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Libye 2014 !

3 Février 2014 , Rédigé par dodo

Libye - 13 novembre 2011 - Kadhafi n’était pas un dictateur !19 novembre 2011 12:11, par Ginette Hess Skandrani

J’ai écrit ce texte en 1998, suite à mes voyages et participation à des congrès de base ou secondaire, à Tripoli ou à Syrte, à des réunions avec des congrès populaires, à des conférences sur la démocratie directe ou sur l’écologie et le pacifisme.

Je ne sais pas où en sont les Libyens sur leurs propositions de démocratie participative et directe. La Jamahriya, en s’ouvrant au libéralisme, dès la levée de l’embargo (je pense que c’était une des conditions émises par les USA afin de lever l’embargo) a essayé de foncer dans la société de consommation et de production capitaliste. Elle a de ce fait réduit la redistribution et je pense que cela a généré beaucoup de mécontentement. Et, c’est peut-être, je n’oserais l’affirmer, une des raisons qui ont fait que certains déçus du système ont rejoint les rebelles qui étaient orchestrés pour détruire la Jamarhiya.

LA SOCIETE LIBYENNE, LES CONGRES POPULAIRES, LES DIFFERENTS COMITES

"La Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste" est dirigée par l’ensemble des Congrès Populaires, les différents comités auxquels participe l’ensemble de la population. Ces différents Congres populaires : les Congrès Principaux, Secondaires, Municipaux, le Congres Général, les Comités Sectoriels, puis les Comités révolutionnaires, sont difficile à comprendre, à étudier, à expliquer. En effet, la différence de conception d’organisation et de gestion de la société au delà de la différence culturelle voire civilisationnelle est énorme. Dans nos sociétés où tout accès au bien être ou tout simplement à la décence de vie se fonde sur la compétition en se servant des conflits et rivalités pour opposer les individus, les groupes, les communautés, où tout se définit par la course au pouvoir, au désir de posséder toujours plus, d’être le meilleur, le seul, des sociétés fondées sur la participation, la palabre, le débat et la démocratie de base paraissent utopiques. Même si nous sommes conscients que notre système de pensée, d’organisation, de mise en pratique sociale ou politique génère toute une série d’exclusions, de frustrations, de violences, d’atteintes à la vie sociale et environnementale, nous nous imaginons toujours pouvoir l’améliorer et nous refusons de chercher à comprendre ce qui se fait et s’invente ailleurs, surtout si cet ailleurs est qualifié de pays terroriste, car essayant d’inventer une autre forme d’organisation de sa société en dehors des sentiers battus.

J’ai été surprise, durant les nombreux séjours effectués à Tripoli, Syrte, Mosrata , Sebrata ou ailleurs, de la facilité de discussion des Libyens/ennes sur leur société, l’élaboration des projets, les prises de décision, leur esprit critique, leur conscience planétaire. J’ai rencontré des gens engagés à différents niveaux dans les Congrès, très ouverts, très communicatifs et en même temps très curieux de nos modes de vie, de notre culture et de tout ce qui se passe au delà de la Méditerranée. Les femmes surtout, certaines vêtues à l’orientale d’autres à l’occidentale, très présentes dans les différents congrès, nous posent beaucoup de questions sur la place des femmes dans les sociétés européennes, veulent échanger les expériences vécues et les acquis sur le statut de la femme. Elles nous expliquent qu’elles participent à toutes les décisions, à la gestion, à l’élaboration des projets et savent - contrairement aux idées reçues - s’imposer dans les débats. Elles se réunissent aussi dans des comités populaires spécifiquement féminins pour apporter des propositions communes dans les différents congrès.

LA PARTICIPATION DE LA POPULATION DANS LES DIFFÉRENTS CONGRES .

  • Le congres principal ou de base.

Le congrès principal ou de base dépend de la situation géographique, de la tradition et de la population qui y réside. Les habitants d’un village, d’un quartier - d’un lieu de campement pour les nomades - se réunissent et fondent un congrès de base. Ils discutent d’un problème spécifique les concernant directement - la construction d’une route, d’une école ou autre lieu public etc. - ; ils font des propositions, en débattent et cherchent des moyens pour résoudre ce qui pose problème, en y associant étroitement les opposants au projet. Les discussions peuvent durer longtemps pour trouver un compromis acceptable par tous et qui ne lèse personne.

Tous et toutes, dès l’âge de 16 ans sont impliqués dans les congrès : hommes, femmes, vieux, jeunes, avec ou sans appartenance politique ou sectorielle. Une personne = une voix. Tous négocient ensemble avec comme objectif de préparer les propositions qui seront à leur tour discutées dans les autres congrès populaires : les congrès secondaires, puis municipaux pour ce qui concerne la région ou le département, le congrès général pour ce qui concerne l’ensemble du pays. Tous les membres de ces congrès, principal ou de base sont en même temps impliqués de par leur profession ou leur fonction dans différents congrès catégoriels : ouvriers, paysans, étudiants, commerçants, artisans, artistes, fonctionnaires, intellectuels, scientifiques, etc. Ils peuvent aussi créer ou s’intégrer dans des comités populaire selon leur rôle social ou associatif.

Ces différents comités fonctionnent comme les congrès de base, c’est à dire : en démocratie directe., fondée sur la recherche du consensus. Ce qui est souvent très long et très astreignant, mais ne lèse personne car tout le monde peut s’exprimer et intervenir directement dans le débat de société sans être représenté par un délégué. Les congrès de base responsabilisent surtout les jeunes, car tout y est discuté : l’économie locale et générale, le social, la culture, la gestion, les arts, l’environnement et le cadre de vie.

Chaque congrès dispose d’un secrétariat désigné selon les compétences de chacun. Il convoque les réunions et prépare l’ordre du jour, rédige les résolutions adoptées et les rapports qui seront proposés aux autres congrès avant d’atterrir au congrès général. Chaque congrès est assisté de deux juristes désignés par le congrès. Tout habitant du lieu assiste à ces congrès de base, même les membres du congrès générale qui gèrent le pays.

Plusieurs commissions sont rattachées à ces congrès de base, plus ou moins nombreuses, selon le nombre d’habitants ou selon les dossiers à discuter. Les décisions finales sont prises par l’ensemble du congrès de base, du secrétariat, des commissions, des comités populaires. Cet ensemble s’appelle " l’Union Populaire Générale " applique les décisions concernant le local. Il a aussi son propre secrétariat, désigné comme celui du congrès de base ; selon les compétences, l’ancienneté ou l’investissement dans le congrès. Il n’y a pas d’élections, personne ne délègue sa voix, les décisions se prennent à main levée, chacun s’implique directement. Le congrès de base villageois ou de quartier est le lieu de proposition le plus important, c’est pour cette raison qu’il est appelé " congrès principal ".

  • Les congrès secondaires et municipaux :

Les décisions du congrès de base ou principal passent par un congrès secondaire qui fonctionne de la même façon que le congrès de base ou que chaque comité populaire. Après discussion et résolution des différents dossiers au congrès de base, puis secondaire, les propositions arrivent au congrès municipal. Les congrès secondaires, puis municipaux affinent les propositions des congrès principaux avant de les appliquer au niveau local puis régional.

  • Le congrès général populaire :

L’ensemble de tous ces congrès constitue le " Congrès Général du peuple Libyen " qui gère tout le pays. Il est composés de 5OO personnes qui sont pratiquement toutes passées d’un congrès à un autre, toujours selon leur compétences, leur investissement, leur ancienneté et qui continuent à y participer. Le rôle du congrès général populaire est de réunir tous les congrès de base, leurs secrétariats, leurs comités populaires, leurs différentes commissions, les congrès secondaires et municipaux entre eux et d’appliquer les décisions prises qui concernent le pays. Tous ces congrès - où les hommes et les femmes sont représentés à égalité - se réunissent au minimum trois fois par an. Ils sont issus de l’enseignement de l’Islam, donc ne sont pas coupés des racines, de la tradition, de la culture, de la spiritualité.

  • Le congrès général du peuple arabe :

Un congrès général du peuple arabe avec des représentants des Etats et des peuples arabes, largement transfrontière et des immigrés arabes travaillant en Libye a été fondé en 1977 et tente d’unifier le monde arabe.

L’ORGANISATION DE LA SOCIÉTÉ LIBYENNE

L’ensemble de la société, ainsi que toutes les structures économiques, sociales, culturelles, artistiques, sanitaires ou autres, fonctionnent sous les mêmes principes. Les facultés, les entreprises, les centres de soin, les hôpitaux, les centres de sécurité sociale que j’ai visité sont en autogestion, les décisions sont prises à la bas et par tous.

