoire c’est qu’il n’y ait ni grève ni occupation des sites visés et qu’on obtienne un calendrier de blabla mensongers autour du tapis vert et celui qui dit cela se prétend communiste révolutionnaire de Lutte Ouvrière. Il faut se pincer pour y croire !!!

"On a bloqué la direction qui voulait nous imposer ses conditions sans négocier sur les mobilités", s’est félicité Jean-Pierre Mercier (CGT).

« C’est un succès de l’unité des salariés d’Aulnay » dit Marcier à la télévision. Ce qu’il appelle unité des salariés, c’est l’unité des syndicats avec le syndicat patronal et jaune le SIA et l’unité pour ne pas entrer en grève, pour ne pas occuper, pour ne pas déranger les prétendues négociations, pour ne pas mener la lutte des classes !

Le journal L’Humanité du 25 octobre écrit :

« C’est un premier succès pour les syndicats de PSA Peugeot-Citroën. Ceux-ci sont parvenus à imposer ce jeudi que la direction du groupe automobile ouvre des négociations sur les conditions de l’ensemble du plan social annoncé à Aulnay et Rennes,, dans le cadre de son plan de restructuration qui prévoit plus de 8.000 suppressions d’emploi et la fermeture du site de Seine-Saint-Denis. Ces négociations débuteront le 7 novembre. Jean-Pierre Mercier, représentant CGT de PSA Aulnay, raconte à la sortie du comité central d’entreprise qui se tenait ce matin : "La direction de Peugeot voulait ce matin faire passer en force une partie de son plan en imposant les mutations internes. Elle cherchait ainsi à vider l’usine (d’Aulnay) le plus vite possible. C’est un premier succès." Selon les syndicats, les conditions de départ des salariés sur Poissy ou d’autres sites du groupe devront désormais faire l’objet de négociations préalables. Un calendrier de discussions sera mis en place sur l’ensemble des mesures d’accompagnement - formations, indemnisations - destinées à ceux qui refusent d’être transférés et à tous les autres salariés concernés par la réduction de la capacité de Rennes ou par la fermeture du site d’Aulnay. »

"Cela fait 17 mois que l’on demande l’ouverture de ces négociations. La direction voulait nous diviser elle n’a pas réussi", explique Jean-Pierre Mercier.

Puis de nuancer : "On a obtenu un calendrier de négociations pour nos revendications. Mais on ne peut pas faire confiance à la direction de PSA. Nous attendons qu’Arnaud Montebourg appose signature en bas du document". Parce qu’on peut faire confiance à Montebourg et à l’Etat bourgeois ? A la sortie de l’entrevue entre Montebourg et les syndicats, le ministre a assuré que le « gouvernement et le président de la République partageaient l’inquiétude des salariés » de PSA et promis que la réunion à venir serait l’occasion de « réduire reformater, rediscuter le plan social ». S’il a reconnu implicitement que les suppressions de postes étaient un mal nécessaire pour permettre à Peugeot, en difficulté, de se remettre sur de bons rails, il a néanmoins assuré que le plan social devait être « strictement proportionné aux nécessités de la relance de Peugeot. »

L’Etat a demandé « le reformatage du plan » qui prévoit 8.000 suppressions de postes, a répété le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg à l’issue d’une réunion tripartite à Bercy. Mais il n’a obtenu aucun engagement du groupe automobile.

« C’est la négociation avec les partenaires sociaux qui va nous permettre de voir l’effectivité de ces efforts », a dit le ministre. Et c’est tout ! Alors que l’Etat a quand même déboursé sans discuter dix milliards d’euros !!!! C’est cher payé de négocier autour du tapis vert ! Voilà tout ce qu’obtient un gouvernement de gauche pour dix milliards….

En marge du CCE, Philippe Varin, le président de PSA a, de son côté, réaffirmé sur Europe 1 la nécessité de son plan de restructuration, qui prévoit la suppression de 8.000 postes dans le groupe. Il a surtout confirmé sa volonté de fermer l’usine d’Aulnay-sous-Bois, tout en s’engageant à réduire "l’impact social de ce plan, soit par des plans de reclassement interne, soit par le traitement des salariés les plus défavorisés, soit des mesures de revitalisation. Le reste se fera par des départs volontaires".

