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dodo

Colère et révolte ne suffit pas pour être révolutionnaire!!!

6 Mars 2013 , Rédigé par dodo

Dans les milieux militants l’activisme a remplacé le point de vue de mettre en premier les "conditions objectives" c’est-à-dire le niveau de la crise de la domination de classe en prenant comme élément premier le moral de la classe exploitée, ce qui est un point de vue subjectiviste propre aux syndicalistes qui affirment que tout dépend de "la mobilisation" étant entendu qu’ils se chargent eux de mobiliser les travailleurs. la gauche de la gauche syndicale a repris cet objectif de "remonter le moral des travailleurs et les mobiliser"... C’est un faux objectif. la classe ouvrière n’a pas besoin de ces mobilisateurs en chef ni de cet encadrement là. Elle a besoin de connaître la situation objective, les conditions de son combat c’est-à-dire l’état et les problèmes des classes dirigeantes. Elle n’a pas besoin de chefs qui lui disent "ce n’est pas juste, les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent." Par contre, l’analyse de l’état de la domination de classe, les travailleurs ne peuvent s’en passer et ils ne peuvent pas la faire eux-mêmes. Au médecin on demande un diagnostic et pas de leçons de morale ni de nous donner des ordres sur ce que l’on doit faire. Seulement nous expliquer les alternatives : si on fait on risque ceci, si on ne fait rien on risque cela.

Le révolutionnaire prolétarien combat fermement quiconque transforme la classe révolutionnaire en assistés qui ont besoin d’avocats syndicaux qui iront négocier son sort à sa place. Il n’y a pas de parti ni de groupe révolutionnaire dont les membres ne soient pas profondément convaincus de la force extraordinaire de changement social de la classe elle même dans des circonstances révolutionnaires. Dans les autres circonstances, nous ne prétendons pas que le prolétariat soit nécessairement une classe aussi extraordinaire et nous ne prétendons pas qu’elle choisisse les révolutionnaires pour la diriger. Mais des circonstances relativement et localement extraordinaires peuvent se produire même dans une grève très localisée sur des objectifs très peu radicaux.

Bien sûr, nous ne combattons pas la crise du capitalisme mais notre combat se situe différemment dans une situation où la classe dirigeante est déstabilisée que dans une où elle a plein de belles perspectives devant elles. Si on ne raisonne pas ainsi on croit que la révolution peut se dérouler n’importe quand du moment que les gens sont en colère. C’est être un révolté et pas un révolutionnaire.

Ce qui ne change pas, quelles que soient les circonstances, si on est révolutionnaire, c’est notre volonté que les travailleurs s’organisent par eux-mêmes en comités de salariés en lutte. Les objectifs, les moyens, les buts, le programme dépendent directement des conditions objectives, c’est-à-dire de l’état de la domination de classe...

 

texte de robert paris.

 

 

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