L’économie, les finances :

Le congrès général populaire s’occupe de la gestion de tous les biens liés aux ressources pétrolières, des importations, exportations des gros investissements civils et militaires. Il n’y a pas de prélèvement de taxes ou d’impôts d’aucune sorte sur le peuple. L’eau, l’électricité ainsi que le téléphone local, l’habitation, l’enseignement primaire comme secondaire ou universitaire est fourni gratuitement. Le logement est attribué selon la grandeur de la famille et donc de l’espace qui lui est nécessaire. Personne n’est propriétaire ou locataire de son habitation. Les biens immobiliers sont gérés par le congrès et appartiennent à la collectivité. La propriété privée n’existant pas, le principe est le même dans les entreprises : personne ne peut employer quelqu’un donc exploiter , chacun est son propre patron. L’ensemble de la société définit les besoins et répartit la production et les biens selon les besoins de chacun. Les entreprises :

Dans les unités de production et usines textiles que nous avons visitées, les ouvriers / ères gèrent eux et elles même leurs entreprises. La production, les horaires de travail, l’achat des matériaux, la vente de la production, le budget investi et réinvesti, le tarif horaire, le nettoyage, tout est discuté et appliqué en commun à travers les comités populaires. La sécurité sociale :

Tous les soins sont gratuits : visite médicale, médicaments, hospitalisation, rééducation etc…… La sécurité sociale couvre tous les risques - maladies accidents - et, pour les inactifs - chômeurs, malades, personnes handicapées, âgées - fournit une allocation. Les retraites : La retraite se prend en principe à 55 ans pour les femmes, à 65 ans pour les hommes. Mais chacun peut choisir sa retraite. Ceux ou celles qui ont travaillé durant vingt ans peuvent cesser leur activité. Ils touchent 80% de leur retraite. La base de calcul de la retraite est de 30% plus élevée que le salaire. C’est le congrès général populaire qui redistribue toutes les retraites ainsi que les autres allocations. Les facultés :

Les étudiants participent à travers les comités au choix des disciplines, des filières, à la gestion, à l’administration de leur université. C’est une décision collective entre professeurs, étudiants et administration qui prévoit la gestion de l’année à venir. Nous avons visités plusieurs facultés et avons constaté qu’elles fonctionnent toutes sur le même principe. Elles sont surtout très mixtes. Nous avons constaté que pour les études supérieures - surtout concernant le troisième cycle - , dans n’importe quelle discipline, les jeunes filles étaient plus nombreuses que les garçons. J’ai souvent participé à des colloques, congrès ou rencontres , fait des interventions ou présidé des débats sur différents sujets - démocratie directe, statut de la femme, écologie ou alternatives - dans l’amphi de la faculté " El Fatah " à Tripoli, en présence de nombreux étudiants et professeurs.

LA RECHERCHE DE LA DEMOCRATIE DIRECTE

Toute les recherches sur la démocratie, la participation, le pouvoir, la gestion, la représentation sont élaborées, comparées, discutées sous forme de débats au "Centre des Etudes du Petit Livre Vert ". La recherche de la démocratie directe a passé et passe toujours par les comparaisons avec les démocraties qui ont existé, échoué ou se sont transformées en dictature. Le centre est aussi le centre de la mémoire, de l’histoire du peuple, de la géopolitique et de l’organisation sociale. Il a pour principe de mener des études sur les différentes formes de pouvoir dans le monde - dictatures, partis multiples et représentations parlementaires -, sur la défense des libertés et l’affranchissement de l’individu ainsi que sur la connaissance des valeurs humaines. On y oeuvre aussi pour créer des liens entre le monde arabe et l’Occident, dont la France, le pays de la révolution de 1789. C’est un établissement gouvernemental indépendant du congrès général populaire. Il est géré par un "Comité Populaire International" composé d’intellectuels, de professeurs, de politologues du monde entier. Leur principe de base est le dialogue et l’échange d’idées transfrontières. Ils étudient et décortiquent les démocraties existantes pour trouver, en les comparant des solutions acceptables. Il y a plus de 6 000 penseurs et savants qui collaborent avec le centre ainsi que plusieurs mouvements culturels internationaux. Nous avons discuté sur quelques pistes de recherche :

La recherche sur le pouvoir :

Toutes les formes de pouvoir ont été examinées : depuis la famille primitive, les tribus, les clans, les communautés, jusqu’à la représentation parlementaire. Il y a toujours et partout, selon la carte géographique du monde, la confrontation au monopole du pouvoir. La lutte est toujours menée entre celui ou ceux qui détiennent le pouvoir et celui ou ceux qui veulent le prendre, que ce pouvoir soit privé ou d’état. Dans les régimes à parti unique, le président est aussi celui du parti au pouvoir. De même tous les ministres, les hauts fonctionnaires ainsi que les banques, la police et l’armée sont les cadres du parti au pouvoir. Sous les régimes à partis multiples, tout est fondé sur la compétition entre les différents partis qui se disputent le pouvoir. Celui qui gagne est prêt à tous les compromis et magouilles pour éviter que les autres ne lui prennent son pouvoir. Il ne pourra de toute façon pas évoluer car les autres le guettent, et au moindre faux pas, le dénoncent. Le pouvoir doit être aux mains de tous. La démocratie parlementaire est une fausse démocratie car elle est déléguée et pas directe. Les électeurs mettent un bulletin dans l’urne et ne contrôlent plus rien. Ils deviennent passifs. La décision et la mise en application des décisions est plus dynamique si c’est le peuple qui décide. "Des milliers de salles de décision et pas seulement une". Tout le monde doit détenir son sort entre ses mains. "Plus d’esclaves, plus de maîtres". C’est la raison d’être des différents congrès et comités populaires.

La recherche sur la richesse :

Qui doit posséder la richesse ? Dans le besoin et la satisfaction du besoin réside la liberté. Celui qui détient votre besoin devient le maître. Le capitalisme et le marxisme sont les revers de la même médaille. D’un côté, il y a le pôle qui possède, de l’autre les démunis qui offrent leur force de travail. Dans le premier cas ce sont les couches patronales qui possèdent tout, dans le second c’est l’Etat qui détient la richesse. Dans la troisième théorie universelle, tout le monde est associé. Le capital et l’effort physique ou intellectuel sont associés pour le bien-être des deux parties. La loi naturelle est en effet le critère, la référence et la source unique des rapports humains. Elle a donné naissance à un socialisme fondé sur l’égalité des facteurs de production et assuré la répartition à peu près équitable des produits de la nature entre les individus. L’exploitation de l’être humain et la constitution par un individu d’une fortune dépassant ses besoins constituent une entorse à la loi naturelle et l’amorce d’une perversion et d’une déviation dans la vie de la société ainsi que le signe d’une société d’exploitation.

Les recherches sur le social :

La force motrice de l’histoire humaine est le facteur social, c’est à dire le facteur national. Le lien social qui assure la cohésion de chaque groupe humain, de la famille à la tribu, de la région à la nation est le fondement même de la dynamique de l’histoire. La famille est la cellule de base de la société avec la liberté de la femme et l’égalité sociale entre les deux sexes pour arriver à une société juste et cohérente. Ce n’est pas la politique qui doit primer sur le social, mais le contraire pour une meilleur qualité de vie.

Toutes ces recherches et débats mériteraient d’être largement approfondis. Il est sûr que rien n’est jamais parfait, ni surtout statique car les sociétés bougent avec leur histoire et sont capables à chaque période d’inventer des formes nouvelles de gestion de leur vie. Les libyens/ennes ont au moins le mérite d’essayer une forme de démocratie qui leur est propre. Ils reconnaissent eux même qu’elle n’est pas exportable. Ont-ils/elles trouvé la méthode la moins inégalitaire ? Réussissent-ils/elles à y associer tout le monde ? Auraient-ils réussi à mettre en place ce type d’organisation sans la richesse apportée par le pétrole ? Est-ce qu’elle peut apporter un début de réponse à la mondialisation de l’économie et de la culture ? peut-elle continuer à se développer à côté de la pensée dominante ? Voici quelques questions, ainsi que d’autres à poser et à discuter lors d’une rencontre qui peut se prépare entre une délégation française et des interlocuteurs libyens en octobre 1998.

Ginette SKANDRANI Juillet 1998 .

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Dieudo et sioniste (vu à la télé)

21 Janvier 2014 , Rédigé par dodo

Quand Jacubowicz cite Dieudonné

Hier soir, Vendredi 10 Janvier 2014, j'ai regardé l'émission "Ce soir ou jamais" consacrée à l'affaire Dieudonné. J'ai été choqué par tant de désinformation et je ne m'intéresserai dans le présent article qu'à l'entrée fracassante de monsieur Alain Jacubowicz qui avec sa série de citations a donné l'illusion que Dieudo était un immonde nazi absolument indéfendable, sinon par le défunt Maitre Vergès.

J'ai fait l'impasse sur son introduction, quand il dit que Dieudonné aurait commencé à parler des juifs lorsqu'il "n'a pas trouvé l'argent" pour financer son projet de film sur le code noir. J'espère que quelqu'un d'autre s'intéressera à cette question. Je remarque juste, en revisionnant la vidéo pour écrire ces lignes, que Jacubowicz n'a pas précisé que Dieudonné s'était à l'époque irrité contre le CNC dirigé alors par David Kessler. Cet établissement public à caractère administratif français, qui distribue environ 700 millions de subventions par an (dont 40% pour le cinéma), avait en effet refusé de subventionner son film sur la traite négrière.