Que chaque salarié aurait une proposition, la direction de PSa le prétendait dès l’annonce du plan. Ce n’est absolument pas un recul face à ne lutte qui n’existe d’ailleurs pas encore…

Donc rien de changé et PSA ne recule pas devant le refus des syndicats de mener la lutte d’ensemble de tous les sites vers la grève avec occupation et vers l’extension aux autres entreprises menacées de plans sociaux de masse comme Sanofi, Ford ou Bouygues, sans compter la SNCF.

La stratégie syndicale reste : les cheminots luttent seuls, les salariés de Pétroplus luttent seuls, les PSA Aulnay ne sont même pas en lutte avec ceux de Rennes sans parler des autres sites, les salariés d’Arcelor luttent seuls, les salariés de chaque banque comme la banque de France récemment luttent seuls, etc… Tout au plus une petite journée syndicale d’inaction par ci par là. Cette stratégie n’est pas contestée par les dirigeants syndicaux locaux des entreprises qui licencient qui prétendent que leur lutte locale est censée suffire pour faire reculer le patron au moment où l’offensive patronale de licenciements est générale et non locale, globale et non conjoncturelle.

A Paris-Match du 15 novembre, Mercier continue d’expliquer que le patron n’aurait rien à perdre à continuer de faire produire l’usine d’Aulnay. Le reste n’est pas son problème :

« Il reste 450.000 nouvelles C3 à produire, cela ne coûterait pas 1 centime à l’Etat et à PSA de le faire à Aulnay, et nous aurions du travail jusqu’à fin 2016 ! » »

Son leitmotiv est « produire la C3 à Aulnay ».

Est-ce un objectif unificateur pour la lutte de l’ensemble des salariés de PSA ? Il s’en moque ! Les licenciements hors Aulnay ne sont-ils pas plus importants qu’à Aulnay seul ? Il s’en moque ! La C3 à Aulnay et c’est tout !

La conscience de classe est la conscience d’appartenir à une classe qui a des intérêts communs par delà les corporations, les professions, les entreprises, les sites. Il n’en sait rien !

La conscience de classe, base essentielle de la force du prolétariat, n’est pas la négociation à la petite semaine avec les représentants du patronat et de l’Etat avec juste de petites (ou grandes actions) pour appuyer les leaders syndicaux.

La lutte actuelle, menée par le patronat qui licencie massivement tous secteurs confondus et toutes professions, consiste à s’attaquer directement au prolétariat dans son ensemble. Aulnay était un point central de cette attaque et ne semble pas devenir un point central de la riposte, du moins telle que la conçoivent les dirigeants syndicaux, même ceux qui se prétendent d’extrême gauche et qui sont effectivement extrêmement de gauche, la gauche étant la dernière ligne de sauvetage du capitalisme !

La politique prolétarienne devant des licenciements massifs ne consiste pas à s’accrocher à un seul site en le déclarant forteresse ouvrière (une forteresse que l’on n’occupe même pas !) et en refusant de globaliser cette lutte. La soi disant solidarité des différents sites licenciés ne consiste même pas à manifester ensemble vraiment et encore moins à chercher des assemblées communes de salariés !

La politique prolétarienne ne consiste pas à faire appel à l’Etat bourgeois pour nous sauver et même pas à "le mettre devant ses responsabilités" car la responsabilité de l’Etat bourgeois a toujours été de sauver la bourgeoisie. Ses caisses sont pour elle, ses forces de l’ordre sont pour la défendre.

La force du prolétariat, c’est la conscience qu’il ne possède rien à lui, véritablement à lui, dans cette société et que tout ce qu’il a on peut du jour au lendemain le lui reprendre.

Tous ceux qui se disent dirigeants ouvriers et parlent de "notre usine", "notre pays", trahissent leur classe...

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