Je reprendrai donc de façon précise et sourcée les citations que monsieur Jakubowicz lit dés le démarrage de l'émission. Remarquons qu'on voit alors nettement qu'il lit des notes, et que par conséquent ce n'est pas la faillibilité de sa mémoire qui est en cause et entrons tout de suite dans le vif du sujet :

En janvier 2002, le journal Lyon Capitale interrogeait Dieudonné, qui était alors candidat à l'élection présidentielle. Le journaliste lui demandant :
"Que pensez-vous de la montée de l’antisémitisme parmi certains jeunes Beurs ?"
Dieudonné a alors répondu la chose suivante :
"Le racisme a été inventé par Abraham. Le “peuple élu”, c’est le début du racisme. Les musulmans aujourd’hui renvoient la réponse du berger à la bergère. Juifs et musulmans, pour moi, ça n’existe pas. Donc antisémite n’existe pas parce que juif n’existe pas. Ce sont deux notions aussi stupides l’une que l’autre. Personne n’est juif ou alors tout le monde. Je ne comprends rien à cette histoire. Pour moi, les Juifs, c’est une secte, une escroquerie. C’est une des plus graves parce que c’est la première. Certains musulmans prennent la même voie en ranimant des concepts comme la “guerre sainte”, etc."

Cette réponse a évidemment été tronquée par monsieur Jacubowicz qui a cité uniquement : "Pour moi, les juifs c'est une secte, une escroquerie. C'est une des plus graves parce que c'est la première."
Cela donne ainsi l'illusion que Dieudonné parlait des juifs en tant que peuple, alors qu'il parlait des juifs en tant que croyants du judaïsme. Il aurait d'ailleurs dû dire "le judaïsme c'est une secte". Cette faille lexicale a ici parfaitement été exploitée.
Notons que la LICRA présidée par monsieur Jacubowicz avait alors attaqué Dieudonné mais que ce dernier avait été relaxé.

En févier 2004, je journal du dimanche rapportait les propos suivants :
"Sale nègre, les juifs auront ta peau, voilà le genre de slogans que j’ai entendus. Ce sont tous ces négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et aujourd'hui l'action terroriste qui manifestent leur soutien à la politique d'Ariel Sharon. Ceux qui m'attaquent ont fondé des empires et des fortunes sur la traite des noirs et l'esclavage."

Ici Jacubowicz a encore tronqué et s'est également autorisé une petite retouche :
"Les juifs sont TOUS des négriers reconvertis dans la banque."

Enfin, la dernière citation est la plus croustillante. Là, monsieur Jacubowicz a carrément recomposé toute une diatribe en découpant des mots par ci par là avec ses petits ciseaux, et en les recollant à son gré pour la bonne cause. Après tout, la fin ne justifie-t-elle pas les moyens ?

Voici la vidéo en question, il s'agit d'une réponse à la sortie ambigue d'Eric Zemmour sur les noirs et les arabes pour laquelle ce dernier avait d'ailleurs été attaqué et condamné pour provocation à la haine raciale. Prenez le temps de la regarder, vraiment.

Je me suis donc permis de retranscrire ce que cela est devenu, et ce que monsieur Jacubowicz a précisément cité :

"Les juifs, ces chiens, les gros escrocs de la planète. Il faut être juif pour avoir la liberté d'expression en France. Ils nous ont tout fait, ils nous ont trainé dans la boue, ils nous ont mis à l'état d'esclave, ils nous ont colonisés. C'est tout ! C'est une vérité et dire le contraire c'est avoir peur mais on n'a plus peur, ils nous ont tout fait. Maintenant de toute façon, la mort serait plus confortable que la soumission à ces chiens. On n'a pas à se soumettre. Il faut arrêter. Il faut avancer."

Avouez que d'entrée de jeu "Les juifs, ces chiens !" ça fait flipper. Hitler lui même aurait fait un pas en arrière. Dommage que cette phrase, Dieudo ne l'ait jamais prononcée...

Pour conclure, remarquons simplement qu'après tout cela, quand Jean Bricmont a dit qu'il pourrait répondre point par point à Alain Jacubowicz, ce dernier a indiqué : "Pourtant c'était très objectif hein. Il y a des dates, des lieux.". Il est vrai que la technique est maline, en faisant mine de citer des propos qu'on a soigneusement notés, on donne une illusion de rigueur et d'objectivité. Et même un contradicteur qui connait bien Dieudonné reconnait effectivement des mots qu'il a déjà entendus. Il sent bien qu'il y a un truc qui cloche, mais, n'ayant pas un recueil de citations de Dieudonné en mains, il est dans l'impossibilité de le réfuter avec précision et pertinence. Comme devant un prestidigitateur, on sent bien qu'il y a un truc mais on ne sait pas exactement quoi.

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Le temps qu'il fait en AFRIQUE 2014 !

10 Janvier 2014 , Rédigé par dodo

Les dernières manœuvres de la France et des États-Unis en Afrique

L’Afrique traverse des moments difficiles où la guerre ne connaît pas de trêve. La République centrafricaine et le Soudan du sud le savent bien, et Noël n’a décidément pas empêché les conflits de s’y dérouler. Deux guerres différentes, tout du moins en apparence, car quelque chose les unit malgré tout : l’ingérence de l’Occident. D’un côté, on trouve en effet la France, qui protège ses intérêts en Centrafrique (riche en diamants, en pétrole et en uranium) ; et de l’autre, les États-Unis, dont les manœuvres avaient permis la partition du Soudan sur fond de gisements pétroliers en 2011.

Quasiment un an a passé depuis que la France a refusé, à la fin de décembre 2012, de venir en aide au président aujourd’hui déchu François Bozizé, alors en proie aux rebelles de la Seleka. Et beaucoup d’eau a coulé sous les ponts : il y a eu un coup d’État et les rebelles ont pris le pouvoir tout en semant l’anarchie dans le pays. Des villages entiers ont été détruits, des milliers de personnes ont fui leur maison, laissant tout derrière elles. La population a vécu dans un climat de terreur.

La France s’est réveillée il y a un mois en décidant d’arrêter le « génocide » en envoyant, avec l’aval de l’ONU, l’armée se déployer en République centrafricaine. Selon Paris et les media, on est désormais en présence d’un conflit ethnico-religieux. Après la mort de deux soldats, François Hollande a réaffirmé le principe d’impartialité de ses troupes. Quelques jours auparavant, le président français soulignait que « la mission est dangereuse mais nécessaire si on veut que ne se produise ici (en RCA, NDLR) un carnage ». Que ce soit pour la Libye, pour la Côte d’Ivoire et tout récemment pour le Mali, la propagande de la France est décidément toujours la même.

Sur place, on ne peut cependant que constater le chaos. La population est barricadée à domicile et ne sort que pour assurer son approvisionnement. Les rues sont désertes, abandonnés aux militaires français et africains de la MISCA. Il y a quelques jours, les soldats tchadiens de la force africaine en RCA ont ouvert le feu sur un groupe de manifestants qui s’étaient rassemblés autour de l’aéroport de Bangui pour exiger la démission du président putschiste Michel Djotodia et le départ de ses combattants, accusés de complicité avec la Seleka. Les troupes tchadiennes ont tiré sur la foule, causant la mort d’une personne.

Dans le même temps, plusieurs milliers de manifestants protestaient contre la présence de l’armée française. « Non à la France ! », « Hollande criminel !», scandaient notamment ceux qui entendaient dénoncer la partialité des militaires déployés depuis début décembre en RCA. Les soldats français sont en effet accusés d’œuvrer en faveur des chrétiens et des groupes anti-balaka, formés en grande partie par d’anciens membres des forces armées centrafricaines.

Cette situation attise le fort sentiment anti-français qui est en train de naître au sein de la minorité musulmane. Cette dernière accuse les forces militaires de Paris de complicité de génocide en n’arrêtant pas les représailles des chrétiens contre les ex-rebelles désarmés mais aussi contre les commerçants dont les magasins ont été pillés.

L’épouvantail du conflit interreligieux créé de toutes pièces n’échappe à personne. En une semaine, les affrontements ont fait quelque 450 victimes. « Nous nous sommes révoltés afin que Djotobia et se combattants s’en aillent et que le pays puisse vivre dans la paix », a déclaré Richard Benjouane, le chef des milices d’auto-défense anti-balaka dans un des rares entretiens publiés dans la presse. Alfred Rombhot, chef d’un groupe de miliciens, nie que ses hommes puissent s’en prendre aux musulmans, tout en reconnaissant qu’il y a des meurtres : « nous savons qu’il y a des Centrafricains musulmans. Ils ont le droit d’être là. Les étrangers, c’est différent. Tout ça est très clair ».

Ce conflit a provoqué le déplacement de plus d’un demi-million de personnes. Plusieurs agences des Nations-Unies ont exprimé dernièrement leur préoccupation devant la situation du pays ; des millions de civils sont menacés par l’insécurité alimentaire et la violence qui se poursuit sans relâche.

La situation est elle aussi chaotique au Soudan du sud, où un coup d’État a été dernièrement déjoué. Né en 2011 de la partition du Soudan, le plus jeune État du monde a rapidement plongé dans la violence. Depuis le 15 décembre, il est déchiré par d’intenses combats qui menacent de dégénérer en guerre civile. Au cœur du conflit : une rivalité entre le président Kiir et son ex-vice-président, limogé en juillet. En une semaine, les combats ont fait plusieurs centaines de victimes et touchent maintenant la moitié du pays. Les civils tentent de se réfugier par milliers dans les complexes de l’ONU totalement débordés, notamment dans la capitale Juba, au sud. Des témoignages font état de massacres et de viols à grande échelle.

Le secrétaire d’État étasunien, John Kerry, a téléphoné le week-end dernier au président Salva Kiir pour lui dire que les violences sapaient ce qui avait été imaginé lors de l’indépendance du 9 juillet 2011. L’administration Obama a aussi dépêché son émissaire Donald Booth et envoyé quarante-cinq militaires pour assurer la sécurité de leurs ressortissants restés sur place. Les États-Unis se défendent d’agir par intérêts stratégiques ou économiques, et mettent en avant l’urgence humanitaire. Pour l’opinion, la vérité est faite : le long conflit qui a abouti à la partition du Soudan était une guerre entre chrétiens et musulmans. « Complètement faux », rétorque Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France sur place. Il s’agissait avant tout, pour les Occidentaux et Israël, de démanteler le plus grand pays arabe et africain riche en pétrole (l’or noir représentant 95 % de l’économie nationale du Soudan du sud).

Le regard que tout observateur peut porter sur l’Afrique permet de constater que le continent évolue avec frayeur vers la balkanisation. Cette dernière tend aujourd’hui à scinder en deux (ou plusieurs) parties les pays. Le cas de la Libye est révélateur de ce qui attend peut-être d’autres États. Actuellement, Européens et Américains sont en train d’imposer dans l’ex-Jamahiriya libyenne un nouveau système fédéral où désormais il existe deux administrations : une à Tripoli, l’autre à Benghazi. Dans ce schéma, l’important pour les puissances occidentales est d’avoir la mainmise sur le « pays utile ». Il est dans leur intérêt de contrôler les pôles stratégiques, de contrôler l’ensemble des ressources pour assurer leur sécurité énergétique. Mais le risque d’insécurité permanente est à craindre…

Pour Kwame Nkrumah, homme politique indépendantiste et panafricaniste ghanéen qui dirigea ce pays en tant que président de 1960 à 1966, « l’essence du néo-colonialisme, c’est que l’État qui y est assujetti est théoriquement indépendant, possède tous les insignes de la souveraineté sur le plan international. Mais en réalité, son économie, et par conséquent sa politique, sont manipulées depuis l’extérieur ». La République centrafricaine et le Soudan du sud connaissent bien les mêmes maux dont les causes ont un nom : le néo-colonialisme.

Capitaine Martin

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DIEUDO n'est pas antisémite mais humoriste.OK!

8 Janvier 2014 , Rédigé par dodo

À Paris, les médias traditionnels et les politiques commencent la nouvelle année avec une résolution partagée pour 2014 : museler définitivement un comédien franco-africain qui devient trop populaire auprès des jeunes gens.

Entre Noël et la Saint-Sylvestre, ce n’est personne d’autre que le président de la République, François Hollande qui, lors d’une visite en Arabie Saoudite pour de (très grosses) affaires commerciales, a déclaré que son gouvernement devait trouver un moyen d’interdire des spectacles de l’humoriste Dieudonné M’Bala M ‘ Bala, ainsi qu’a appelé à le faire le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls.

Le leader du parti conservateur d’opposition, l’UMP Jean-François Copé, a fait immédiatement chorus en apportant un « soutien total » à la réduction au silence de l’incontrôlable comédien.

Au milieu de ce chœur médiatique unanime, l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur a écrit en éditorial que Dieudonné est « déjà mort, » lessivé, fini. La rédaction débattait ouvertement de la meilleure tactique entre essayer de le faire emprisonner pour « incitation à la haine raciale », l’annulation de ses spectacles sur la base de potentielles « menaces de trouble à l’ordre public, » ou l’exercice de pressions en menaçant les communes de diminuer le montant des subventions pour la culture si elles l’autorisent à se produire.

L’objectif de Manuel Valls, le patron de la police nationale, est clair, mais le pouvoir tâtonne quant à la méthode.

Le cliché méprisant qui est constamment répété est que « Dieudonné ne fait plus rire personne. »

En réalité, c’est le contraire qui est vrai. Et c’est là le problème. Dans sa récente tournée dans les villes françaises, des vidéos montrent de grandes salles archi combles pliées de rire devant leur humoriste préféré. Il a popularisé un geste simple qu’il appelle la « quenelle. » Ce geste est imité par des jeunes gens dans toute la France. Elle veut dire tout simplement et à l’évidence : on en a marre.

Pour inventer un prétexte pour détruire Dieudonné, la principale organisation juive, le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, équivalent français de l’AIPAC) et la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), qui jouit de privilèges particuliers dans le droit français [1] ont sorti une histoire extravagante pour qualifier Dieudonné et ceux qui le suivent de « nazis. » La quenelle n’est selon toute évidence qu’un geste grossier signifiant à peu près « dans ton cul » avec une main placée en haut de l’autre bras pointé vers le bas pour préciser la longueur de la quenelle.

Mais pour le CRIF et la LICRA, la quenelle est « un salut nazi à l’envers ». (On n’est jamais assez « vigilant » quand on cherche un Hitler caché)

Comme quelqu’un l’a remarqué, un « salut nazi à l’envers » peut tout aussi bien être considéré anti-nazi. Si encore le geste a quelque chose à voir avec Heil Hitler. Ce qui n’est manifestement pas le cas.

Mais le monde des médias reprend cette affirmation, en signalant tout du moins que « certains considèrent la quenelle comme un salut nazi à l’envers. » Peu importe si ceux qui pratiquent ce geste n’ont aucun doute sur ce qu’il veut dire : N…e le système !

Mais jusqu’à quel point le CRIF et la LICRA sont-ils « le système » ?

La France a un grand besoin de rire

L’industrie française est en train de disparaître, avec des usines qui ferment les unes après les autres. L’imposition des citoyens à faibles revenus est à la hausse, pour sauver les banques et l’euro. La désillusion vis-à-vis de l’Union européenne est de plus en plus forte. Les règles de l’UE empêchent toute action sérieuse pour améliorer l’état de l’économie française. Pendant ce temps, les politiciens de gauche et de droite continuent leurs discours creux, émaillés de clichés sur les « droits de l’homme » —en grande partie comme prétexte pour aller à la guerre au Moyen-Orient ou pour des diatribes contre la Chine et la Russie—. Le pourcentage d’opinions positives sur le président Hollande a dégringolé à 15 %. Pourtant les gens votent, avec pour résultat les mêmes politiques, décidées par l’UE.

Pourquoi alors la classe dirigeante concentre-t-elle sa vindicte sur « l’humoriste le plus talentueux de sa génération" (ainsi que le reconnaissent ses confrères, même quand ils le dénoncent) ?

La réponse en bref est probablement que la popularité montante de Dieudonné auprès de la jeunesse illustre un accroissement de l’écart entre générations. Dieudonné fait rire aux dépens de l’ensemble de l’establishment politique. Ce qui a eu pour conséquences un torrent d’injures et de démarches pour interdire ses spectacles, le ruiner financièrement et même le faire aller en prison. Les attaques verbales fournissent le contexte propice à des agressions physiques contre lui. Il y a quelques jours, son assistant Jacky Sigaux a été agressé physiquement en pleine journée par plusieurs hommes masqués devant la mairie du 19ème arrondissement – juste en face du parc des Buttes Chaumont. Il a déposé plainte.

Mais quelle protection peut-on espérer de la part d’un gouvernement dont le ministre de l’intérieur, Manuel Valls —en charge de la police— promis de trouver les moyens de faire taire Dieudonné ?

Cette affaire est importante mais il est pratiquement certain qu’elle ne sera pas traitée correctement dans les médias hors de France – exactement comme elle n’est pas traitée correctement dans la presse française qui est la source de presque tout ce qui est rapporté à l’étranger. Les problèmes liés à la traduction, une part de malentendus et de contrevérités ajoutent à la confusion.

Pourquoi le haïssent-ils ?

Dieudonné M’Bala M’Bala est né dans la banlieue parisienne il y a 48 ans. Sa mère était une blanche originaire de Bretagne, son père était un Africain originaire du Cameroun. Ce qui devrait faire de lui l’enfant-modèle du « multiculturalisme » que l’idéologie dominante de la gauche affirme promouvoir. Et durant la première partie de sa carrière, en duo avec son ami juif Elie Semoun, il était exactement ça : il faisait campagne contre le racisme, concentrant ses attaques sur le Front National allant même jusqu’à se présenter aux élections municipales contre une candidate du Front National à Dreux, une cité dortoir à environ 90 kilomètres à l’ouest de Paris où il réside. Comme les meilleurs humoristes, Dieudonné a toujours ciblé les événements de l’actualité, avec un engagement et une dignité peu courants dans la profession. Sa carrière était florissante, il jouait dans des films, était invité à la télévision et travaillait désormais en solo. Très bon observateur, il excelle dans des imitations assez subtiles de divers types de personnalités et groupes ethniques, des Africains aux Chinois.

Il y a dix ans, le 1er décembre 2003, en tant qu’invité dans une émission de télévision traitant d’actualité intitulée « On ne peut pas plaire à tout le monde, » un nom tout à fait approprié, Dieudonné était arrivé sur le plateau sommairement déguisé en « converti au sionisme extrémiste », suggérant aux autres de « rejoindre l’axe du bien israélo-américain. ». Cette mise en cause relativement modérée de « l’axe du mal » de George W. Bush semblait complètement dans l’air du temps. Ce sketch se terminait par un bref salut « Isra-heil ». On était loin du Dieudonné des débuts mais l’humoriste populaire avait été néanmoins salué avec enthousiasme par les autres comédiens tandis que le public présent sur le plateau lui avait fait une standing ovation.

C’était dans la première année de l’attaque états-unienne contre l’Irak à laquelle la France avait refusé de s’associer, ce qui avait amené Washington à rebaptiser ce qu’on appelle là-bas « french fries » (belges en réalité) en « freedom fries » .

Puis les protestations ont commencé à arriver, concernant particulièrement le geste final vu comme posant une équivalence entre Israël et l’Allemagne nazie.

« Antisémitisme ! » criait-on même si la cible du sketch était Israël (et les États Unis et leurs alliés au Moyen Orient). Les appels se multipliaient pour interdire ses spectacles, le poursuivre en justice, détruire sa carrière. Dieudonné a essayé d’expliquer que son sketch ne visait pas les Juifs en tant que tels mais, à la différence d’autres avant lui, il n’a pas présenté d’excuses pour une offense qu’il considère ne pas avoir commise.Pourquoi n’y-a-t-il pas eu de protestations de la part des Africains dont il s’est moqué ? Ou des Musulmans, Ou des Chinois ? Pourquoi une seule communauté a-t-elle réagi avec autant de rage ?

A commencé alors une décennie d’escalade. La LICRA entama une longue série d’actions en justice contre lui (« incitation à la haine raciale »), les perdant au début mais ne relâchant pas la pression. Au lieu de céder, après chaque attaque Dieudonné a poussé plus avant sa critique du « sionisme », Dans le même temps, Dieudonné était graduellement exclu des studios de télévision et traité comme un paria par les médias grand public. C’est seulement la profusion récente sur internet d’images montrant de jeunes gens en train de faire le geste de la quenelle qui a poussé l’establishment à conclure qu’une attaque frontale serait plus efficace que d’essayer de l’ignorer.

L’arrière-plan idéologique

Pour essayer de comprendre la signification de l’affaire Dieudonné, il est nécessaire d’appréhender le contexte idéologique. Pour des raisons trop complexes pour qu’on les présente ici, la gauche française – la gauche dont la préoccupation principale était autrefois le bien-être des travailleurs, l’égalité sociale, l’opposition aux guerres d’agression, la liberté d’expression – n’existe pratiquement plus. La droite a gagné la bataille décisive de l’économie avec le triomphe de politiques qui favorisent la stabilité monétaire et les intérêts du capital financier international (le « néolibéralisme »). Comme prix de consolation, la gauche jouit d’une certaine prééminence idéologique basée sur l’anti-racisme, l’anti-nationalisme et l’engagement en faveur de l’Union Européenne —et même de l’hypothétique « Europe sociale » qui s’éloigne à grands pas pour rejoindre le cimetière des rêves disparus—. En fait, cette idéologie coïncide parfaitement avec une mondialisation fondée sur les exigences du capitalisme financier international.

En l’absence de toute véritable gauche sociale et économique, la France a sombré dans une sorte de « politique de l’identité » qui fait à la fois l’éloge du multiculturalisme et réagit avec véhémence contre le « communautarisme », c’est-à-dire l’affirmation de n’importe quel particularisme jugé indésirable. Mais certains particularismes ethniques sont encore moins les bienvenus que d’autres. Le voile islamique a été d’abord interdit dans les écoles, et les demandes pour le faire interdire dans l’espace public se font de plus en plus pressantes. Le niqab et la burqa, quoique rares, ont été interdits par une loi. Des controverses éclatent sur la nourriture halal dans les cantines, les prières sur la voie publique, tandis que des caricatures raillent régulièrement l’Islam. Quoi qu’on puisse penser de tout ça, la lutte contre le communautarisme peut être vue par certains comme dirigée contre une communauté en particulier. Dans le même temps, les dirigeants politiques français ont pris la tête de ceux qui appellent à la guerre dans des pays musulmans comme la Libye et la Syrie tout en affichant leur dévotion pour Israël.

En même temps, une autre communauté fait l’objet d’une sollicitude de tous les instants. Ces vingt dernières années, alors que la pratique religieuse et l’engagement politique ont considérablement décliné, l’holocauste, appelé Shoah en France, est devenu progressivement une sorte de religion d’État. Les écoles commémorent la Shoah chaque année, elle domine de plus en plus dans une conscience historique en recul sous les autres aspects tout comme nombre d’approches en sciences humaines. En particulier, de tous les événements de la longue histoire de France, le seul protégé par une loi est la Shoah. La loi dite Gayssot prohibe tout questionnement sur l’histoire de la Shoah, une interférence absolument sans précédent avec la liberté d’expression. En outre, certaines associations comme la LICRA, se sont vues accorder le privilège de pouvoir poursuivre des individus en justice sur la base de « l’incitation à la haine raciale » (interprétée de manière très large et inégale) avec la possibilité d’encaisser des dommages et intérêts au nom de la « communauté insultée ». En pratique, ces lois servent surtout à poursuivre « l’antisémitisme » présumé et le « révisionnisme » par rapport à la Shoah. Même si elles sont souvent rejetées par les tribunaux, de telles actions en justice participent du harcèlement et de l’intimidation. La France est un des rares pays où le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre la colonisation israélienne peut aussi être attaqué devant les tribunaux pour « incitation à la haine raciale. »

Organisation violente, la Ligue de Défense Juive (LDJ), illégale aux États-Unis et même en Israël, est connue pour avoir saccagé des librairies ou frappé des individus isolés, parfois âgés. Quand les agresseurs sont identifiés, la fuite en Israël est une bonne porte de sortie. Les victimes de la LDJ n’inspirent jamais dans l’opinion publique quoi que ce soit de comparable à l’indignation publique massive quand un citoyen juif est victime d’une agression gratuite. Par ailleurs, les politiciens se rendent au dîner annuel du CRIF avec le même zèle que ceux des États-Unis pour aller au dîner de l’AIPAC —pas pour financer leurs campagnes électorales mais pour prouver la bienveillance de leurs sentiments—.

La France possède la plus importante communauté juive d’Europe occidentale, une population qui a en grande majorité échappé à la déportation pendant l’occupation allemande au cours de laquelle les immigrés juifs avaient été expulsés vers les camps de concentration. En plus d’une communauté juive établie depuis très longtemps, il y a beaucoup de nouveaux venus originaires d’Afrique du Nord. Tout cela contribue à une population aux succès très dynamiques, très présente dans les professions les plus visibles et les plus populaires (le journalisme, le show business ainsi que la science et la médecine entre autres)

De tous les partis politiques français, le Parti Socialiste (en particulier via le Parti Travailliste de Shimon Peres qui est membre de l’Internationale Socialiste) est celui qui a les liens historiques les plus étroits avec Israël. Dans les années 1950, quand la France combattait le mouvement de libération nationale algérien, le gouvernement français (via Peres) avait contribué au projet israélien de production d’armes atomiques. Aujourd’hui, ce n’est pas le Parti Travailliste qui gouverne Israël mais l’extrême droite. La récente visite amicale faite par François Hollande à Benjamin Netanyahou a montré que la dérive droitière de la vie politique en Israël n’a absolument pas tendu les relations —qui semblent plus étroites que jamais—.

Il n’empêche que la communauté juive est très petite en comparaison du grand nombre d’immigrés arabes venus d’Afrique du Nord ou des immigrés noirs originaires des anciennes colonies françaises en Afrique. Il y a quelques années, Pascal Boniface, un intellectuel de renom membre du PS, avait prudemment averti les dirigeants du parti que leur biais en faveur de la communauté juive pourrait finir par causer des problèmes électoraux. Cet avertissement qui figurait dans un document d’analyse politique avait provoqué un tollé qui lui avait presque coûté sa carrière.

Mais le fait demeure : il n’est guère difficile pour les français d’origine arabe ou africaine d’avoir le sentiment que le « communautarisme » qui a vraiment de l’influence est le communautarisme juif.

Les usages politiques de l’holocauste

Norman Finkelstein a montré il y a quelques temps que l’holocauste peut être exploité à des fins pour le moins dénuées de noblesse : comme extorquer des fonds à des banques suisses. La situation en France est cependant très différente. Il ne fait guère de doute que les rappels constants de la Shoah fonctionnent comme une sorte de protection pour Israël contre l’hostilité que génère le traitement infligé aux palestiniens. Mais la religion de l’holocauste a un autre impact politique plus profond qui n’a pas de relation directe avec le destin des Juifs.

Plus que toute autre chose, Auschwitz a été interprété en tant que symbole de ce à quoi mène le nationalisme. La référence à Auschwitz a servi à donner mauvaise conscience à l’Europe, et notamment aux Français si on tient compte du fait que leur rôle relativement marginal dans cette affaire [Auschwitz] avait été une conséquence de la défaite militaire et de l’occupation du pays par l’Allemagne nazie. Bernard-Henri Lévy, l’écrivain dont l’influence s’est accrue dans des proportions grotesques ces dernières années (il a poussé la président Sarkozy à la guerre contre la Libye), avait commencé sa carrière en soutenant que le « fascisme » est l’authentique « idéologie française ». Culpabilité, culpabilité, culpabilité. En faisant d’Auschwitz l’événement le plus significatif de l’histoire contemporaine, un certain nombre d’écrivains et de personnages publics justifient par défaut le pouvoir croissant de l’Union Européenne en tant que remplacement indispensable des nations européennes intrinsèquement « mauvaises. » Plus jamais Auschwitz ! Dissoudre les États-Nations dans une bureaucratie technocratique libérée de l’influence émotionnelle de citoyens qui pourraient ne pas voter correctement. Vous vous sentez français ? Ou allemand ? Vous devriez en éprouver de la culpabilité – à cause d’Auschwitz.

Les Européens sont de moins en moins enthousiastes devant l’UE car elle ruine leurs économies et leur retire tout contrôle démocratique sur elles. Ils peuvent voter pour le mariage gay, mais pas pour la moindre mesure keynésienne et encore moins socialiste. La culpabilité pour le passé est néanmoins supposée maintenir leur fidélité à l’égard du rêve européen.

Les fans de Dieudonné, si on en juge par les photos, semblent être en majorité des hommes jeunes, âgés entre 20 et 30 ans. Ils sont nés deux bonnes générations après la Seconde Guerre mondiale. Ils ont passé leurs vies à entendre parler de la Shoah. Plus de 300 écoles parisiennes arborent une plaque commémorant le sort funeste d’enfants juifs déportés dans les camps de concentration nazis. Quel peut bien être l’effet de tout ça ? Pour beaucoup de ceux qui sont nés longtemps après ces terribles événements, il semble que tout le monde est supposé se sentir coupable —si ce n’est pas pour ce qu’ils n’ont pas fait, alors c’est pour ce qu’ils auraient été supposés avoir fait s’ils en avaient eu la possibilité [s’ils avaient vécu à l’époque, NdT]—.

Quand Dieudonné a transformé Chaud Cacao, une vielle chanson « tropicale » un peu raciste, en Shoah Ananas, le refrain a été repris en masse par les fans de Dieudonné. J’ose croire qu’ils ne se moquent pas de la véritable Shoah mais plutôt de ceux qui leur rappellent tout le temps des événements qui sont supposés les faire se sentir coupables, insignifiants et impuissants. Une bonne partie de cette génération en a assez d’entendre parler de la période 1939 – 1945 alors que son propre avenir est sombre.

Personne ne sait quand s’arrêter

Dimanche dernier, Nicolas Anelka, un footballeur très connu d’origine afro-belge [2] qui évolue en Angleterre a fait une quenelle après avoir marqué un but —en signe de solidarité avec son ami Dieudonné M’Bala M’Bala—. Suite à ce geste simple et à la base insignifiant, le tumulte a atteint de nouveaux sommets.

À l’Assemblée Nationale française, Meyer Habib représente les « Français de l’étranger » – dont 4 000 Israéliens d’origine française [3]. Lundi dernier, il a twitté « La quenelle d’Anelka est intolérable ! Je vais déposer une proposition de loi pour punir ce nouveau salut nazi pratiqué par les antisémites. »

La France a adopté des lois pour « punir l’antisémitisme ». Le résultat est à l’opposé. De telles dispositions tendent simplement à confirmer la vieille idée selon laquelle « les juifs dirigent le pays » et participent à la montée de l’antisémitisme. Quand de jeunes français voient un Franco-israélien essayer de transformer en délit un simple geste, quand la communauté juive se mobilise pour interdire leur humoriste préféré, cela ne peut que faire monter l’antisémitisme et même encore plus rapidement.

Il reste que dans cette escalade le rapport de forces est très inégal. Un humoriste n’a pour armes que des mots et des fans qui pourraient bien se disperser quand la situation va se corser. De l’autre côté se trouvent l’idéologie dominante et le pouvoir de l’État.

Dans ce genre de conflit, la paix civile dépend de la sagesse et de la capacité de ceux qui ont le plus de pouvoir à faire montre de retenue. S’ils n’agissent pas en ce sens, alors cela pourrait être un jeu sans vainqueurs.

Diana Johnstone

Traduction
Djazaïri

Source
Counterpunch

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9 juillet 1849. Discours sur la misère. Victor Hugo !

27 Décembre 2013 , Rédigé par dodo

«Je ne suis pas, Messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère. Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître comme la lèpre a disparu. Détruire la misère ! Oui, cela est possible ! Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas le fait, le devoir n’est pas rempli.

La misère, Messieurs, j’aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu’où elle peut aller, jusqu’où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen-âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ?

Mon Dieu, je n’hésite pas à les citer, ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s’il faut dire toute ma pensée, je voudrais qu’il sortît de cette assemblée, et au besoin j’en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la situation vraie des classes laborieuses et souffrantes en France. Je voudrais que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l’on ne sonde pas les plaies ?

Voici donc ces faits :

Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l’émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n’ayant pour lits, n’ayant pour couvertures, j’ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s’enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l’hiver. Voilà un fait. En voici d’autres : Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l’on a constaté après sa mort qu’il n’avait pas mangé depuis six jours. Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon!

Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société toute entière ; que je m’en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l’homme, que ce sont des crimes envers Dieu !

Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m’écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n’est qu’un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n’importe, je ne connais pas, moi de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette assemblée n’eût qu’une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l’abolition de la misère!

Et, messieurs, je ne m’adresse pas seulement à votre générosité, je m’adresse à ce qu’il y a de plus sérieux dans le sentiment politique d’une assemblée de législateurs ! Et à ce sujet, un dernier mot : je terminerai là.

Messieurs, comme je vous le disais tout à l’heure, vous venez avec le concours de la garde nationale, de l’armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez de raffermir l’Etat ébranlé encore une fois. Vous n’avez reculé devant aucun péril, vous n’avez hésité devant aucun devoir. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable… Eh bien ! Vous n’avez rien fait !

Vous n’avez rien fait, j’insiste sur ce point, tant que l’ordre matériel raffermi n’a point pour base l’ordre moral consolidé ! Vous n’avez rien fait tant que le peuple souffre ! Vous n’avez rien fait tant qu’il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n’avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l’âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l’usure dévore nos campagnes, tant qu’on meurt de faim dans nos villes tant qu’il n’y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! Vous n’avez rien fait, tant que l’esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n’avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l’homme méchant a pour collaborateur fatal l’homme malheureux!»

Victor Hugo

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Anti-système mais derrière l'0lgarchie !!

10 Décembre 2013 , Rédigé par dodo

Ces anti-systèmes font l’apologie de la France et de la nation dans un but très précis : tous unis derrière le capitalisme national au service d’une oligarchie de privilégiés. En les écoutant je pense à la phrase de Boris Vian : « On ne meurt pas pour la nation, seulement pour les banquiers et les industriels ». Le capital n’a pas de patrie, et les intérêts de monsieur Dassault ne sont pas ceux de la caissière de Carrefour, il faut arrêter avec ce délire ! On le comprendra donc, nos prétendues antisystèmes sont plus pour un retour au 19ème siècle que pour construire le 21ème !

Nos anti-systèmes réacs, souverainistes et pour la plupart racistes bon teint, défendent becs et ongles un capitalisme et un système patronal directement issu de la bourgeoisie. Ceci n’est pas nouveau, le système repose et prospère sur une multitude de larbins à son service, car sinon comment 3% de la population vivrait-elle sur le dos des 97% restants ? Comment 3% de la population détiendrait-elle plus de 70% de la richesse nationale ? Et cela, ce n’est ni la faute à l’Europe, ni la faute à l’euro, car ce constat existait déjà avant. C’est seulement la faute d’une grande partie de la population qui se trompe de combat et préfèrent courber l’échine, dénigrer ceux qui luttent et cracher leur venin pour masquer leur jalousie, et leur médiocrité. Pourquoi sont-ils à ce point aigris ?

Le point positif, c’est que le changement et les avancées sociales ont été acquis au départ par le combat et la volonté d’une minorité qui a su rallier à elle l’opinion publique à un instant T. Le combat n’est jamais une position facile, et souvenez vous que pendant la dernière guerre, notre pays connaissait plus de fachos et de collabos que de résistants. Et à la fin de celle-ci, l’on a préféré tondre quelques malheureuses femmes plutôt que de faire un grand ménage parmi une certaine fange de la population, qui depuis a fait des petits…

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Notre Avenir! Le Communisme ! CHE Guevara.

28 Novembre 2013 , Rédigé par dodo

Le discours d’Alger

Nous devons tirer une conclusion de tout cela : le développement des pays qui s’engagent sur la voie de la libération doit être payé par les pays socialistes. Nous le disons sans aucune intention de chantage ou d’effet spectaculaire, ni en cherchant un moyen facile de nous rapprocher de tous les peuples afro-asiatiques, mais bien parce que c’est notre conviction profonde. Le socialisme ne peut exister si ne s’opère dans les consciences une transformation qui provoque une nouvelle attitude fraternelle à l’égard de l’humanité, aussi bien sur le plan individuel dans la société qui construit ou qui a construit le socialisme que, sur le plan mondial, vis-à-vis de tous les peuples qui souffrent de l’oppression impérialiste.

Nous croyons que c’est dans cet esprit que doit être prise la responsabilité d’aider les pays dépendants et qu’il ne doit plus être question de développer un commerce pour le bénéfice mutuel sur la base de prix truqués aux dépens des pays sous-développés par la loi de la valeur et les rapports internationaux d’échange inégal qu’entraîne cette loi. Comment peut-on appeler « bénéfice mutuel » la vente à des prix de marché mondial de produits bruts qui coûtent aux pays sous-développés des efforts et des souffrances sans limites et l’achat à des prix de marché mondial de machines produites dans les grandes usines automatisées qui existent aujourd’hui ?

Si nous établissons ce type de rapports entre les deux groupes de nations, nous devons convenir que les pays socialistes sont, dans une certaine mesure, complices de l’exploitation impérialiste. On allèguera que le volume des échanges avec les pays sous développés constituent un pourcentage insignifiant du commerce extérieur de ces pays. C’est absolument vrai, mais cela ne change rien au caractère immoral de cet échange.

Les pays socialistes ont le devoir moral de liquider leur complicité tacite avec les pays exploiteurs de l’Ouest (…)

L’impérialisme a été vaincu dans plusieurs batailles partielles. Mais c’est une force considérable dans le monde et nous ne pouvons espérer sa défaite définitive que de l’effort et du sacrifice de nous tous.

Nous parlons un langage révolutionnaire et nous luttons honnêtement pour le triomphe de cette cause mais nous nous empêtrons souvent dans les mailles d’un droit international résultant des confrontations des puissances impérialistes et non la lutte des peuples.

Par exemple, nos peuples sont oppressés par l’angoisse de voir s’établir sur leurs territoires des bases étrangères ; ou encore ils doivent supporter le poids très lourd de dettes extérieures d’une ampleur incroyable.

Tout le monde connaît l’histoire de ces tares : des gouvernements fantoches, des gouvernement affaiblis par une longue lutte de libération ou par le développement des lois capitalistes du marché, ont permis que soient signés des accords qui menacent notre stabilité interne et compromettent notre avenir.

L’heure est venue de secouer le joug, d’imposer la révision des dettes extérieures qui nous oppriment et d’obliger les impérialistes à abandonner leurs bases d’agression(…)

Alger, février 1965.

La lettre d’adieu à Fidel

Je sens que j’ai accompli la part de mon devoir qui me liait à la révolution cubaine sur son territoire et je prends congé de toi, des camarades, de ton peuple qui est désormais le mien.

Je renonce formellement à mes charges dans la direction du parti, à mon poste de ministre, à mon grade de commandant, à ma condition de cubain. Rien de légal ne me lie à Cuba, seulement des liens d’une autre nature que les nominations ne peuvent rompre.

En voyant redéfiler ma vie passée, je crois avoir travaillé avec assez d’honnêteté et de dévouement pour consolider la victoire de la révolution.

D’autres terres du monde réclament la contribution de mes modestes efforts. Je peux faire ce qui t’es refusé par tes responsabilités à la tête de Cuba et l’heure est venue pour nous séparer.

Il faut savoir que je le fais avec un mélange de contentement et de douleur : ici je laisse la part la plus pure de mes espérances de constructeur et ce que j’ai de plus cher parmi les êtres que j’aime… et je laisse un peuple qui m’a accueilli comme un fils ; c’est là un déchirement pour une partie de mon esprit. Je porterai sur les nouveaux champs de bataille la foi que vous m’avez inculquée, l’esprit révolutionnaire de mon peuple, le sentiment d’accomplir le plus sacré des devoirs : lutter contre l’impérialisme partout où il est.

Che. 1965

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BRIGNOLES a un conseiller rénéral FHaine!

14 Octobre 2013 , Rédigé par dodo

Brignoles a désormais un conseiller général FN. J’espère que cela leur fera bien mal au cul et vite. Et profond.

Maintenant, faut-il tomber dans le piège médiatique qui nous est encore une fois tendu là ? Non. Il est absolument logique, dans ce contexte, que Lopez fasse plus de voix au second tour qu’au premier, logique aussi que l’abstention dans cette configuration, change.

Il faut aussi raison garder : c’est une cantonale.

Une bonne partie des électeurs inscrits ne savent sans doute plus très bien ni à quoi cela sert ni ce que cela signifie.

Ensuite, et surtout, il y a dans ce canton une majorité d’inscrits (et les inscrits ne sont pas tous les habitants majeurs du canton, d’ailleurs) de gens qui, quoi qu’ils pensent de la politique et de la société, n’ont pas voté FN, et c’est cela qu’il faut voir et dire. A eux, je tire mon chapeau, je dis bravo et merci, même si leur posture n’était pas anti FN, elle sauve l’honneur, ils n’ont pas franchi le pas, et il faut leur dire qu’ils ne sont pas seuls. Que nous les avons entendus.

La force politique qui leur manque (qui nous manque à toutes et à tous) n’est pas encore née. C’est un fait. Une force politique capable de s’opposer à la politique de classe menée par l’ensemble des partis acquis à l’idéologie dominante et à la dictature du capital.

Je ne dis pas que "l’union de la gauche" dès le premier tour aurait changé quoi que ce soit - à dire vrai, compte tenu du discrédit général (et amplement mérité) des forces qui composent aujourd’hui cette "gauche" et qui s’en revendiquent, je crois que, dans l’immédiat, cela n’aurait rien changé ou presque, à part donner la possibilité au FN de battre le candidat "de gauche" plutôt que l’UMP. Je dirais même qu’à très moyen terme, une telle union eut été un autre désastre assez vite.

Dans ce système, si on l’accepte (ou disons si l’on décide pour l’heure de "faire avec"), il est plus que légitime, il est absolument nécessaire que des partis prétendant avoir des programmes et des objectifs différents soient tous représentés au 1er tour, et la soi-disant menace du FN dans les urnes ne doit pas nous faire baisser notre froc ni notre drapeau (quand on en a encore).

Pourquoi mettrai-je mes idées dans ma poche au premier tour au profit du PS ? Pour accentuer la confusion ? Pour me priver d’un rare moment où nous pouvons faire entendre un autre discours ? Le PS se conduit en parti hégémonique et nous crache à la gueule toute la journée. Qu’il se débrouille avec ça !

De ce point de vue, la position d’une partie du FDG est la bonne (mais c’est là tout ce qu’il y a de correct, car sur le fond c’est TOUT FAUX) : pas d’union au premier (ni au second) tour avec le PS aux élections locales ou européennes. Laissons-les gérer cette saloperie tous seuls. Ce n’est pas nous qui l’avons créée. Et ce ne sont pas 3 sièges ici ou là qui changeront quoi que ce soit.

Je ne dis pas non plus qu’il fallait "faire voter les abstentionnistes". L’abstention est un marais et qu’on ne sait jamais dans quel état on sort quand on y entre en prétendant "réveiller" les électeurs inscrits qui n’ont pas voté.

Dans ce canton de Brignoles (le Var rappelons-le, terre de mission historique pour le FN et autrefois sa machine à recycler de l’OAS, l’UDF), la succession des résultats ces dernières années montre que tôt ou tard, l’élection d’un conseiller général FN était inéluctable ou presque. Il y a une sociologie particulière de ce département. Mais combien de conseillers FN sur l’ensemble du département ?

Le problème est donc bien le suivant : que pouvons-nous, que devons-nous construire et proposer, nous militants conscients du mouvement ouvrier, et à qui devons-nous l’offrir ? Un énième parti de type social- démocrate comme il y en a déjà tant (PS, PCF, PG, EELV) , obnubilé par les élections, qui fera de toute manière la politique du capital, malgré toutes les belles promesses et les intentions vertueuses ? Ou un parti de classe, un parti communiste, qui serve d’abord à rassembler et à organiser celles et ceux qui savent que l’on combat le FN d’abord par la lutte de classe, la solidarité ouvrière internationaliste, et en faisant la peau au patronat ?

Ces petites gens ont, pour certains, peur que "les nègres, les manouches et les arabes" viennent "leur" prendre "leur" argent ? Ils sont révulsés par l’injustice que constituerait selon eux, l’offre de l’aide médicale, des allocations, d’un hébergement à des immigrés sur le thème "c’est nous qu’on paye pour ces fainéants" ?

Quand ceux qui pensent cela sont des ouvriers, il n’y a rien à convaincre, ce sont des chiasseux qui se vengent sur les plus faibles plutôt que de s’en prendre à leur patron, et à travers leur patron, à tout le patronat. Les mêmes raclures qui cassent les grèves ou qui poussent à travailler le dimanche. Car contrairement à la mythologie complaisamment répandue (et que j’interdis à quiconque de colporter sur cette page) non, le socle du vote FN n’est pas l’ouvrier en désespérance. Le vote ouvrier au FN c’est environ 6 % actuellement, son étiage le plus fort en temps de crise. Oui c’est déjà trop, mais c’est historique. Se focaliser sur cela est une erreur. Ni pitié ni pardon ni temps à perdre à penser convaincre des salauds. Pas d’absolution, on n’est pas des curés.

Contrairement à ce qu’a dit Rocard, oui, la France (l’Italie, l’Allemagne etc)....est un pays riche à milliards de milliards d’euros qui pourrait largement "accueillir toute la misère du monde" (misère que la bourgeoisie crée intégralement "là-bas" depuis 250 ans) si les richesses produites ici n’étaient pas spoliées par la bourgeoisie qui ne nous laisse que des miettes.

Oui, le gros beauf qui vote FN se chauffe majoritairement le cul grâce à l’uranium qu’Areva pille là-bas au prix de guerres, de famines et j’en passe. Il est bien content de l’avoir sous le coude, le bamboula, pour extraire ses cailloux dans les mines, car c’est pas lui qui irait bosser dans ces conditions, ah ça non.

Oui, il est bien content de pouvoir regarder Pernault ou Nabila (dont Le Pen admire les nichons) sur son IPhone fabriqué en Chine au prix des terres rares volées là-bas qui dévastent les sols et qui laissent tous les petits paysans sur le carreau, et là, il l’aime bien le niaquoué, parce que c’est pas lui qui irait bosser dans ces conditions, ah ça non.

Oui, son tee-shirt "J’aime Marine" il est fabriqué là-bas par cette misère du monde qui viendra lui dégueuler dessus ici, et c’est pas lui qui irait bosser 17 heures par jour dans les filatures, les champs de coton OGM et j’en passe, ah ça non.

Oui Le Pen père était un soldat du colonialisme qui, comme tous les colonialismes, a contribué de ses mains (sur la gégène) à créer "là-bas" les conditions de ce qui fait désormais son fond de commerce électoral ici.

Et ils continuent, ces salauds de colonialistes, en contribuant ici, en refusant la régularisation, à maintenir de bonnes grosses poches de sans-papiers dans certains métiers, qui viennent engraisser leurs amis bétonneurs qui ensuite rempliront les caisses des uns et des autres.

Ah mais après tout ça, Monsieur le gros beauf, faut pas pleurer !

Et l’héritière continue sur la même autoroute.

Mais pourquoi s’arrêterait-elle ? Ils ne sont forts que de nos faiblesses. Et elle continuera tant qu’on ne se dressera pas, non pas contre eux directement (ce serait leur faire trop d’honneur), mais d’abord contre ceux qu’ils représentent, non pas sur le plan de la morale, non pas avec des appels "no pasaran" ad nauseam, non pas en la mettant en scène comme cet imbécile de chef du PG l’a fait dans le Pas-de Calais... Plutôt crever que de lui servir de faire-valoir, à elle. Non.

Il faut asphyxier le champ politique du FN a coup de lutte de classe dans toute sa beauté, dans toute sa force, celle qui unit, celle qui fait comprendre, celle qui fait avancer dans les têtes, qui apprend à voir le monde autrement, celle qui rend solidaire, celle qui fait tomber les frontières, en actes, en traçant notre sillon, en distillant nos idées sur les lieux d’exploitation.

Moins de politique politicienne et plus de syndicalisme de classe.

Arrêtons de chouiner, le vote Brignoles (ou Hénin-Beaumont ) est limite un non- événement, un épiphénomène ramené aux chiffres, au réel derrière les chiffres, c’est la caverne de Platon, c’est un élément de domination psychologique, non pas sur les travailleurs, finalement, mais sur les militants du mouvement ouvrier conscient. Cela s’appelle du terrorisme intellectuel, c’est contre nous d’abord, pour nous faire serrer les fesses, et il faut commencer par refuser de le subir.

Le fond du sujet, ce n’est pas d’aller faire voter les travailleurs pour d’autres partis bourgeois qui feront de toute manière une politique pour le capital ! Le fond du sujet c’est de leur dire au contraire qu’ils ont raison, d’essayer, finalement, de maintenir un semblant de dignité politique en s’abstenant, qu’ils ont raison, la solution à nos maux ne passera PAS par le vote dans ces conditions, mais par la grève et les occupations (d’usine d’immeubles etc) et que maintenant, il faut EXPROPRIER les exploiteurs, que c’est à nous, non pas de prendre la place des patrons, mais de mettre fin au salariat. Qu’on doit travailler pour vivre mais pas vivre pour se faire exploiter. Et qu’on peut vivre bien dans ce pays, et tous , et tous ensemble.

Le fond du sujet c’est aussi que les travailleurs, notamment les jeunes, encore identifiés (même français depuis 3 générations) comme "issus de l’immigration" vont devoir faire des choix. Un choix éthique, un choix de survie : non, on ne pourra pas avoir tout ce qui plaît tant à certaines parties de la population (éléments de sous-culture américaine)... et la paix. Oui, il va falloir refuser le culte de l’individualisme, du fric et de la domination, et passer à d’autres valeurs. Ou vous serez communistes (je n’ai pas dit "PCFistes") avec nous, et nous tous, ensemble, nous les battrons, ou vous finirez, comme nous, au fond d’un fossé avec deux balles dans la tête.

On étrillera les fachos à la faucille et au marteau. Punto.

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5 secondes pour la Russie pour gagner la guerre de SYRIE !

13 Septembre 2013 , Rédigé par dodo

Israël a perdu sa guerre en Syrie et devra maintenant renoncer à ses armes nucléaires, biologiques et chimiques et ratifier le traité qu'il n'a jamais ratifié. C'est inéluctable. Les Usa et Israël ont capitulé face aux Russes 5 secondes après le lancement de leur missile balistique sur la Syrie, qui a été détecté et détruit immédiatement par les Russes. La guerre n'aura duré que moins de 5 secondes et c'était la défaite totale. A partir de ce moment là, les Russes ont fait savoir aux américains que toute attaque sur la Syrie sera considérée comme une attaque directe sur la Russie qui réagira en conséquence.

La guerre était finie à ce moment là. La seule préoccupation pour Obama c'était de sauver la face pour que le monde ne sache pas sa déconfiture. Il a accepté directement de signer l'acte de capitulation, en acceptant le plan russe sans condition. Assad peut maintenant poser ses conditions à Washington sans aucun complexe.

L'étape suivante est le désarmement d'Israël par la communauté internationale. Poutine l'a dit, "toutes les nations, petites et grandes sont égales devant Dieu, car nous avons tous été crées égaux". Message destiné au "peuple élu" d'Israël pour lui signifier que le pouvoir a changé de bord et que les règles ont changé.

On ne pourra pas parler désormais du nucléaire iranien, sans parler du nucléaire d'israël. Poutine et Rohani ont déjà ficelé leur plan sur le nucléaire iranien. La peur a maintenant changé de camp. Israël tremble, car il ne pourra plus compter sur les Usa qui sont défaits et qui doivent maintenant se battre pour leur survie en tant que pays et non plus comme empire.

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Vassalisation de EU!

8 Septembre 2013 , Rédigé par dodo

Par Chantal Dupille (eva R-sistons)

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ALERTE ! La vassalisation totale de l'UE est en marche. L'Europe a été créée
par les Etats-Unis pour être à leur service (1), même pour sous-traiter les
guerres comme en Libye, au Soudan, en Syrie, en Côte d'Ivoire, au Mali - et
la France est le meilleur agent des Américains, avec les sayanim
Hollande-Fabius ayant pris la succession de Bush pour imposer la politique
néo-conservatrice de "guerre contre le terrorisme" (à noter d'ailleurs que
la France sous-sous-traite ses guerres aux Africains, chair à canons à sa
place, aujourd'hui les premiers morts). Grâce aux grands Médias presstitués
largement contrôlés dans notre pays par les marchands d'armes (une
spécificité tristement française), nous sommes constamment soumis à une
propagande de guerre pour glorifier les engagements militaires de notre
pays. Résultat : 73% des Français, paraît-il, approuvent les guerres
illégitimes de notre pays qui désormais, a pris la tête des croisades de
civilisation - et de prédation néo-coloniales ! La Françafrique se porte
bien, mieux que jamais, avec une nouveauté : La colonisation, désormais, se
bombarde ! Au détriment de la souveraineté et du développement des
Africains. Et au bénéfice de l'entité sioniste et des Etats-Unis qui vont
engranger le maximum de profits, en se substituant aux Chinois qui eux,
exploitent les ressources locales en échange de la construction de routes,
d'écoles, de dispensaires.

Ce que les Français ne savent pas, c'est que la guerre de 40 a été
programmée pour servir les intérêts d'une Amérique assoiffée de puissance,
d'hégémonie, et celle-ci repose beaucoup sur les décombres de l'Europe
ruinée - et asservie (Plan Marshall, Traité européen, enrôlement dans
l'OTAN...). Et de la même façon, personne ne leur dit que les politiques
européennes sont décidées par les Etats-Unis (2), et que dans un an ou deux,
l'intégration sera achevée, cette fois bien visible, mas trop tard : Car
effectuée dans l'ignorance de tous.

Concrètement, les conséquences seront terribles. Déjà Hollande le Président
de la Gauche, du changement, a été plus loin que Sarkozy dans le bradage des
Droits des travailleurs (ainsi, le CDI n'existera bientôt plus). Mais
ensuite, les Etats-Unis nous IMPOSERONT leur modèle, c'est-à-dire la jungle
où les plus forts écrasent les plus faibles, et où il n'y aura plus aucune
trace de notre modèle social : Retraite par capitalisation (avec risque de
tout perdre, comme lors du scandale Enron), Santé payante, écoles et facs
hors de prix (étudiants s'enrôlant dans l'armée pour payer leurs études, ou
empruntant sur 50 ans), etc, et bien sûr, travailleurs-pions, flexibles à
souhait, taillables et corvéables à merci, avec une semaine de vacances par
an, etc. Et travaillant jusqu'à la mort ! (Un Média collabo comme FR2 fait
déjà de la pub pour les Américains travaillant jusqu'à leur dernier souffle,
et dans la bonne humeur s'il vous plaît !).



Avec le Grand Marché transatlantique, un Marché économique et financier
estampillé USA (d'une brutalité inouïe faisant fi des humains), une fois de
plus, le Nouvel Ordre Mondial, anglo-saxon, est en marche. Pour le malheur
de tous...



Quand les Européens ouvriront-ils les yeux sur le sort funeste qui les
attend ? Jusqu'à quand se laisseront-ils dépouiller ?


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